Marie (8)
-Docteur vous avez des nouvelles ?
-Nous avons jugulé l’hémorragie intestinale mais elle nous à fait un début de septisémie. Elle est malheureusement tombé dans le comas
-Mais elle va s’en sortir ?
-Les prochaines 48h seront décisives. Vous ferriez mieux de rentrer chez vous
-Non je…….
-Vous ne pouvez plus rien faire ici. Rentrez dormir un peu, je vous appelerai dès qu’il y à du nouveau
-Merci docteur
Je suis rentré à notre appartement mais malgré la douche, je n’ai pas réussi à dormir. Dès que je fermais les yeux, je voyais Marie allongée sur le sol, couverte de sang, tremblant de tout son être, terrorisée. J’ai passé le reste de la nuit à tourner en ronde dans notre appartement avant finalement de décider de revenir à l’hôpital et d’attendre. Les infirmières et les médécins m’avaient reconnu et ne se sont pas opposés quand j’ai gagné la chambre de Marie pour lui tenir compagnie. Elle était sous respiration artificielle, son coeur battait faiblement. J’ai caressé son front, le débarassant de quelques mèches rebelles avant de l’embrasser. Je me suis assis dans le fauteuil et je m’y suis endormi comme une masse…………avant d’être reveillé en sursaut quelques minutes plus tard par un brusque atroupement dans la chambre. Des infirmières et un médecin s’ afferaient autour de Marie qui venait de se réveiller
-C’est incroyable, je n’ai jamais vu ça
-Renan, Renan
-Je suis là chérie. Tu m’as fait une de ses peurs, ne me refait plus jamais ça d’accord ?
-Promis
Je l’ai embrassé mais d’un seul coup ma vision s’est brouillée, je sentais que l’on me secouait rudement. Je me suis reveillé en sursaut. Autour de Marie, le personnel médical s’afferait. Je regardais cette scène, fou d’inquiétude jusqu’à ce qu’une infirmière me demande de sortir avec le bouquet de fleurs que bizzarement je tenais encore à la main. De loin, j’assistais impuissant à l’activité frénétique qui secouait la chambre de ma belle. Je n’entendais rien, je ne savais rien ce qui me mettais dans une rage folle. L’activité cessa alors brusquement mais je ne savais si c’était une bonne ou une mauvaise chose. J’ai alors vécu les secondes les plus longues de ma vie, passant d’un extrême à l’autre, ne sachant pas si je devais rire ou pleurer, me réjouir ou m’effondrer. Le médecin s’approcha de moi, impassible, porteur d’un message qui pouvait changer ma vie à tout jamais……….
-Monsieur Danel ?
-Oui
-Dr Malsieux.
-Quelles sont les nouvelles ?
-Votre femme à fait un arrêt cardiaque mais malgré nos efforts nous n’avons pas pu la réanimer. Votre femme est décédé, je suis désolé
Je me souviens avoir laché le bouquet de rose qui s’est ecrasé au sol. Des larmes coulaient sur mes joues fatiguées. Je n’étais plus ici, j’étais ailleurs
-Monsieur, ça va ?
-Oui
-Vous voulez la voir ?
-Oui bien sur
Le médecin s’est éclipsé discrètement me laissant seul avec mon chagrin. J’étais devasté et anéanti. Je n’avais plus rien, je me sentais vide et las. J’ai du mal à rentrer dans la chambre comme si une force invisible m’en empéchait. Pourtant le «spectacle» était loin d’être repoussant : mon amour était allongée, sur le lit, elle semblait paisible, elle semblait dormir. Je me suis approché du lit et je me suis penché sur elle, écartant de son front quelques boucles blondes rebelles avant de l’embrasser et de fondre en larmes.
-Pourquoi tu m’as abandonné mon amour, pourquoi, j’étais heureux pour la première fois de ma vie, pourquoi ?
Je me suis allongé à ses côtés et je l’ai prise dans mes bras, comme si elle dormait. Je me suis alors souvenu des plus grands moments de notre relation, la rencontre, la scène du pont Neuf, la première nuit, notre «dispute» la une nuit bouillante qui à suivit, notre relation merveilleuse, la demande suivi du drame. Ce dernier évenement m’à mis hors de moi, j’en voulai à la terre entière, je me demandai ce qu’avais fais pour que l’on me prive du bonheur absolu, celui que l’on cherche en permanence. J’ai un profond dégoût de la vie, la vie me paraissait indigne d’être vécu depuis que l’amour de ma vie était morte. J’ai alors sorti le couteau qui ne me quittait jamais et je me suis tranché les veines. Le sang s’est mis à giclé dans toute la pièce, maculant les draps et le corps de ma belle. Je me suis alors senti étrangement serein, la douleur avait fait place à une apaisement, une sérénité intérieure
-Ne t’inquiète pas chérie, j’arrive, je viens te rejoindre
Je me suis allongé à ses côtés, attendant avec sérénité la mort mais je perdais de plus en plus de sang et j’ai fini par m’évanouir, le sourire aux lèvres.