Marie (6)
En septembre, six mois après notre rencontre , je me suis inscrit en fac de droit à l’université Pairs I Panthéon Sorbonne, travaillant d’arrache pied à la fois par plaisir mais aussi parce que Marie m’y poussait énergiquement, m’engueulant copieusement quand je trainais les pieds pour bosser les cours et les TD. Nous avions beau être proche de la trentaine, nous nous comportions comme des ados, mangeant n’importe comment, sortant quand on le pouvait, bref profitant de chaque instant, savourant chaque minute, chaque seconde de cette histoire merveilleuse. Marie avait elle aussi repris ses études de journalisme, revant de 20h, de respect et de pouvoir. Cette soif de réussite nous aiguillonait, nous nous tirions joyeusement la bourre et cette compétition nous rendaient invincibles. C’est ainsi que nous avons tout les deux obtenus notre licence, moi en droit et elle en journalisme avec mention, prêt à affronter la vie active : moi dans un cabinet d’avocat d’affaires et elle dans la redaction de France 2. Nous avons alors déménagé dans le 18ème arrondissement, plus précisement à Montmartre, un lieu que j’adorai depuis mon arrivée à Paris et qui était encore plus cher dans mon coeur depuis les portraits de Marie que j’avais fait faire. Un jour, nous nous promenions dans Paris quand je lui ai proposé de se promener à Montmartre. Malgré la fatigue, elle à acceptée. Je savais exactement où je voulais aller, dans une ruelle près du café des Deux Moulins dans une petite cabanne en bois. Un vieil homme barbu nous acceuillit
-Tiens mais c’est notre amoureux transit !
-Bonjour
Marie était perplexe ne comprenant pas pourquoi je l’avais enmener dans cette cabane exigue
-Il ne vous à pas raconter ?
-Non
-Quand il à perdu votre trace la deuxième fois, il est venu me voir pour faire votre portrait. Je connais des gens qui se souvienne bien des gens qu’ils veulent dessiner mais votre petit ami m’à fait une description assez stupéfiante. Je suppose que vous venez pour un portrait
-Oui
-Eh bien jeunes gens installez vous. Vous voulez un café
-Volontiers
Nous avons donc pris la pause. J’étais assis et Marie avait sa tête posée sur mon épaule droite, les jambes allongées sur le matelas. Je me souviens avoir éclaté de rire car ses cheveux d’or me chatouillait le nez. Le portrait fini, nous sommes rentrés dans notre appartement, le portrait s’installant sur le mur en face du lit comme ça quand nous devions dormir seul, l’autre n’était pas loin.
Après quatre ans de relation (presque) sans nuages, j’ai fais le point. Marie était la femme de ma vie, j’en étais sure mais voulais-je garder le status quo ou voulais-je aller plus loin. Avec nos boulots particulièrement prenants, il était difficile d’envisager d’avoir des enfants du moins dans l’immédiat mais pourquoi pas me marier avec elle ? J’y ai longuement réflechi, alléché par la perspective de voir ma belle tout de blanc vétue, s’avancer vers l’autel. Mon avenir professionel assuré par un rôle d’actionnaire dans le premier cabinet d’avocats de Paris, je me sentais prêt à franchir le pas. Un soir de mars, dans une ambiance printanière, j’ai décidé de lui demander sa main. L’ambiance était d’autant plus détendue que ma belle venait de m’annoncer qu’elle allait devenir grand reporter, son rêve de petite fille. Elle s’imaginait déjà couvrir les grands évenements aux quatre coins du monde. Le contexte était donc propice à cette demande que j’ai voulu classe et romantique. J’ai réservé une table dans le plus grand restaurant de Paris sans oublier de faire un saut place Vendôme pour acheter une belle bague de fiancaille avec diamant et rubis. Inutile de vous dire que j’étais excessivement nerveux en arrivant au restaurant mais l’arrivée de la femme de ma vie dans une splendide robe noire, le sourire éclatant m’à fait perdre toute nervosité : si j’avais été capable de séduire une aussi belle femme, je ne pouvais ne pas être quelqu’un d’ordinaire…………….