Je hais l’amour
mai 31, 2008C’est officiel, je hais l’amour ! Je hais ce putain d’amour, ces sentiments à la con, le fait de trembler pour un ou pour une autre, de ne voir être qu’avec elle.
Pourtant je n’étais exigeant, je voulais vivre avec une femme que j’aimai, une femme avec qui je pourrai partager les bons et les mauvais moments de la vie. Mes amis multipliaient eux les conquêtes d’un soir ce dont j’étais incapable. Je ne rêvais pas forcément au grand amour (quoique j’ai remarqué que Roméo et Juliette était une de mes pièces shakesperienne préférée) mais je ne pouvais coucher avec des femmes pour qui j’avais un minimum de respect, avec qui j’avais envie de voir, de connaître des choses. Cela m’ à permis de connaitre des histoires magnifiques mais aussi de terribles déconvenues et malheureusement à 23ans, les déconvenues étaient plus nombreuses…….
J’ai connu alors une période particulièrement difficile, j’ai fais une véritable crise de misogynie et de misanthropie. Je ne pouvais plus voir de femmes, j’en venais presque à les détester simplement parce que plusieurs réprésentantes indignes de la gente féminine m’ont fait tourné en bourrique, jouant avec mes sentiments, se moquant de mon romantisme. Plus grave, je ne voulais plus voir personne, je rêvais de solitude, je voulais vivre seule sans personne pour me juger.
J’aurais pu mal finir, j’ai même pensé à me suicider, je pensai qu’il n’y avait aucune issue au mal qui me rongeait. Pourtant tout à fini par s’arranger grâce………..à une femme. Elle s’appelait Anna et je l’ai rencontré dans un bar alors que je noyais mon mal-être dans l’alcool. Elle était absolument sublime : grande, brune, des formes généreuses, des yeux verts envoutants et un sourire irresistible. Je commençai à me demander si finalement l’amour était si négatif, si vénéneux. La belle à pourtant été rétive à ma tentative de séduction, refusant tout idée de sortir avec un homme, voulant profiter de la vie, multipliant les conquêtes masculines et féminines. Je lui ai proposé alors une simple histoire de sexe : on se retrouverait quand on aurait envie de coucher mais on ne serait pas ensemble, une sorte d’union libre. Après quelques instants d’hésitation, ma jolie brunette à accepté cette idée et elle m’à amené dans son studio où nous avons passé une nuit magique.
Cette relation curieuse me plaisait bien, Anna se révélant une amante exquise ne manquant jamais d’envie et d’imagination. Son caractère changeant me frustrait et m’excitait en même temps, elle pouvait passer d’un extrême à l’autre sans préavis. Je savais qu’elle voyait d’autres hommes et d’autres femmes en dehors de moi mais loin de m’écoeurer, cela m’excitait puisqu’Anna n’hésitait pas à me raconter ce qu’elle faisait avec ses autres amants et amantes ce dont j’étais bien incapable pour la simple et bonne raison qu’Anna m’obsédait tellement que je n’avais aucune envie de sortir avec une autre femme.
Cela posa d’ailleurs un problème après un an et demi de relation charnelle avec Anna car moi qui me croyait capable que d’éprouver une attirance charnelle pour ma belle, je commençai à ressentir quelque chose de plus profond, quelque chose qui ressemblait à l’amour. Incapable de me contenir plus longtemps, j’en ai parlé à ma belle un soir qui m’ à regardé comme si j’étais devenu fou. Je lui ai dit que je commençai à l’aimer, que je la voulais pour moi tout seul. Elle m’ à ri au nez ce qui m’ à profondément vexé. Après quelques jours de séparation et une nuit où j’ai connu des sommets de plaisir, je lui ai posé un ultimatum : soit elle devenait ma petite amie soit on se séparait. Elle m’à répondu qu’elle ne se voyait pas vivre en couple, qu’elle préférait rester libre et elle quitta aussitôt mon studio.
Cinq ans ont passé depuis cette histoire tumultueuse. J’ai maintenant 30 ans et aujourd’hui je vais me marier. L’heureuse élue s’appelle Eva, une jolie blonde de 25 ans avec qui je vit depuis six mois et qui allait devenir d’ici quelques mois la mère de mon fils. Je n’ai jamais revu Anna et pourtant je lui dois énormément de chose, grâce à elle j’ai de nouveau cru en l’amour et chaque matin, quand Eva se réveille et qu’elle se blottie contre moi, je pense à Anna.
Publié par claus44