Marie (9)

-Merde docteur, il s’est tranché les veines
-Vite, point de compression et quatre culos de O-
J’ai senti que l’on s’agitait autour de moi, une agitation hostile. Quand j’ai vu l’infirmière bander mes poignets sanguinolents, cela m’à mis hors de moi
-Laissez moi, laissez moi, je veux mourir, je veux mourir, je veux mourir, pourquoi vous ne me laissez pas mourir, pourquoi, pourquoi
Je hurlais, je tempetais, je maudissais infirmières et médecins qui ne faisaient que leur boulot, dans un état d’hystérie. Je me débattais si fortement qu’ils ont fini par m’attacher au brancard mais comme je ne me calmais pas, il m’injectèrent un puissant sédatif qui me plongea dans un profond sommeil, un sommeil agité, propice aux cauchemars. Je me souviens de l’un d’eux car c’était le plus terrifiant. Je voyais ma belle vétue d’une longue robe blanche, entourée d’un halo lumineux me souriant et me tendant la main, m’invitant à la rejoindre. Plus je m’approchait d’elle et plus elle s’éloignait. Après une course effrenée pour la rattraper, alors que ma main tenait la sienne, je voyais sont ventre se maculer de sang et ma belle disparaître, me laisant seul et désespéré.
Je me suis reveillé quelques heures plus tard et en voyant mes poignets pansés, j’ai fondu nouvelle fois en larmes, essayant de me défaire des contentions mais en vain. J’ai passé la matiné à hurler et à pleurer avant qu’un nouveau sédatif de me plonge dans un nouveau sommeil peuplé de cauchemards.
Comprenant que j’étais décidé à mourir, on m’à transferé dans le service de psychiatrie, mieux adapté à mon cas que les urgences. Je me suis alors découvert des talents de comédien et j’ai simulé le bien être. J’ai du être plutôt convaincant car en début de soirée, ils m’on detaché mes contentions.
Je n’avais pourtant pas renoncé à mourir. La disparition de Marie c’était comme si on m’avait arraché le coeur et je ne me croyais pas capable de vivre sans coeur.
Deux jours plus tard, une infirmière est venue me refaire mes pansements sur mes poignets mais en repartant, elle à fait tomber une plaquette de médicaments de son chariot et ne s’en ait pas rendu compte. J’ai compris que c’était l’occasion inespérée pour rejoindre Marie dans l’haut delà. J’ai récupéré la plaquette et je l’ai avalée d’un trait avec un peu d’eau. Je ne ressentai aucune douleur, un grand apaisement, presque une joie.
Malheureusement, l’infirmière s’est rendue compte de son erreur et s’est précipité dans la chambre et me voyant inconscient, Elle à appelé un médecin qui m’à réalisé un lavage d’estomac pour me sauver la vie. Je savais bien que le médecin ne faisait que son travail à savoir sauver des vies mais en même temps je le haïssai car il m’empechait de rejoindre l’amour de ma vie.
-Deuxième tentative de suicide en deux jours, mettez le à l’isolement avec camisole
-Bien docteur
Deux solides infirmiers m’ont placé sur un brancard et m’ont transferé dans une jolie chambre aux murs capitonés et m’ont mis une camisole de force avant de me donner un puissant sédatif pour me faire dormir mais je ne voulais pas dormir, je voulais mourir. Dormir était devenu pour moi une vraie souffrance car dès que je fermais les yeux, je revoyais le visage de ma belle, je la revoyais qui m’appelait et qui commençait à me demander pourquoi je ne l’avais pas encore rejointe………

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