La Vérité selon Moore ?

mars 23, 2008

Tout le monde connait le polémiste américain Mickael Moore, recompensé en 2003 pour son documentaire Farenheit 911. Pour ce qui me concerne, j’ai toujours été partagé : Ses combats sont justes mais je trouvais son ton trop pédant dans le sens où il pretendait tout savoir, donner des leçons sur ce qu’il faut faire et ce qu’il ne faut pas faire. J’ai donc été intrigué par le documentaire de Debbie Melnyk et Rick Caine intitulé : “Michael Moore polémique système”. Ce documentaire montre preuve à l’appui les méthodes déontologiquement douteuses : raccourcis commodes, propos déformés et sortis de leur contexte voir mensonges purs et simple. J’ai donc été conforté dans mon scepticisme et j’ai également été profondément choqué par la personnalité de Mickael Moore : égocentrique puisqu’il endosse la responsabilité de toutes les actions, susceptible puisqu’il s’énerve facilement quand on le critique sur la forme et sur le fond et hypocrite puisqu’il interdit à ses détracteurs de filmer ses conférences alors qu’il mène la charge contre les conservateurs au nom de la liberté d’expression.

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Ce genre de documentaire à moins le mérite de rappeler la facilité à laquelle nous pouvons être manipulés par un habile montage. Raison de plus pour ouvrir l’oeil


Côté Ciné (1)

mars 19, 2008

Comme chaque année, c’était dimanche, lundi et mardi, le printemps du cinéma. Le principe est simple : 3.50 euros la séance pour voir le maximum de films. J’ai donc passé mon mardi après midi au Gaumont de Nantes pour profiter de cette aubaine.

J’ai donc commencé par un film de Michel Gondry, “Soyez sympas rembobinez”.

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Un homme dont le cerveau devient magnétique efface par mégarde toutes les cassettes d’un vieux vidéo-club. Paniqués, ils décident de tourner par eux même des remakes de films aussi célèbres que “SOS Fantomes” “Robocop” ou Rush Hour 2″ et contre toute attente, cela marche du feu de dieu. Je ne vais pas vous raconter la fin mais je vais juste vous dire que c’est un film très drôle et très touchant. Je suis plutôt fan de films d’action mais là ce petit film sans prétention m’à touché.

Deuxième film de l’après midi, MR 73 d’Olivier Marchal, le réalisateur de 36 Quai des Orfèvres

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Louis Schneider, inspecteur au SRPJ de Marseille enquête sur un tueur en série tout en essayant de lutter contre ses propres démons : l’alcoolisme, sa femme dans un état végétatif suite à un accident de voiture dans lequel sa fille est morte. Au même moment, Charles Subra, un tueur en série est libéré après 25 ans de prison ce qui choque au plus au point Justine Maxence, la fille de deux victimes. Elle demande donc de l’aide à Louis Schneider, celui qui avait arrêté Subra en 1982.

Sur ce film, je suis partagé. J’étais impatient de le voir puisque j’avais adoré 36 Quai des Orfèvres mais là, j’ai été un peu déçu. Le film est très noir, montrant les limites de “l’esprit famille” censé unir les policiers entre-eux mais je l’ai trouvé un peu lent.


Vous avez dit politique (1)

mars 17, 2008

Depuis que je m’intéresse à l’actualité (à peu près depuis l’age de 12/13ans), je suis passionné par la politique au sens premier du mot la vie de la cité (en grec polis ). Venant d’une famille modeste, je me suis d’abord pensé comme quelqu’un de gauche voir même d’extrême gauche. J’étais particulièrement virulent, manichéen vis à vis de la droite. En réfléchissant sérieusement à mes idées politiques, je me suis rendu compte que mes idées politiques n’avaient aucun lien avec une gauche archaïque, bien pensante, engluée dans de vieux concepts et que j’étais en réalité de droite. Résultat en Avril 2006, j’ai franchit le pas en adhérant à l’UMP et depuis je passe mon temps à défendre les idées de la droite, y compris dans un “milieu hostile” comme à l’université marquée par la gauche voir l’extrême gauche. Je me souviens avec émotion du contexte de chasse en sorcière lancé par l’extrême gauche vis à vis de tous ceux qui ne partageaient leurs idées. Par exemple durant le conflit lié au CPE, être contre le blocus c’était être forcement pour le CPE ce qui était mon cas mais par forcément le cas de tous les antibloqueurs et était-il normal que notre manifestation soit obligé d’être protegé par 7 camionnettes de CRS pour éviter les gauchistes qui nous suivaient à la trace ? Aux cours des élections présidentielles et législatives 2007, j’ai servi d’assesseur dans les bureaux de vote ce qui fût une merveilleuse expérience. Au printemps 2008, j’aurais du devenir candidat aux élections municipales mais malheureusement suite à des magouilles de gens oubliant leurs idées par ambition personnelle, la liste ne s’est pas montée mais j’espère que ce n’est que partie remise.


Band of Brother

mars 16, 2008

“A compter de ce jour jusqu’à la fin du monde, que l’on se souvienne de nous à cette occasion, de nous, frères d’armes” (William Shakespeare Henri V Acte IV scène 3)

Lorsqu’il affronta les français à Azincourt en 1415, le roi d’Angleterre Henri V s’adressa à ses troupes de manière particulièrement chaleureuse, considerant que tout homme qui verserait son sang à ses côtés serait son frère d’arme.

couverture du livre

En 1992, l’historien américain Stephen E. Ambrose publiaun livre intitulé Band of Brother (Frères d’Armes) racontant l’histoire de la Easy Company, une unité parachutiste américaine. Appartenant au 2ième bataillon du 506ième régiment d’infanterie parachutiste, lui même integré à la fameuse 101ième division aéroportée, les Screaming Eagle (Les aigles hurleurs). Dans ce livre, Stephen Ambrose suit l’unité de sa formation jusqu’aux carrières d’après guerre des survivants. Le livre s’ouvre ainsi sur la formation et l’entrainement de l’unité à Camp Toccoa sous les ordres du capitaine Sobel, un petit chef ou chikenshit (fiante de poulet car il est petit mesquin, attachant une importance démesurée sur ce qui au combat ne sera que d’une importance secondaire) qui à force de brimades et de punitions démesurées va former une des meilleurs unités du régiment. Le livre se poursuit sur le premier saut opérationnel de l’unité, le 6 juin 1944 en Normandie, les combats extrêmement violents comme la prise d’une batterie d’artillerie à Brecourt (cette attaque reste une référence, elle sert toujours de modèle pour la prise d’une position fortifié dans le Saint Cyr americain, West Point), la prise de la ville de Carentan. Après une période où de nombreuses opérations sont annulées, la compagnie est engagée aux Pays Bas lors de l’opération Market Garden plan très ambitieux visant à mettre fin à la guerre pour Noël ce qui ne sera naturellement pas le cas. Au mois de novembre 1944, la division s’installe au camp de Mourmelon et s’attend à y passer l’hiver. Seulement voilà Hitler ne décide autrement puisque le 16 decembre, la Wehrmacht et les SS attaquent dans les Ardennes (opération Watch am Rhein garde au Rhin) et trois jours plus tard, la Easy Company est déployée à Bastogne où encerclée elle va tenir jusqu’au 27 décembre avant de participer à la contre-offensive. A la fin du mois de janvier, la compagnie ne rentre pas à Mourmelon mais doit se rendre à Haguenau pour aider à tenir le front face à la dernière offensive allemande (opération Nordwind). Ils entrent ensuite au mois de mars en Allemagne où ils participent à la prise de Bertchesgaden puis s’installent en Autriche dans la région de Zell Am See. L’unité est mise en inactivité le 30 novembre 1945 avec le reste de la division et dans le dernier chapitre nous apprenons ce que les survivants sont devenus.

Ce livre à été le point de départ pour une mini-serie en dix épisodes produite pat Tom Hanks, Steven Spielberg et HBO en 2001, série diffusée deux années de suite sur France 2 et qui à obtenu de nombreuses recompenses mais ceci est une autre histoire que je développerai dans un prochain article


Une longue histoire

mars 16, 2008

Cela faisait un petit moment que je voulais me lancer dans l’aventure du blog comme pour beaucoup de choses, je repoussais sans cesse ce projet et hier soir 15 mars, je me suis decidé à me lancer. Ce blog est un blog sans thème particulier. Il traitera aussi bien de mes passions personelles que de mes reflexions sur l’actualité. J’espère simplement que de nombreux accros aux blogs viendront sur le mien et permettrons un échange fructueux, bien entendu dans une ambiance sympa et détendue.

Pourquoi Claustoujours ? au delà du jeux de mot, cela fait référence à mon nom d’utilisateur sur différents forums, Clausewitz, un général et théoricien prussien dont j’ai lu………….absolument aucun livre.