Marie (4)
-Marie
ma jolie blonde sursauta mais passé l’instant de stupeur, elle retrouva son calme et son sérieux
-Qu’es-ce que tu fais là ?
-Je suis là pour toi
-Pour moi ?
-Oui pour toi
-Es-ce que tu comprends le sens plein et entier de l’expression «Si tu essaye de me retrouver, sache que c’est inutile» ?
-le français n’ à jamais été mon fort à l’école
Ce trait d’humour loin de dérider ma belle la rendit encore plus froide et distance
-Je vais le faire plus simple : casse-toi, tu comprends ça ?
J’ai attrapé son bras droit
-Lache-moi tu me fais mal ! Lache moi ! Lache moi
Marie essaya de se dégager en tapant violement mon bras en esperant que je lache prise. C’était bien mal me connaître car en cet instant, j’étais bien décidé à ne pas la laisser partir une troisième fois. Problème, notre esclandre avait attiré des spectateurs
-Ca va mademoiselle ?
-Dégage c’est pas tes oignons !
L’homme peut être intimidé par mon mètre quatre-vingt cinq et mes quatre vingt cinq kilos sans parler de mon regard haineux detourna pudiquement le regard et préféra changer de trottoir mais cette courte interruption avait permis à Marie de courir. J’ai pourtant fini par la rattraper et lui attraper à nouveau le bras
-Marie, je veux juste te parler
-J’ai pas envie de t’écouter
-Eh bien tu va le faire quand même
-Et sinon quoi ? Tu va me frapper comme tu as du surement faire avec toutes tes ex désobeissantes ?
J’étais atteré : où était passée la Marie drôle et aimante, chaleureuse et pleine d’humour
-Comment tu pourrais le savoir, tu ne me connais pas
-Et si je n’avais pas envie de te connaître ?
-Ecoute, je ne sais pas ce que tu as vécu ou ce que tu as fais avant notre rencontre. Tu as surement beaucoup souffert
-Un point pour le psychanalyste de Bazar
-Marie s’il te plait
J’ai prononcé ces mots d’une voix douce et j’ai posé ma main sur son bras. Elle à frissoné mais elle n’à pas cherché à se défaire de cet entreinte
-Ce que je veux dire c’est que je veux que tu me laisse une chance, une seule et unique chance.
-Je suis pas une fille bien
-Foutaises et balivernes ! Je ne pense pasqu’il y ait des filles d’une nuit et des filles d’une vie. Je veux de te prouver que tu peux vivre heureuse avec un homme, que tu peux vivre heureuse avec moi
Marie semblait hésiter. J’aurais bien aimé rentrer dans sa tête pour savoir ce qui lui traversait à cet instant précis. Elle m’à alors tourné le dos et s’est mise à courir à toutes enjambées à tel point que j’ai eu du mal à la suivre mais j’ai fini par la rattraper, la secouant un peu rudement
-Maintenant, j’en ai marre ! J’en ai assez de te courir après ! Tu ne comprends pas que je t’aime ! Que je suis fou de toi ! Je pense à toi en permanence, il suffit que je ferme les yeux pour te voir !
J’ai prononcé tous ces mots d’une voix pleine de rancoeur et de colère, la secouant rudement par les épaules. Marie ne se laissa pas faire, elle essaya de se défaire de mon emprise en me frappant le plus fort possible sur le torse mais plus elle frappait, plus elle semblait perdre de la force. C’était comme si son esprit lui disait non et que son coeur disait oui
-Pourquoi ! Pourquoi ! Pourquoi tu ne me lache pas ! Hein pourquoi ! Je veux pas te faire souffrir ! Je veux pas, je veux pas
Marie éclata alors en sanglots et trouva en mon épaule gauche un reconfort bienvenu et alors qu’elle s’épanchait, je caressait ses longs cheveux blonds. La nuit tombait et il s’est mis à pleuvoir. J’y ai vu un signe : au moment où nous nous étions embrassés, il pleuvait averse. Elle à finit par relever la tête, le maquillage défait, les yeux rougis desquels perlaient encore quelques larmes que j’ai bien vite essuyé. J’avais la gorge nouée, le coeur battant à la chamade, je tremblais. Nos lèvres se sont rapprochés et nous nous embrassés longuement alors que la pluie était de plus en plus violente et qu’autour les piétons se pressaient pour rentrer chez eux ou trouver un abri. Nos vétements étaient trempés mais nous n’en avions cure, nous étions ensemble et le monde autour de nous n’existait plus. Nous sommes rentrés dans ma chambre de bonne minable et nous avons passé la nuit ensemble, la plus belle et la plus chaude nuit de ma vie, le début d’une relation que j’esperai la plus longue et la plus heureuse possible…………