Marie (10)

juin 11, 2008

-Tiens c’est curieux ça ?
-Qu’es-ce qu’il y à docteur ?
-Je viens de terminer l’autopsie de Marie Bellmont et j’ai les tests sous les yeux, son sang contient un taux anormalement élevé de fer dans le sang.
-Vous pensez à quoi ?
-J’en sais rien mais il faut que je refasse l’autopsie, il y à quelque chose qui cloche. Cela ne vous dérange pas de rester tard ?
-Non docteur
-Bon allez au boulot
le docteur Menter rouvrit le corps de ma belle, au niveau de l’estomac, ayant l’impression d’être passé à côté de quelque chose, n’arrivant pas expliquer ce taux de fer aussi élevé mais aussi pourquoi une hémorragie intestinale avait pu être aussi grave, aussi soudaine et pourquoi elle avait fait un début de septicémie. Après trois heures de travail, il trouva
-Il faut que j’appelle le capitaine Duroc de la brigade criminelle, vous pouvez refermez ?
-Bien sur docteur
Le docteur Menter se débarassa de sa blouse et de ses gants tachés de sang, se lava les mains et le visage avant de filer dans son bureau. Il décrocha son téléphone et composa le numéro du capitaine Duroc, l’adjoint du commissaire divisionnaire Batesti, chef de la brigade criminelle toujours installé au célébrissime 36 quai des Orfèvres.
-Commandant Duroc ?
-C’est moi
-Docteur Menter, Institut Médico-Légal
-Qu’es-ce que je peux pour vous ?
-J’ai peut être une affaire pour vous
-Je vous écoute
-J’ai effectué l’autopsie de Marie Bellmont
-Marie Bellmont ?
-Une jeune femme morte il y à deux jours à l’hôpital Pompidou, au début je pensai à une hémorragie intestinale mais j’ai trouvé des fragments métalliques et je ne suis pas certain mais je pense qu’il s’agit de fragments d’une balle
-Ce serait donc un assassinat ?
-C’est ce que je pense
-Bien, envoyez les fragments métalliques à l’institut scientifique au 36 quai des Orfèvres pour des tests et si cela se confirme, on ouvrira une enquête
-Bien capitaine

Le Commandant Duroc était un solide gaillard de 35 ans et 17 ans de maison derrière lui. Son mètre quatre vingt-dix et ses cent kilos impressionnait bien plus ses visiteurs que son visage taillé à la serpe, ses solides épaules, ses yeux noirs perçants. Après avoir débuté aux Stups, il travailla à la BRB (Brigade de Repression du Banditisme) puis après un cours passage au Raid, il obtint le poste tant convoité d’adjoint au chef de la brigade criminelle, un poste qui en général une étape vers un destin glorieux, les trois predecesseurs du capitaine Duroc étaient devenus directeurs de la police judiciaire, le second flic de France après le ministre de l’Intérieur. En ce soir de mars, il étudia le rapport d’autopsie que le docteur Menter venait de rédiger. Il était suffisament troublant pour que le capitaine Duroc prenne le risque d’ouvrir une enquête officieuse avant de prévenir le procureur de la république. Le lendemain, les fragments métalliques furent analysés mais ils étaient trop endommagés pour que les techniciens du laboratoire de police scientifique de la préfecture de police de Paris obtiennent quelque chose de concret. Cette affaira aurait pu s’arrêter là quand un des techniciens pris sur lui de consulter, Ralf Peter _un anglais spécialiste réputé des fusils de précision et des munitions spéciales_ présent dans la capitale pour un cycle de conférences. Après quelques tests supplémentaires, il confirma qu’il s’agissait bien d’une balle, une balle frangille à douille en papier ce qui la rendait quasiment indetectable : le papier brulait dans le canon ce qui évitait de laisser des douilles et la balle, au lieu de se ficher directement dans la cible s’éparpillait au contact des surfaces dures comme un os ce qui non seulement réduisait quasiment à néant la chance de récupérer la balle à l’autopsie mais surtout provoquait des blessures fatales et une terrible douleur
-Donc c’est bien un assassinat ?
-Sans aucun doute capitaine, celui qui à utilisé cette munition est un pro et surtout à voulu faire passer un méssage très clair : il est determiné et ira jusqu’au bout.
-Et si il à tué cette fille en connaissance de cause ?
-Vous ne pensez pas à un tueur en série longue distance ?
-Je ne sais pas mais à mon avis, un TSLD aurait cherché à tuer immédiatement, en visant le coeur ou la tête. Là, il à visé l’estomac ce qui veux dire qu’il à voulu la tuer en la faisant souffrir un maximum. Le tueur connaissait sa victime, je serais prêt à le parier
-Bon, allez tous vous couchez. Dès demain matin, j’appelle le procureur de la république pour qu’il ouvre une information judiciaire pour assassinat
Les quelques policiers encore présent à cet étage s’éclipsèrent. Le capitaine Duroc se contenta de déplier un lit de camp soigneusement rangé derrière son armoire, à sortir une vague couverture et s’allonger pour s’endormir aussitôt. Quelques heures plus tard, son téléphone sonna. A l’autre bout du fil, une personne terrifiée
-Commandant, Commandant, ils sont là, ils vont, ils vont…………
-Calmez vous Eric et racontez moi tout calmement
-Ce sont des hommes armés, ils veulent, ils veulent me tuer
-Bougez pas j’arrive
-Dépechez vous je vous en supplie
Le capitaine Duroc récupéra son arme et descendit quatre à quatre le célèbre escalier noir jusqu’au rez de chaussée ou se trouvait la brigade de nuit dirigiée par le commandant Franklin. Lui et Duroc avaient servis ensemble à la BRB et étaient les meilleurs amis du monde
-Seb ! ça va ?
-Désolé Marc mais j’ai pas le temps de parler, il me faut des hommes. J’ai reçu un appel d’un technicien du labo, il dit être menacé par des hommes armés
-Ok, pas de soucis. Corboz ?
-Patron ?
-Voitures 3 et 4 au départ, immédiatement
-A vos ordres
Les voitures 3 et 4 avec à leur bord 9 policiers de la brigade de nuit et le commandant Duroc quittèrent le «36» et foncèrent en direction du XIIIème arrondissement, à l’adresse du laborantin. Le commandant Duroc était de plus en plus inquiet car le téléphone sonnait toujours occupé……….sauf au moment de la dernière tentative. Il pouvait entendre distinctement la mise à sac de l’appartement. Deux coups de feu claquèrent avant qu’un chuintement de plus en plus fort se fasse entendre jusqu’au moment où l’appartement explosa juste à l’arrivée de deux voitures. Seb’ Duroc était hors de lui à tel point qu’il passa ses nerfs sur la jente de la roue avant droit de la voiture banalisée.
-Etablissez un périmètre, appelez les pompiers et GDF, je previens l’identité judiciaire
-A vos ordres
Certains policiers établirent un cordon de sécurité pour maintenir les premiers curieux, reveillés par l’explosion, à distance. Les pompiers, toutes sirènes hurlantes et arrivèrent et s’attaquèrent au feu, le maitrisant après deux heures de lutte acharnée. Une fois que GDF eut assuré qu’il n’y avait plus aucun danger, les policiers commencèrent leurs investigations. Il n’y avait malheureusement pas grand chose : tout n’était que cendres fumantes et carcasses calcinées. Calciné, le corps du malheureux laborantin l’était également. La police scientifique se livra aux prélèvements habituels mais ils étaient pessimistes : il serait difficile de savoir comme Eric Denizrof était mort et encore plus difficile de répondre pourquoi avait-il été tué de manière aussi atroce, brulé vif dans son appartement. Le commandant Duroc commençait à se demander dans quoi il avait mis les pieds : d’abord une femme assassinée puis un technicien de la police scientifique. Après quelques heures de sommeil, il appela le procureur de la république de Paris pour lui demander d’ouvrir une information judiciaire pour assassinat sur les personnes de Eric Denizrof et Marie Bellmont, deux informations judiciaires separées car il ne savait pas encore si ces deux affaires étaient liées ou si il s’agissait d’une simple et tragique coincidence. Revenu au «36» à 10h00, il convoqua immédiatement tous ses subordonnés pour les mettre au parfum
-Messieurs vous allez devoir faire une croix sur votre vie de famille, sur vos loisirs et vos congés
Un mumure de stupeur parcouru la salle
-Nous avons deux macabés sur les bras. Marie Bellmont 33 ans et Eric Denizrof 25 ans, un gars de la maison. Nous ne savons pas si il y à un lien entre ses deux affaires. C’est pourquoi dans un premier temps, nous les traiterons comme deux affaires distinctes. L’affaire Bellmont sera le domaine de compétence du capitaine Marchal et l’affaire Denizrof sera le domaine de compétence du capitaine Silven, je coordonnerai les deux enquêtes. Des questions ? Bien au boulot tout le monde, on fait un point à 18h00.

Le commandant Duroc retourna seul dans son bureau. Il avait une tache pénible à faire à savoir prévenir la famille du jeune laborantion tué la nuit passée. C’était d’autant plus douloureux qu’il connaissait très bien le frère ainé d’Eric, Philippe Denizrof, capitaine à la Brigade Anti Criminalité de Versailles.
-Philippe c’est Sebastien
-Ah Seb comment ça va ?
-J’ai une mauvaise nouvelle à t’annoncer, cela concerne Eric
-Eric ? Il lui ai arrivé quelques chose
-Il à été assassiné cette nuit à son domicile
-………..
-Philippe tu es toujours là ?
-Oui. Comment il à, je veux dire comment il est mort, c’est moche ?
-Très
-Raconte
-Je ne suis pas encore sur car l’autopsie est en cours mais il aurait reçu deux balles avant d’être brulé par l’explosion au gaz de son appartement
-Dis moi que tu va attraper les enflures qui ont fait ça
-Parole de flic, j’ai mis Silven sur le coup, c’est un vrai pitbull il lachera rien
-D’accord. Le corps est à l’IML ?
-Oui, l’autopsie est en cours je pense. Si tu as besoin de quoi que ce soit………..
-Je t’appelle oui bien sur. Salut Seb
-Salut Philippe
Le commandant Duroc raccrocha le téléphone et après un bref instant de tristesse où il se prit la tête dans les mains, il se leva et envoya valser la poubelle à l’outre bout de la pièce par un coup de pied où il evacua toute sa rage et sa frustration de n’avoir pas pu empecher cette mort aussi affreuse qu’inexplicable. Soupçonnant que ces deux affaires allaient prendre beaucoup de temps, il passa sa journée à traiter les autres affaires en cours que ce soit un accident de la route qui à dégénéré quand un des conducteurs à abattu le conducteur de la voiture qui avait embouti sa 205 au fusil de chasse, une serie de cambriolages dans le sixième arrondissement. Pourtant il continuait à penser à ces deux affaires et alors qu’il aurait du se concentrer sur les dossiers qui s’empilaient sur son bureau, il ne cessait de penser à la mort du laborantin et de celle de Marie Bellmont. Il attendait avec impatience le nouveau briefing de 18h00 où il esperait voir un peu plus clair.
-Bien puisque tout le monde est là on peut commencer. Capitaine Silven ?
-On à les premiers resultats de l’autopsie. Eric Denizof est mort de deux balles en pleine tête. On peut dire que dans son malheur il à eu de la chance puisqu’il n’à pas souffert. Si son ou ses meurtriers ont mis le feu à l’appartement c’était pour effacer toutes les traces.
-Autre chose ?
-Rien pour l’instant. Les tests toxicologiques sont revenus négatifs : pas de drogues ni d’alcool
Le commandant Duroc se sentit soulagé. Il aurait surement eu du mal à annoncer à l’un de ses meilleurs amis le fait que son frère était mort camé et bourré.
-Commandant ?
-Oui
-Vous êtes toujours avec nous ?
-Oui oui continuez
-Naturellement la pièce n’à pu nous donner aucune indication, le feu à tout détruit.
-Des témoins ?
-Non, tout le monde «dormait» à ce moment là
les policiers présents dans la pièce avaient compris que des personnes avaient vu des choses mais préferaient ne rien dire de peur de subir le même sort que la victime
-Vous allez creuser le passé d’Eric Denizrof et vous ne censurer rien même si cela soit salir sa réputation, je veux retrouver les salopards qui l’ont flingué
-Bien commandant
-Capitaine Marchal vous avez avancé sur l’affaire Bellmont ?
-Pas vraiment, nous avons fouillé le passé de la victime………..
-Et ?
Ces deux affaires, le commandant Duroc y tenait beaucoup, il faisait preuve d’une impatience que ne lui connaissait pas
-Ses parents sont morts dans un accident de voiture à l’age de 5 ans, elle à été élevé par sa grand mère maternelle. Etudes brillantes mais à 18 ans, elle disparaît pendant cinq ans
-On ne sait pas ce qu’elle à fait pendant cette période ?
-Non mais il est probable qu’elle soit allé en Asie
-Qu’es-ce qui vous fait dire ça ?
-Elle à travaillé comme interprête bénévole lors d’une exposition d’art japonais
-Elle serait allée au Japon ?
-Possible
-Et ensuite ?
-Elle à vivoté avec des petits boulots entrecoupés de longues et mystérieuses absences.
-Côté vie privée ?
-Elle était depuis quatre ans avec un avocat, Maitre Renan Danel de Danel, Brokman et Pros
-Le premier cabinet d’avocat de Paris
-Le même
-Et qu’es-t-il devenu ?
-Il est à St Anne. Il à été interné en chambre spéciale après avoir fait deux tentatives de suicide
-Celui qui à tué Marie Bellmont voulait la faire souffrir. Creuser du côté des affaires de son mari pour voir si il n’y à pas de clients mécontents qui auraient voulu se venger de Danel en la tuant elle
-Je m’en charge.
-Autre chose ?
-Non
-Bien messieurs, je vous laisse retourner travailler
La réunion terminée, les deux groupes d’enquête regagnèrent leurs bureaux pour éplucher à nouveau des dossiers lus et relus des dizaines de fois au cas où une information serait passé entre les mailles du filet. De son côté le commandant Duroc se livra à une étrange manipulation. Il recouvrit le conbiné de son téléphone d’une étrange housse rouge, housse branchée à un appareil électronique pas plus gros qu’une pile. Il composa le numéro d’un mystérieux correspondant situé à Levallois-Peret
-Commandant Martins à l’appareil
-Paul c’est Seb’, Seb’ Duroc
-Ah Seb ! Comment ça va ?
-Cela pourrait aller mieux
-Avec l’affaire Denizrof ? Oui j’en ai entendu parler, c’est terrible mais je suppose que tu m’appelle pas pour parler de ça
-Non, j’ai besoin d’un service
-Quel genre ?
-Les dossiers des français ayant séjourné au Japon entre 1995 et 2000
Son interlocuteur à l’outre bout du fil semblait légèrement géné aux entournures
-Allo ?
-Qu’es-ce qui te fais croire qu’on à des dossiers sur ce sujet ?
-Ecoute Paul, je sais bien que certains anciens des RG continuent à surveiller les expats au nez et à la barbe de la DGSE.
-Tu cherche quoi ?
-Marie Bellmont à disparu pendant cinq ans et quand elle est revenue, elle parlait couramment japonais
-Je vois et pourquoi je ferrais ça ?
-Une parce que j’étais sauvé la mise sur l’affaire Kieffer et deux parce que j’ai réussi à sauver ton mariage
-Ok ok. Viens demain à 22h où tu sais, je te les remettrai en mains propres
-Ok merci t’es un champion
-Ouais ouais
La conversation cessa brutalement et il n’est pas sur que l’amitié entre Martins et Duroc en sorte renforcée de cet échange.
Le lendemain à 22h précise, les deux hommes se retrouvèrent au milieu du pont Alexandre III où le commandant Martins remis les dossiers au commandant Duroc
-Merci cela va nous aidez dans notre enquête. Je te les rendrai dès que possible
Le commandant Martins ne put s’empecher d’esquisser un sourire
-Regarde la pochette
-Effectivement
Les dossiers étaient emballés dans un sac sur lequel on pouvait lire «à détruire»
-Cela fait deux ans que ces dossiers sont détruits. L’officier de liaison de la DGSE avait obtenu du directeur d’alors leur destruction et il m’en à chargé mais j’ai comment dire oublié
-Merci à charge de revanche
Le Commandant Duroc s’éloigna silencieusement à pied en direction du commissariat quand sa voiture garée à 200m du pont explosa, explosion qui le projeta à terre mais mis à part quelques contusions et deux côtes douloureuses, il s’en tirait bien. Quelques minutes plus ttard, des voitures de police surgirent et bouclèrent le quartier. Le commandant Duroc regagna directement le 36 quai des orfèvres dans une voiture de patrouilles, l’air songeur se demandant dans quel guépier il venait de se fourrer. Il se réinstalla à son bureau et commença à éplucher les dossiers remis par le commandant Martins en esperant avoir le début d’une piste mais le sommeil le terrassa et il se résolu à déplier son lit de camp et à dormir.


Je hais l’amour

mai 31, 2008

C’est officiel, je hais l’amour ! Je hais ce putain d’amour, ces sentiments à la con, le fait de trembler pour un ou pour une autre, de ne voir être qu’avec elle.

Pourtant je n’étais exigeant, je voulais vivre avec une femme que j’aimai, une femme avec qui je pourrai partager les bons et les mauvais moments de la vie. Mes amis multipliaient eux les conquêtes d’un soir ce dont j’étais incapable. Je ne rêvais pas forcément au grand amour (quoique j’ai remarqué que Roméo et Juliette était une de mes pièces shakesperienne préférée) mais je ne pouvais coucher avec des femmes pour qui j’avais un minimum de respect, avec qui j’avais envie de voir, de connaître des choses. Cela m’ à permis de connaitre des histoires magnifiques mais aussi de terribles déconvenues et malheureusement à 23ans, les déconvenues étaient plus nombreuses…….

J’ai connu alors une période particulièrement difficile, j’ai fais une véritable crise de misogynie et de misanthropie. Je ne pouvais plus voir de femmes, j’en venais presque à les détester simplement parce que plusieurs réprésentantes indignes de la gente féminine m’ont fait tourné en bourrique, jouant avec mes sentiments, se moquant de mon romantisme. Plus grave, je ne voulais plus voir personne, je rêvais de solitude, je voulais vivre seule sans personne pour me juger.

J’aurais pu mal finir, j’ai même pensé à me suicider, je pensai qu’il n’y avait aucune issue au mal qui me rongeait. Pourtant tout à fini par s’arranger grâce………..à une femme. Elle s’appelait Anna et je l’ai rencontré dans un bar alors que je noyais mon mal-être dans l’alcool. Elle était absolument sublime : grande, brune, des formes généreuses, des yeux verts envoutants et un sourire irresistible. Je commençai à me demander si finalement l’amour était si négatif, si vénéneux. La belle à pourtant été rétive à ma tentative de séduction, refusant tout idée de sortir avec un homme, voulant profiter de la vie, multipliant les conquêtes masculines et féminines. Je lui ai proposé alors une simple histoire de sexe : on se retrouverait quand on aurait envie de coucher mais on ne serait pas ensemble, une sorte d’union libre. Après quelques instants d’hésitation, ma jolie brunette à accepté cette idée et elle m’à amené dans son studio où nous avons passé une nuit magique.

Cette relation curieuse me plaisait bien, Anna se révélant une amante exquise ne manquant jamais d’envie et d’imagination. Son caractère changeant me frustrait et m’excitait en même temps, elle pouvait passer d’un extrême à l’autre sans préavis. Je savais qu’elle voyait d’autres hommes et d’autres femmes en dehors de moi mais loin de m’écoeurer, cela m’excitait puisqu’Anna n’hésitait pas à me raconter ce qu’elle faisait avec ses autres amants et amantes ce dont j’étais bien incapable pour la simple et bonne raison qu’Anna m’obsédait tellement que je n’avais aucune envie de sortir avec une autre femme.

Cela posa d’ailleurs un problème après un an et demi de relation charnelle avec Anna car moi qui me croyait capable que d’éprouver une attirance charnelle pour ma belle, je commençai à ressentir quelque chose de plus profond, quelque chose qui ressemblait à l’amour. Incapable de me contenir plus longtemps, j’en ai parlé à ma belle un soir qui m’ à regardé comme si j’étais devenu fou. Je lui ai dit que je commençai à l’aimer, que je la voulais pour moi tout seul. Elle m’ à ri au nez ce qui m’ à profondément vexé. Après quelques jours de séparation et une nuit où j’ai connu des sommets de plaisir, je lui ai posé un ultimatum : soit elle devenait ma petite amie soit on se séparait. Elle m’à répondu qu’elle ne se voyait pas vivre en couple, qu’elle préférait rester libre et elle quitta aussitôt mon studio.

Cinq ans ont passé depuis cette histoire tumultueuse. J’ai maintenant 30 ans et aujourd’hui je vais me marier. L’heureuse élue s’appelle Eva, une jolie blonde de 25 ans avec qui je vit depuis six mois et qui allait devenir d’ici quelques mois la mère de mon fils. Je n’ai jamais revu Anna et pourtant je lui dois énormément de chose, grâce à elle j’ai de nouveau cru en l’amour et chaque matin, quand Eva se réveille et qu’elle se blottie contre moi, je pense à Anna.


Autrefois nous étions amis

mai 31, 2008

Je m’appelle Matteo, je suis né à Nantes le 27 mars 1986. Je vais vous raconte l’histoire de quatre amis qui partageaient tout, qui ensemble découvraient le monde et faisaient les 400 coups. Tom, Mary, Emma et moi formions un quatuor indivisible et s’attaquer à l’un d’entre nous c’était s’attaquer aux trois autres. Vous comprendrez donc pourquoi nous étions crains même par les gros durs.

Nous avons grandi dans le même quartier et dès que nous avons fait connaissance, nous nous sommés jurés de tout se dire, de tout faire ensemble et c’est ainsi que nous affronté la maternelle, le primaire et le collège.

La puberté et ses premiers émois sentimentaux et sexuels auraient pu tout bouleverser, l’amour aurait pu briser cette magnifique amitié mais heureux hasard, je suis tombé amoureux de Mary et Tom d’Emma. Nous n’étions plus quatre amis mais deux couples d’amis. J’ai l’impression que cette étape à été l’apogée de notre amitié, nous étions inséparables alors que étant maintenant en couple, on aurait pu avoir envie de moments d’intimité ce qui arrivait bien sur mais c’était excessivement rare. Tout allait pour le mieux dans le meilleur du monde jusqu’à cette soirée du 18 juin 2007.

Ce jour là nous venions d’apprendre les résultats de notre examen de marketing et à notre grande surprise, nous avons été tous reçus. Nous avions 21 ans et des rêves plein la tête. Nous avions déjà l’idée de créer notre propre agence de pub et devenir les rois du monde. Après une année de dur labeur, nous avions envie de tout lâcher, de faire la fête comme jamais et dans ces moments on ne regarde pas à la dépense. L’alcool à coulé à flot et si nous avons réussi moi et Emma à garder une certaine contenance (même si nos cerveaux étaient un poil embrumés), ce ne fût pas le cas de Tom et de Mary qui allèrent se coucher dans la chambre pour cuver. Tous les invités sont partis vers 3h du matin et moi et Emma sommes restés seuls, assis sur le canapé à se moquer de Tom et de Mary.

Jusque là, je n’avais jamais éprouvé de désir pour Emma. Cela me semblait inconvénent et immoral car avant d’être ma meilleure amie, elle était la petite amie de mon meilleur ami ce qui avait une certaine importance (c’est un euphémisme). Pourtant quand je l’ai regardé, j’ai senti mon coeur battre plus fort, ma respiration était plus difficile. Emma était devenue incroyable attirante et à cet instant j’avais oublié qui elle était. Nos mains se sont rapprochés, elles se sont touchés mais toujours hésitants, nous nous sommes brusquement séparés comme si nous avions honte de cette attirance.
A cet instant, nous pouvions encore reculer, nous pouvions nous empêcher d’aimer mais l’attirance était bien trop forte et nous nous sommes peu à peu rapprochés, nos mains puis nos lèvres se sont mélés dans un fougueux baiser. A cet instant, Tom et Mary n’existaient plus et cette nuit d’amour à été la plus belle de ma vie, torride mais avec tellement de poésie et de magie. Ce que nous savions pas c’est que Tom et Mary avaient cuvé un peu plus rapidement que prévu et qu’ils nous regardaient depuis de longues minutes.

En nous réveillant, nous ne nous sommes même pas sentis coupables Emma et moi comme si cela paraissait normal, comme si c’était une étape logique de notre sentimentale et sexuelle. Evidement quand nous avons retrouvé Tom et Mary dans un café de Nantes, nous n’avons pas compris pourquoi ils sont partis quand nous sommes arrivés. Nous étions tellement surpris que nous avons été incapables de faire le rapprochement avec notre «faute» d’hier soir. Nous avons bu notre bière sur la terrasse mais nous étions quand même inquiets et nous les avons retrouvés chez Tom. Ils étaient évidement ivres de rages, Tom m’à mis un coup de poing dans le nez pendant que Mary me gratifiait de deux paires de claques. Nous nous sommes à peine défendus expliquant que c’est l’alcool que nous avait poussé à la faute mais cette explication ne convainca ni Tom ni Mary. Je suis rentré chez moi après plusieurs heures de marche pour essayer de faire le vide mais sans succès et je me suis décidé à rentrer chez moi.
Quand je suis arrivé devant la porte, Emma m’attendait en pleurs. Ses longs cheveux blonds faisaient peine à voir et ses yeux bleus humides avaient anéanti son maquillage. Je l’ai invité à rentrer car même si je ne desesperai pas reconquerir Mary, je ne pouvais pas laisser Emma seule. Elle m’expliqua que Tom l’avait chassé de chez lui et qu’elle était à la rue. J’ai naturellement accepté de l’héberger, ayant peut être compris au fond de moi que reconquerir Mary était impossible. Quand elle s’est assise à côté de moi, j’ai compris que j’étais irresistiblement attiré par Emma et nous nous sommes embrassés une nouvelle fois avant de faire l’amour toute la nuit sans aucune gène ni culpabilité tant cela paraissait normal. A cet instant je me suis même demandé pourquoi j’avais attendu autant de temps pour passer à l’acte. Entre l’amitié et l’amour j’ai choisi l’amour. J’ai décidé d’assumer ma relation avec Emma que j’aimai un peu plus chaque jour. Nous sommes restés sans nouvelles de Tom et de Mary pendant près de six mois et cela ne manquait pas plus que ça, comme si ils étaient devenus des inconnus, des étrangers. Pourtant un matin………….

Ce matin là, je me suis réveillé de bonne humeur et mon premier réflexe à été d’embrasser Emma ce qui fit grogner ma belle ce qui m’encourageait à aller plus loin car elle était irresisitible à ce moment. Je me suis habillé vite fait et je suis descendu à la boulangerie du coin pour acheter pain et croissants et ainsi régaler ma belle qui était une vraie gourmande (j’en étais jaloux car elle pouvait manger comme quatre et ne pas prendre un gramme alors que moi……..). Quand je suis arrivé, il y avait une longue file d’attente avec à la caisse, un jeune couple visiblement très amoureux qui se tenait par la main et s’embrassait régulièrement tout en commandant suffisament de pain et de viennoiseries pour un régiment. Je les ai regardé avec tendresse mais quand ils se sont retournés, j’ai eu le choc de ma vie : c’était Tom et Mary. J’étais bouche bée mais quand ils ont croisé mon regard, j’ai applaudi de façon ironique mais ils n’ont pas réagi se contentant de s’embrasser devant moi. J’ai compris à cet instant qu’il était illusoire de penser se réconcilier avec Tom et Mary. J’ai un peu accusé le coup mais quand j’ai vu ma belle dormir paisiblement sur le ventre, je me suis dit que c’était maintenant le cadet de mes soucis. J’étais maintenant sur qu’Emma était la femme de ma vie.

Cinq ans ont passé depuis ces événements. J’ai aujourd’hui 27 ans et une vie merveilleuse s’ouvre devant moi avec une agence de pub particulièrement prometteuse et déjà florissante partageant ma vie entre Nantes et la Sardaigne. Je suis chaque jour plus amoureux d’Emma qui m’ à déjà donné une jolie petite fille prénommée Luna et en attendant de me donner un fils à accepté pour mon plus grand bonheur de devenir ma femme devant dieux et les hommes. Parfois je me demande ce que deviennent Tom et Mary, si ils sont toujours ensemble et quelle vie j’aurais eu si nous étions restés amis. Ces moments de doute ne dure pas car en voyant ma femme jouer avec notre fille, je me dis qu’au final j’ai bien fait de choisir Emma plutôt que Mary.


Une chance pour tout changer

mai 29, 2008

Suis-je maudit ? C’est la question que me hante depuis plusieurs semaines. Si j’étais bouddhiste je dirais que j’ai fait une grosse connerie dans une vie antérieure et que je paye l’addition.
Tout avait commencé par la perte d’un emploi. J’ai eu du mal à l’encaisser sur le coup mais au final cela ne pouvait que me pousser à réaliser mon grand projet, un projet qui me rendrait riche et célèbre. Tout s’écroulant pourtant en deux jours : le projet en question fût volé par mon meilleur ami et le soit où je venais d’apprendre cette trahison, j’en ai appris une autre car ma petite amie avec qui je parlais enfants et mariage m’annonça qu’elle me quitta avec…………mon ex-meilleur ami, celui qui venait de me voler mon projet.

J’étais au fond du trou et après une semaine passée à boire (quand je n’étais pas ivre, j’avais la gueule de bois), j’en ai eu assez de cette vie et j’ai décidé d’en finir. Pour cela, je me suis rendu sur le Pont Alexandre III et c’est dans ce cadre magnifique entre les Invalides et les Champs Elysée que j’ai décidé de me suicider et comme je voulais partir en beauté j’ai choisit ce cadre idyllique. J’étais intimement persuadé que je ne manquerai à personne. Pourtant quand je suis arrivé sur le pont, je n’étais pas si serein que ça, je commençai à ressentir une peur, une peur tétanisante et paralysante. D’un seul coup j’étais beaucoup moins convaincu de l’utilité de me suicider. C’est alors que je l’ai vue : une jolie russe se tenait sur la rambarde du pont avec la ferme attention de se jetter dans la Seine

-Mademoiselle ?
-Laissez moi !
-Pas question je ne laisse jamais une damoiselle en danger. C’est une règle d’or sur laquelle je ne transige jamais
Elle souria
-Vous voyez je vous ai fait sourire et une jeune femme qui sourit encore ne peut avoir envie de se jeter de ce pont
-J’en ai marre de cette vie de merde
-Vous n’êtes pas la seule
-Et vous vouliez pas vous jeter dans la Seine ?
A ce moment j’ai du mentir effrontément
-Non et puis ce serait un tel gâchis qu’une aussi jolie femme disparaisse alors que je suis sure qu’elle pourrait encore faire tourner bien des têtes et briser bien des coeurs
A ce moment, j’étais à ses côtés, j’ai posé ma main sur son bras. C’était quitte ou double ! Elle pouvait descendre ou se jeter à l’eau. Elle est descendue
-Je m’appelle Evan
-Chiara
-Je peux vous offrir un verre ?
Je sentit une certaine réticence, peut être pensait-elle à un plan drague à deux balles, que je voulais profiter de sa vulnérabilité pour la mettre dans mon lit
-En tout bien tout honneur bien sur
-Après tout il est encore tôt

Nous avons passé la soirée à discuter de tout, de nos vies respectives aussi merdiques l’une que l’autre. Finalement on était bien ensemble et on à décidé de se revoir. Je n’ai pas trouvé une petite amie (bien que Chiara soit particulièrement attirante) mais une amie, une compagne de galère. On se voyait régulièrement dans notre bar favori et après quelques semaines, j’ai commencé à ressentir quelque chose pour elle. Je n’avais jamais ressenti quelque chose de ce genre, ce n’étais ni de l’amour, ni de l’amitié, c’est comme si je voulais la protéger des coups durs de la vie, devenir son protecteur, lui rendre son sourire et sa joie de vivre.
Un soir sur le pont où nous nous étions rencontrés, je l’ai prise dans mes bras et je l’ai embrassée. Elle à eu un mouvement de recul. Je pensai qu’elle allait me gifler ou s’enfuir en courant mais elle m’ à fait face en souriant. Un halo blanc là alors entourée
-Mais c’est quoi, qu’es-ce qui, c’est quoi de bordel ?
-Tu ne comprends pas ?
-J’avoue que non
-Je suis ton ange gardien
J’ai éclaté de rire. Cela me paraissait tellement énorme, tellement drôle mais vu que Chiara ne rigolait pas, mon fou-rire s’est vite arrêté
-Mon ange gardien, c’est une blague ?
-Non, tu étais à la dérivé, il fallait que j’intervienne
-Mais si tu n’es plus là, je vais refaire des conneries, je veux pas que tu m’abandonne
-Non je sais que tu ne le feras pas
Avant de répondre, elle m’embrassa, un baiser profond, doux et merveilleux. Un nouveau halo blanc aveuglant nous entoura et pendant des secondes qui parurent des heures, j’étais au paradis seul avec mon ange gardien qui m’avait redonné la joie de vivre. Mon ange-gardien disparu, je me suis appuyé sur la balustrade du pont et j’ai regardé la Seine qui semblait plus belle sous le ciel étoilé.

Cinq ans plus tard, Théâtre Edouard VII

Je commence à ressentir le stress, le trac. Il paraît que c’est bon signe que seuls les grands acteurs le ressentent. J’entre enfin sur scène pour réaliser un rêve d’enfant, mon heure de gloire était proche

«-Le Roi : Pars quand tu voudras, Laertes : le temps t’appartient, emploi-le au gré de tes plus chers caprices. Eh bien ! Hamlet, mon cousin et mon fils
-Moi (à part) Un peu plus que cousin, et un peu moins que fils
-Le Roi : Pourquoi ces nuages qui planent encore sur votre front !
-Moi : Il n’en est rien, seigneur; je suis trop près du soleil
-La Reine : Bon Hamlet, dépouille ces couleurs nocturnes, et jette au roi de Danemark un regard ami. Ne t’ acharne pas, les paupières ainsi baissées, à chercher ton noble père dans la poussière. Tu le sais c’est la règle commune : tout ce qui vit doit mourir, emporte par la nature dans l’ éternité……..»


Et la neige devint rouge……

mai 29, 2008

Une petite ville comme tant d’autres, un soir d’hiver

La neige tombe à gros flocons et les gens se dépêchent de rentrer pour retrouver la quiétude de leur foyer

Moi j’ai fait tout le contraire. Je suis sorti mais ce n’était pas par masochisme mais parce qu’il fallait que je prenne l’air avant de devenir fou. Fou de rage en vérité car je venait de me disputer une nouvelle fois avec ma copine. Notre relation avait atteint le point de non retour, on s’enguelait quasiment chaque jour et souvent pour des motifs futiles.

Et pourtant au début de notre relation cinq ans plutôt, je pensai que Karine était la femme de ma vie, qu’elle serait la femme que j’épouserai, qui deviendrait la mère de mes enfants. J’ai alors vécu trois années magnifiques avec une femme belle, intelligente, bourrée d’humour et surtout totalement imprévisible et si ce dernier trait de caractère m’ à fait peur au début, rapidement j’ai été conquis et je me laissait transporter.

Tout à fini par déraper quand elle à appris qu’elle était stérile, qu’elle ne pourrait jamais avoir d’enfant, qu’elle ne pourrait jamais sentir la vie grandir elle et ressentir les joies de mettre au monde un enfant. Je me suis sans le vouloir éloigné un peu d’elle alors que j’aurais du au contraire la soutenir et Karine à changé, devenant dure, cynique et irascible me reprochant tout et son contraire. Comme je l’aimai encore, je ne l’ai pas quitté mais ses disputes incessantes me minait le moral et chaque soir je rentrai à la maison avec la gorge nouée et des maux d’estomac, me demandant dans quel état serait ma belle. J’ai moi aussi changé, je suis devenu plus solitaire, plus froid, moins sociable avec mes amis, ma famille et mes collègues.

Alors qu’il neigeait sur Bouguenais pour la première fois depuis dix ans, nous nous sommes disputé parce qu’elle me reprochait de ne pas l’avoir prévenu que la voiture était à réparer. Nous nous sommes engueulés et pour la première fois, j’ai eu envie de le frapper mais avant de commettre l’irréparable, j’ai préféré sortir entendant parfaitement les derniers mots de ma chérie
-Lâche ! Dégonflé !
J’ai marché sans savoir où aller, pour prendre l’air et réfléchir mais je ne sais pas si c’était le froid ou la dispute mais mon cerveau refusait de répondre.

J’étais dehors depuis une heure, la neige tombant de plus en plus fort quand j’ai entendu une détonation suivi de deux ou trois très rapprochés. J’ai d’abord sursauté puis quelques secondes plus tard j’ai ressenti une violente douleur au ventre. J’y ai posé mes mains et elles se sont gorgées de sang. Totalement hypnotisé par cette vision, je ne me suis pas senti partir et je suis tombé lourdement sur le trottoir. J’avais de plus en plus mal, je savais que j’allais mourir mais à cet instant, ce n’est pas ce qui me préoccupait le plus. Je ne pensai qu’à Karine, je me rendait compte que je ne lui avais jamais vraiment dit que je l’aimai toujours et que je voulais coûte que coûte un enfant avec elle. La vie à cela de pervers que c’est quand ce n’est plus possible que vous pensez faire quelque chose.

Autour de moi, la neige était devenue rouge sang. Je me sentais partir et déjà je voyais le long tunnel blanc alors que tout autour j’entendais des sirènes qui faisaient un vacarme épouvantable. Ce n’est pourtant que dans l’ambulance que j’ai expiré, pensant toujours à Karine et l’aimant comme au premier jour.


Pour un été ou pour la vie ?

mai 15, 2008

Pendant longtemps, j’ai eu du mal avec les filles. Je ne savais pas comment m’y prendre, j’étais timide et maladroit et si parfois certaines filles étaient attendries, la plupart me riaient au nez et comme j’étais quelqu’un de fier…………

A l’age de 17 ans, je me suis fait embaucher comme saisonier aux Sables d’Olonnes, serveur dans un pub sur le remblais, un endroit branché et joyeux où j’esperait pourquoi pas trouver le grand amour…….ou un simple amour d’été

Dans le café où j’étais embauché, nous étions cinq serveurs, chaque serveur avait sa zone attitrée et devait la gérer. La gestion était d’autant plus cruciale que cela representait jusqu’à un tiers du salaire et comme je voulais gagner le plus d’argent possible, je me battais comme un lion pour avoir le plus de clients possible et j’avoue que j’étais pas mauvais dans ce domaine………..

Je travaillais dans ce pub depuis deux semaines quand un soir, j’ai acceuillit un groupe d’une dizaine d’irlandais. Le patron les avaient installés chez moi car j’avais un bon niveau d’anglais. J’ai donc sympathisé avec eux, peut être trop car je me suis fait rappelé à l’ordre par le patron Stan me rappelant que j’étais serveur et pas client. C’est ce soir que je l’ai connue. Elle s’appelait Shannon, une jolie rousse aux yeux verts, de mignones taches de rousseurs, un sourire à tomber et un corps de rêve. Le premier soir, je n’ai pas essayé de me rapprocher d’elle, j’étais victime d’une brusque crise de timidité et je n’esperai qu’une chose qu’elle revienne avant la fin de ma saison aux Sables.

Pendant trois jours, je n’ai aucune signe d’elle et j’ai commencé à me maudire de ne pas avoir essayé quelque chose, d’au moins lui parler mais comme si le destin avait eu pitié de moi, le lendemain, elle était de retour avec deux amies, Moira et Eva. Cette fois, je ne me suis pas dégonflé et j’ai réellement fait connaissance avec elle. N’ayant pas froid aux yeux, la belle Shannon me demanda ce que je faisait après mon travail. Je lui ai répondu que je terminais à 21h et qu’ensuite j’étais libre comme l’air. Elle m’à proposé de la suivre dans une virée avec ses amies. J’ai naturellement accepté, à la fois parce que je voulais connaître Shannon mais aussi parce qu’être avec trois filles en même temps ne pouvait que flatter mon égo, j’imaginais déjà les autres mecs imaginer que je les avait séduites. Nous avons passé la soirée dans un bar, à boire et à chanter et à l’aube, nous nous sommes retrouvés seuls sur la plage, à parler, à s’embrasser. Nous n’avons rien fait cette nuit là, nous nous sommes contentés de s’asseoir dans la plage et d’observer la mer, seuls, sans un mot.

Une semaine plus tard, ma journée de congé, je me suis retrouvé avec ma belle irlandaise dans un bar des Sables d’Olonnes où entre deux pintes de Guiness, on s’embrassait et on parlait de tout et de rien, partant dans des fous-rires incompréhensibles. A cette occasion, j’ai pu vérifier que les irlandaises savaient tenir l’alcool. À la fermeture du bar, nous nous sommes retrouvés dans ma tente où nous avons fait l’amour. J’avais un peu honte de lui avouer que je ne l’avais pas fait mais elle m’à rassuré en disant qu’elle non plus ne l’avait jamais fait. Rassuré, j’ai passé ma première nuit dans les bras d’une femme, la première et la plus belle alors même que j’en avais connu bien d’autres.

Quand j’ai commencé à sortir avec Shannon, je pensai que ce ne serait qu’une histoire de vacances, que nous resterions pas en contact passé le mois d’août mais plus je passai de temps avec ma belle irlandaise et plus j’avais envie d’elle, je ne voulais pas me contenter d’une simple histoire de vacances. Je me suis même demandé si je n’allais pas la suivre jusqu’à Dublin avant de comprendre que je tenais à la France. Shannon elle ne voulait pas continuer cette histoire, elle tenait à ce que cette histoire reste ce qu’elle devait être : une histoire d’amour estivale.

A la fin du mois d’août, quand le moment de la séparation est venu, je lui ai demandé son adresse à Dublin pour que l’on reste en contact. Elle à commencé par refuser, ne voulant probablement pas d’une histoire d’amour à distance. J’ai commencé par lui dire que rien ne m’empechait de me rendre en Irlande dès que j’aurais le temps et l’argent mais cet argument ne semblait pas la convaincre. J’ai donc du mentir en lui disant qu’après cet été, nous pourrions rester amis et continuer à correspondre. Elle à fini par accepter et m’à donné son adresse avant de repartir pour Dublin. Nous avons passé notre dernière nuit ensemble, savourant la moindre minute, la moindre seconde, craignant le moment des adieux forcément déchirants tant j’avais passé un magnifique été, oubliant le stress et la fatigue de mon boulot dans les bras d’une jolie dublinoise. Comme prévu, la séparation à été déchirante, nous avons tout les deux fondus en larme, pleurant à chaudes larmes, des larmes douces et amères. Ce fût ensuite le moment du dernier baiser, comme au cinéma sur le quai d’une gare. Je suis rentré au camping pour me préparer pour notre dernier jour de boulot, le moral dans les chaussettes.

Rentré à Nantes, j’ai eu un mal fou à me remettre de cette histoire. Je n’avais envie de rien, je n’avais même pas envie de travailler au lycée alors que les années précédentes j’adorais me plonger dans les livres. Je ne pensai qu’à elle, ma belle irlandaise, je me demandais en permanence ce qu’elle faisait à Dublin, si elle pensait à moi. Je n’osais pas lui écrire comme si finalement je voulais mettre cette belle histoire derrière moi, ne plus y penser et aller de l’avant. Le destin étant taquin, un matin de novembre, j’ai reçu une lettre de Shannon, une lettre qui m’à bouleversé, elle pensait toujours à moi et surtout elle avait été incapable de sortir avec un autre garçon. Je lui ai immédiatement repondu et nous avons échangé des lettres pendant plus d’un an jusqu’à ce que nous ayons envie de nous retrouver en Irlande………..

Les retrouvailles n’ont cependant eu lieu que trois ans après notre première histoire, le temps d’avoir suffisament d’argent pour faire le voyage et passer le plus de temps possible avec Shannon. Je n’avais plus envie de quitter l’Irlande et je me suis installé à Dublin avec ma belle rouquine dans un petit studio, vivant de petits boulots, survivant plus que vivant mais on s’en foutait. Nous étions ensemble et c’était ça le principal…………


Marie (9)

mai 15, 2008

-Merde docteur, il s’est tranché les veines
-Vite, point de compression et quatre culos de O-
J’ai senti que l’on s’agitait autour de moi, une agitation hostile. Quand j’ai vu l’infirmière bander mes poignets sanguinolents, cela m’à mis hors de moi
-Laissez moi, laissez moi, je veux mourir, je veux mourir, je veux mourir, pourquoi vous ne me laissez pas mourir, pourquoi, pourquoi
Je hurlais, je tempetais, je maudissais infirmières et médecins qui ne faisaient que leur boulot, dans un état d’hystérie. Je me débattais si fortement qu’ils ont fini par m’attacher au brancard mais comme je ne me calmais pas, il m’injectèrent un puissant sédatif qui me plongea dans un profond sommeil, un sommeil agité, propice aux cauchemars. Je me souviens de l’un d’eux car c’était le plus terrifiant. Je voyais ma belle vétue d’une longue robe blanche, entourée d’un halo lumineux me souriant et me tendant la main, m’invitant à la rejoindre. Plus je m’approchait d’elle et plus elle s’éloignait. Après une course effrenée pour la rattraper, alors que ma main tenait la sienne, je voyais sont ventre se maculer de sang et ma belle disparaître, me laisant seul et désespéré.
Je me suis reveillé quelques heures plus tard et en voyant mes poignets pansés, j’ai fondu nouvelle fois en larmes, essayant de me défaire des contentions mais en vain. J’ai passé la matiné à hurler et à pleurer avant qu’un nouveau sédatif de me plonge dans un nouveau sommeil peuplé de cauchemards.
Comprenant que j’étais décidé à mourir, on m’à transferé dans le service de psychiatrie, mieux adapté à mon cas que les urgences. Je me suis alors découvert des talents de comédien et j’ai simulé le bien être. J’ai du être plutôt convaincant car en début de soirée, ils m’on detaché mes contentions.
Je n’avais pourtant pas renoncé à mourir. La disparition de Marie c’était comme si on m’avait arraché le coeur et je ne me croyais pas capable de vivre sans coeur.
Deux jours plus tard, une infirmière est venue me refaire mes pansements sur mes poignets mais en repartant, elle à fait tomber une plaquette de médicaments de son chariot et ne s’en ait pas rendu compte. J’ai compris que c’était l’occasion inespérée pour rejoindre Marie dans l’haut delà. J’ai récupéré la plaquette et je l’ai avalée d’un trait avec un peu d’eau. Je ne ressentai aucune douleur, un grand apaisement, presque une joie.
Malheureusement, l’infirmière s’est rendue compte de son erreur et s’est précipité dans la chambre et me voyant inconscient, Elle à appelé un médecin qui m’à réalisé un lavage d’estomac pour me sauver la vie. Je savais bien que le médecin ne faisait que son travail à savoir sauver des vies mais en même temps je le haïssai car il m’empechait de rejoindre l’amour de ma vie.
-Deuxième tentative de suicide en deux jours, mettez le à l’isolement avec camisole
-Bien docteur
Deux solides infirmiers m’ont placé sur un brancard et m’ont transferé dans une jolie chambre aux murs capitonés et m’ont mis une camisole de force avant de me donner un puissant sédatif pour me faire dormir mais je ne voulais pas dormir, je voulais mourir. Dormir était devenu pour moi une vraie souffrance car dès que je fermais les yeux, je revoyais le visage de ma belle, je la revoyais qui m’appelait et qui commençait à me demander pourquoi je ne l’avais pas encore rejointe………


Marie (8)

mai 15, 2008

-Docteur vous avez des nouvelles ?
-Nous avons jugulé l’hémorragie intestinale mais elle nous à fait un début de septisémie. Elle est malheureusement tombé dans le comas
-Mais elle va s’en sortir ?
-Les prochaines 48h seront décisives. Vous ferriez mieux de rentrer chez vous
-Non je…….
-Vous ne pouvez plus rien faire ici. Rentrez dormir un peu, je vous appelerai dès qu’il y à du nouveau
-Merci docteur
Je suis rentré à notre appartement mais malgré la douche, je n’ai pas réussi à dormir. Dès que je fermais les yeux, je voyais Marie allongée sur le sol, couverte de sang, tremblant de tout son être, terrorisée. J’ai passé le reste de la nuit à tourner en ronde dans notre appartement avant finalement de décider de revenir à l’hôpital et d’attendre. Les infirmières et les médécins m’avaient reconnu et ne se sont pas opposés quand j’ai gagné la chambre de Marie pour lui tenir compagnie. Elle était sous respiration artificielle, son coeur battait faiblement. J’ai caressé son front, le débarassant de quelques mèches rebelles avant de l’embrasser. Je me suis assis dans le fauteuil et je m’y suis endormi comme une masse…………avant d’être reveillé en sursaut quelques minutes plus tard par un brusque atroupement dans la chambre. Des infirmières et un médecin s’ afferaient autour de Marie qui venait de se réveiller
-C’est incroyable, je n’ai jamais vu ça
-Renan, Renan
-Je suis là chérie. Tu m’as fait une de ses peurs, ne me refait plus jamais ça d’accord ?
-Promis
Je l’ai embrassé mais d’un seul coup ma vision s’est brouillée, je sentais que l’on me secouait rudement. Je me suis reveillé en sursaut. Autour de Marie, le personnel médical s’afferait. Je regardais cette scène, fou d’inquiétude jusqu’à ce qu’une infirmière me demande de sortir avec le bouquet de fleurs que bizzarement je tenais encore à la main. De loin, j’assistais impuissant à l’activité frénétique qui secouait la chambre de ma belle. Je n’entendais rien, je ne savais rien ce qui me mettais dans une rage folle. L’activité cessa alors brusquement mais je ne savais si c’était une bonne ou une mauvaise chose. J’ai alors vécu les secondes les plus longues de ma vie, passant d’un extrême à l’autre, ne sachant pas si je devais rire ou pleurer, me réjouir ou m’effondrer. Le médecin s’approcha de moi, impassible, porteur d’un message qui pouvait changer ma vie à tout jamais……….

-Monsieur Danel ?
-Oui
-Dr Malsieux.
-Quelles sont les nouvelles ?
-Votre femme à fait un arrêt cardiaque mais malgré nos efforts nous n’avons pas pu la réanimer. Votre femme est décédé, je suis désolé
Je me souviens avoir laché le bouquet de rose qui s’est ecrasé au sol. Des larmes coulaient sur mes joues fatiguées. Je n’étais plus ici, j’étais ailleurs
-Monsieur, ça va ?
-Oui
-Vous voulez la voir ?
-Oui bien sur
Le médecin s’est éclipsé discrètement me laissant seul avec mon chagrin. J’étais devasté et anéanti. Je n’avais plus rien, je me sentais vide et las. J’ai du mal à rentrer dans la chambre comme si une force invisible m’en empéchait. Pourtant le «spectacle» était loin d’être repoussant : mon amour était allongée, sur le lit, elle semblait paisible, elle semblait dormir. Je me suis approché du lit et je me suis penché sur elle, écartant de son front quelques boucles blondes rebelles avant de l’embrasser et de fondre en larmes.
-Pourquoi tu m’as abandonné mon amour, pourquoi, j’étais heureux pour la première fois de ma vie, pourquoi ?
Je me suis allongé à ses côtés et je l’ai prise dans mes bras, comme si elle dormait. Je me suis alors souvenu des plus grands moments de notre relation, la rencontre, la scène du pont Neuf, la première nuit, notre «dispute» la une nuit bouillante qui à suivit, notre relation merveilleuse, la demande suivi du drame. Ce dernier évenement m’à mis hors de moi, j’en voulai à la terre entière, je me demandai ce qu’avais fais pour que l’on me prive du bonheur absolu, celui que l’on cherche en permanence. J’ai un profond dégoût de la vie, la vie me paraissait indigne d’être vécu depuis que l’amour de ma vie était morte. J’ai alors sorti le couteau qui ne me quittait jamais et je me suis tranché les veines. Le sang s’est mis à giclé dans toute la pièce, maculant les draps et le corps de ma belle. Je me suis alors senti étrangement serein, la douleur avait fait place à une apaisement, une sérénité intérieure
-Ne t’inquiète pas chérie, j’arrive, je viens te rejoindre
Je me suis allongé à ses côtés, attendant avec sérénité la mort mais je perdais de plus en plus de sang et j’ai fini par m’évanouir, le sourire aux lèvres.


Marie (7)

avril 30, 2008

Nous nous sommes installés à l’entrée, le long de la vitre. Il faisait encore jour et le temps était agréable. Le soleil commençait à se coucher teintait le ciel de rouge et d’ocre, une brise légère soufflait balayant les quelques nuages. Comme tout bon gentleman, j’ai fait asseoir ma belle avant de m’asseoir juste en face d’elle. J’avais gagné ma première manche, Marie ne se doutait apparement de rien, elle qui avait tendance à me poser des milliards de question, toujours avec le sourire sur ce que je faisais en son absence, sur ma vie passée alors que je ne savais rien d’elle. Tout juste m’avait-elle dit qu’elle venait de Savoie, qu’elle aussi était en rupture familliale mais à part ça, c’était le flou complet.
-Cela fait longtemps que tu ne m’avais pas invité au restaurant ?
-Oui
-Et c’est en quel honneur ?
-Ai-je besoin de raison pour inviter au restaurant la plus belle et la plus intelligente femme du monde ?
-Si cela ne venait pas de toi, je dirais que tu es un baratineur
-Je veux quand même porter un toast : à la vie
-A la vie
Le repas était bien avancé quand j’ai décidé de faire ma demande. Le palpitant s’est mis à battre un peu plus fort quand j’ai sorti de ma poche un écrin de cuir rouge. Je me suis levé et j’ai demandé à ma belle de faire de même. Je me suis agenouillée alors que dans le restaurant, un silence absolu régnait.
-Marie, tu es la femme de ma vie. Je l’ai su dès notre première nuit. Dès ce moment, j’ai su que je ne pouvais pas vivre avec une autre femme.
Ma belle semblait particulièrement émue, ses yeux bleus brillaient
-Marie veut-tu m’épouser ?
-Oui
J’ai glissé la bague au doigt sous les applaudissements de la salle. J’ai embrassé Marie et nous nous sommes réinstallés plus amoureux que jamais
-Garçon !
-Monsieur ?
-Une coupe de champagne pour tout le monde, c’est moi qui régale
-Bien monsieur
Tout allait pour le meilleur des mondes. J’allais épouser la femme de ma vie et entre deux verres de vin, nous avions même parler d’avoir un enfant, le bonheur absolu quoi, puisque notre vie privée était à l’image de de notre vie professionnelle : brillante et passionante. A cet instant précis, j’étais l’homme le plus heureux du monde, je n’avais besoin de rien d’autre que ma belle.
Marie semblait mal à l’aise comme si elle souffrait.
-Ca va chérie ?
-J’ai mal au ventre ?
-Indigestion ?
-Je sais pas
Elle avait posé sa main sur son ventre. Sa main se gorgea de sang
-Renan j’ai, j’ai mal
Marie s’effondra sur le sol, son joli chemisier blanc maculé de sang. Horrifiés par cette scène, les autres clients du restaurant se mirent à hurler
-Applez les secours vite !
Le serveur qui tremblait de tout son être finit par obéir à mon injonction
-Renan ?
-Je suis là chérie, je suis là
Marie serait ma main gauche avec une telle force qu’elle me broyait les doigts mais je n’en avait cure. Elle transpirait à grosses gouttes, son front était brûlant.
-J’ai mal
-Ma chérie, tiens bon les secours vont bientôt arriver
J’étais de plus en plus inquiet. J’étais aussi terriblement frustré car je ne savais quoi faire. Je pense, chers lecteurs et lectrices que vous comprenez ce que je ressentait à cet instant : voir l’être que j’aimais le plus au monde souffrir et être incapable de faire quelque chose pour y remedier.
La fièvre la faisait délirer, elle enchainait avec une remarquable promptitude les crises de larmes et les fous-rire incontrolables quand ils n’étaient pas éclipsés par des cris de douleur
-Je veux pas mourir, je veux pas mourir, je veux pas……..
-Chérie, chérie
Marie venait de s’évanouir et mes claques sur ses joues n’eurent aucun effet
-Je t’en surpris reveille-toi mon amour, je veux pas que tu meurs. Je n’ai que toi. Reveille-toi s’il te plait.
Je me suis effondré sur elle pleurant à chaudes larmes croyant qu’elle avait trepassée mais une brusque quinte de toux me prouva qu’elle était encore de ce monde. Entre-temps, les pompiers étaient arrivés, la prenant aussitôt en charge. J’ai pris place dans l’ambulance qui nous à conduit à l’hôpital Georges Pompidou1 où ma future femme à été admise aux urgences. D’après les premières constatations des médecins, elle souffrait d’une hémorragie intestinale qui menaçait de dégénérer en septisémie. Je me suis assis dans une des salles d’attente et malgré la fatigue, je dirais même l’épuisement, je n’arrivais même pas à dormir. Quelques minutes plus tard, un médécin est venu à ma hauteur.


Marie (6)

avril 30, 2008

En septembre, six mois après notre rencontre , je me suis inscrit en fac de droit à l’université Pairs I Panthéon Sorbonne, travaillant d’arrache pied à la fois par plaisir mais aussi parce que Marie m’y poussait énergiquement, m’engueulant copieusement quand je trainais les pieds pour bosser les cours et les TD. Nous avions beau être proche de la trentaine, nous nous comportions comme des ados, mangeant n’importe comment, sortant quand on le pouvait, bref profitant de chaque instant, savourant chaque minute, chaque seconde de cette histoire merveilleuse. Marie avait elle aussi repris ses études de journalisme, revant de 20h, de respect et de pouvoir. Cette soif de réussite nous aiguillonait, nous nous tirions joyeusement la bourre et cette compétition nous rendaient invincibles. C’est ainsi que nous avons tout les deux obtenus notre licence, moi en droit et elle en journalisme avec mention, prêt à affronter la vie active : moi dans un cabinet d’avocat d’affaires et elle dans la redaction de France 2. Nous avons alors déménagé dans le 18ème arrondissement, plus précisement à Montmartre, un lieu que j’adorai depuis mon arrivée à Paris et qui était encore plus cher dans mon coeur depuis les portraits de Marie que j’avais fait faire. Un jour, nous nous promenions dans Paris quand je lui ai proposé de se promener à Montmartre. Malgré la fatigue, elle à acceptée. Je savais exactement où je voulais aller, dans une ruelle près du café des Deux Moulins dans une petite cabanne en bois. Un vieil homme barbu nous acceuillit
-Tiens mais c’est notre amoureux transit !
-Bonjour
Marie était perplexe ne comprenant pas pourquoi je l’avais enmener dans cette cabane exigue
-Il ne vous à pas raconter ?
-Non
-Quand il à perdu votre trace la deuxième fois, il est venu me voir pour faire votre portrait. Je connais des gens qui se souvienne bien des gens qu’ils veulent dessiner mais votre petit ami m’à fait une description assez stupéfiante. Je suppose que vous venez pour un portrait
-Oui
-Eh bien jeunes gens installez vous. Vous voulez un café
-Volontiers
Nous avons donc pris la pause. J’étais assis et Marie avait sa tête posée sur mon épaule droite, les jambes allongées sur le matelas. Je me souviens avoir éclaté de rire car ses cheveux d’or me chatouillait le nez. Le portrait fini, nous sommes rentrés dans notre appartement, le portrait s’installant sur le mur en face du lit comme ça quand nous devions dormir seul, l’autre n’était pas loin.

Après quatre ans de relation (presque) sans nuages, j’ai fais le point. Marie était la femme de ma vie, j’en étais sure mais voulais-je garder le status quo ou voulais-je aller plus loin. Avec nos boulots particulièrement prenants, il était difficile d’envisager d’avoir des enfants du moins dans l’immédiat mais pourquoi pas me marier avec elle ? J’y ai longuement réflechi, alléché par la perspective de voir ma belle tout de blanc vétue, s’avancer vers l’autel. Mon avenir professionel assuré par un rôle d’actionnaire dans le premier cabinet d’avocats de Paris, je me sentais prêt à franchir le pas. Un soir de mars, dans une ambiance printanière, j’ai décidé de lui demander sa main. L’ambiance était d’autant plus détendue que ma belle venait de m’annoncer qu’elle allait devenir grand reporter, son rêve de petite fille. Elle s’imaginait déjà couvrir les grands évenements aux quatre coins du monde. Le contexte était donc propice à cette demande que j’ai voulu classe et romantique. J’ai réservé une table dans le plus grand restaurant de Paris sans oublier de faire un saut place Vendôme pour acheter une belle bague de fiancaille avec diamant et rubis. Inutile de vous dire que j’étais excessivement nerveux en arrivant au restaurant mais l’arrivée de la femme de ma vie dans une splendide robe noire, le sourire éclatant m’à fait perdre toute nervosité : si j’avais été capable de séduire une aussi belle femme, je ne pouvais ne pas être quelqu’un d’ordinaire…………….