Dans ces moments là j’ai honte d’être un fan de foot

mars 31, 2008

Samedi 29 mars. Finale de la Coupe de la Ligue entre Lens et le PSG. Dans cette magnifique enceinte qu’est le stade de France, on s’attend à une vraie fête du sport mais apparement une poignée d’abrutis en avait décidé autrement en affichant une banderole nauséabonde. Je comprends le choc que les ch’tis les meilleurs supporters de France (je me souviens avec émotion d’un Lens-Nantes en février 2005 quand tout le stade avait repris Les Corons en hommage à Pierre Bachelet) qui n’ont pas compris cette banderole tout simplement honteuse. Le PSG à gagné mais tout le monde l’à oublié tant le choc est immense. Qu’es-ce que ce sera la prochaine fois ? Il y avait déjà eu les fameux animaux lors d’ASSE-Lyon avec un slogan très particulier “La chasse est ouverte, tuez-les” mais là personne ou presque n’avais réagit. Les supporters stéphanois ont prétendu qu’il s’agissait d’humour mais si un esprit fragile avait pris ce slogan au mot et c’était attaqué à des joueurs lyonnais et qu’il y avait eu des blessés et des morts…………. .

J’espère simplement que la Ligue va sévir très sévèrement. Sans suivre l’idée idiote de rejouer le match (les joueurs parisiens ne sont pas responsables), je serais partisan d’interdire à vie de stade les fautifs et surtout de fermer la tribune Boulogne jusqu’à la fin de la saison car on ne me fera pas croire que les Boulogne Boys n’étaient pas au courant d’une telle opération

Ce que je regrette que les supporters de football vont être encore stigmatisés comme des fachos, des crétins, bas du front alors que ce n’est qu’une minorité.


The Christmas ’s Girl

mars 25, 2008

THE CHRISTMAS ‘S GIRL

 

Matt Dunham à quitté sa ville natale, Beaver Creek (Virginie) à l’age de 18 ans, humilié par la fille dont il était amoureux. Quinze ans plus tard, alors qu’il est condamné, il décide de renouer avec ses racines et de faire la paix avec son passé en trouvant la réponse à la seule question qui l’à hanté durant toutes ses années : l’amour qu’il porte à Cameron était-il réciproque ?

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Je m’appelle Matt Dunham, lieutenant dans le Corps des Marines des Etats Unis, j’ai 33 ans et je sais ou du moins je suppose que je suis condamné. Il y à quinze jours, je me suis levé et j’ai été pris de violentes quintes de toux. Jusque là rien de très remarquable, me direz vous sauf que l’email du lavabo dans lequel j’ai toussé à m’en faire cracher les poumons était maculé de sang. J’étais alors en permission, trois jours après mon retour d’un déploiement en Afrique de l’Ouest, toujours à courir aux fesses d’un groupuscule terroriste ou d’un gang de trafiquants d’armes et je devais regagner Camp Lejeune en Caroline du Nord pour prendre en main d’une unité de bleus que je devais dégrossir pour en faire de vrais Marines. Aujourd’hui j’ai rendez vous avec un médecin à l’hôpital naval de Bethesda et je sais qu’il va m’annoncer de mauvaises nouvelles et que je n’aurais jamais d’enfants ni de petit-enfants.

-Docteur, epargnez moi les circonvolutions habituelles, allez droit au but

-Lieutenant, vous êtes condamné, vous avez un cancer des poumons

-Combien de temps ?

-Trois peut être quatre mois

-Aucun traitement ne pourra repousser cette échéance ?

-Non mais je vais vous prescrire des médicaments et vous conseillez des astuces pour que cette fin de vie soit la moins pénible pour vous. Il faut que l’on s’occupe des formalités de départ du Corps des Marines

-Attendez docteur, il me reste un mois de congés à prendre, vous pouvez faire que je sois mis en indisponibilité pour un mois, histoire que je reflechisse

-D’accord, je vais m’arranger avec votre hierarchie

-Merci docteur

-La vie est injuste

-Il paraît

-Un héros comme vous qui à risqué sa peau sur tous les champs de bataille où notre pays à été engagé et vous allez mourir d’un cancer

-Au revoir docteur

Je m’attendais à cette nouvelle mais elle m’à quand même choqué. Moins la maladie c’est le fait de savoir que je ne verrais même pas le printemps qui m’attristait le plus. Le lendemain, j’ai reçu mon autorisation de départ en congé pour un mois. Je ne savais pas ce que j’allais faire et puis sur un coup de tête, je suis parti en Floride où j’ai passé mon temps à surfer, à bronzer, à draguer les plus jolies floridanes, bref à profiter de la vie tant que je ne serai pas cloué sur un lit d’hôpital. Rapidement pourtant, ce mode de vie m’à rendu dingue et j’ai préféré rentrer en Caroline du Nord, dans le pavillon que j’occupais en dehors de la base et là j’ai passé mon temps à regarder la télé, à me laisser aller jusqu’à ce qu’un matin, je retombe sur mon Yearbook , mon livre de l’année 2000-2001, celle de Terminale au lycée de Beaver Creek en Virginie, ma ville natale. C’était peu dire que je ne conservais pas que d’excellents souvenirs des années du lycée, un véritable cauchemar je devrais dire car je n’étais ni un excellent sportif ni une tête, j’étais un élève lambda qui se debrouillait dans tous les domaines. Une chose me faisait tenir, plutôt qu’une chose, c’était une fille, Cameron Mitchell, la plus jolie fille du lycée, la reine de Beaver Creek High School puisque chef des cheerleader et qui sortait comme il se doit avec Michael Scofield, le quaterback des Wild Horse, notre équipe de football américain qui venait de remporter quatre fois de suite le championnat d’Etat. Pour comprendre ce qui je viens de raconter et surtout ce qui va suivre, il faut faire un bon de quinze ans en arrière et en revenir au début du 21ième siècle, au lycée de Beaver Creek

 

En cette année 2000-2001,je terminais le lycée et je m’appretais à rentrer à la fac de Baltimore pour suivre une licence en droit dans le but de devenir avocat. J’étais plutôt solitaire, j’avais très peu d’amis et de toute façon, je ne faisais rien pour m’en créer, j’étais très bien dans mon monde. Beaver Creek était une petite ville charmante mais qui pouvait paraître caricaturale au premier abord car il y avaient les très riches et les pauvres, pas de classe moyenne pour faire tampon et les frictions étaient nombreuses, surtout au lycée où de véritables bandes se cherchaient querelles en permanence. Fort heureusement, cela n’avais jamais dépassé la bagarre de cour de recré mais régulièrement la tension montait d’un cran. Ma position est celle de ma famille était loin d’être confortable car étant le fils du sheriff, j’aurais du appartenir au camp des nantis mais nous n’avions pas les moyens de la Upper Class de la ville. Moi même dans ma famille, j’étais le vilain petit canard, j’étais le cadet d’une famille qui comptait quatre garçons et une fille, tous plus brillants les uns que les autres que ce soit en sport, en mathématiques, en litterature, en peinture et en musique, j’étais le seul qui n’avait pas de dont particulier et qui n’avait aucun goût pour la chasse, j’aimais la nature mais je préferais largement m’y promener seul ou avec le labrador de la famille, Sultan plutôt qu’un fusil à la main pour tirer sur tout ce qui bouge. Ma famille n’était pas à un paradoxe prêt, elle votait démocrate, militait contre la peine de mort et pour la limitation de l’usage des armes à feu. Au lycée, donc je restais dans mon coin, je faisais mon boulot, je ne cherchais ni embrouilles ni à nouer des contacts, je faisai mon petit bonhomne de chemin. J’avais un secret, j’étais profondément attiré par la belle Cameron et je crois que tous les garçons du lycée étaient dans la même situation. Il faut dire que Miss Mitchell était sublime : grande (pas loin du mètre quatre-vingt) une poitrine génereuse, une silhouette elancée, des jambes d’une longueur incroyable, de longs cheveux blonds, des yeux bleus et un sourire d’une blancheur imaculée. Elle en était consciente et savait en jouer la garce. Dès que son compagnon attitré commençait à aller voir ailleurs, elle s’affichait ostensiblement avec un autre garçon pour rendre Michael fou de jalousie et le ramener au bercail. Malheur à celui sur lequel, elle avait posé ses griffes surtout si il s’imaginait que ce que lui avait dit Cameron avec forces caresses et baisers était vrai. Au mieux il s’en tirait avec une humiliation publique, au pire, il se faisait passer à tabac par Michael et sa bande et si il arrivait à remonter la pente, le malheureux soupirant en était quitte pour endurer des semaines de moqueries, de rires etouffés avant que tout cela ne s’estompe ou qu’il ne change de lycée. Moi, je me faisai a ucune illusion, je ne cherchais pas à nouer des liens avec Cameron et cela m’allait très bien comme ça du moins c’est ce que j’ai cru jusqu’à un dimanche de mars 2001. Le week-end quand je n’aidai pas mes frères à réparer quelque chose dans la maison, ma mère à faire le ménage ou mon père à classer des dossiers et à faire le ménage au poste de police, j’aimai partir pour de longues, très longues promenades dans les collines verdoyantes et les forêts touffues qui entouraient Beaver Creek. Depuis l’age de 4 ans, c’était mon terrain de jeu, ma respiration entre les semaines d’enfer au lycée et la vie difficile à la maison. Je pouvais y passer des heures, à parcourir les sentiers, à regarder la ville du haut des collines, à ramasser fruits, champignons, fleurs et je ne rentrais souvent que quand la nuit commençait à tomber, apaisé, serein. Un dimanche, donc s’était au bord d’un ruisseau, à ramasser quelques galets remarquables quand j’ai vu Cameron qui se promenait seule. Elle était splendide, elle ne portait qu’une robe blanche et de petites tenis rouges et blanches, sans maquillage, loin des tenues sophistiquées qu’elle portait au lycée. En temps normal, j’aurais passé mon chemin, avec comme seule recompense, cette image somptueuse de Cameron, enlevant ses tennis et trempant ses pieds menus dans l’eau froide de la rivière mais le destin en avait visiblement decidé autrement car au moment où j’allais remonter vers la maison, Cameron s’est tordue la cheville et est tombée dans la rivière. Je me suis precipité au devant d’elle et quand j’ai voulu la relever, elle eut un moment de recul mais finie par se laisser faire, je l’ai relevée puis je lui tendu la couverture que j’emporte toujours avec moi pour m’allonger dans l’herbe pour une sieste sous les arbres. Elle s’est rechauffée pendant que j’examinais sa cheville. Depuis le temps que je parcourais ses collines, j’avais acquis une certaine connaissance en plantes médicinales et je savais laquelle pouvait soigner une cheville tordue. J’ai pris donc les feuilles de la plante adaptée que j’ai broyée entre deux pierres et que j’ai mélanger à un peu d’eau avant de l’appliquer sur sa cheville douloureuse puis d’y nouer un mouchoir en tissu. J’allais m’eclipser pensant qu’elle ne voulait pas me parler quand elle me dit

-Non reste, s’il te plait

Je me suis donc assis sur une pierre plate en face d’elle

-Comment tu t’appelle

-Matt Dunham

-Le fils du sheriff ?

-Le cadet, le petit dernier

-Moi c’est Cameron

-Je sais

-Tu fais quoi dans ces bois ?

-Je me promène, j’aime passer du temps sur les collines, dans les forêts, à ramasser des fleurs, des plantes, des fruits et à aider des jeunes filles en détresse.

Elle à sourit et ce fût l’un des plus beaux jours de ma vie, si ce n’est le plus beau. J’étais à la fois charmé et profondément troublé. Comment-étais-ce possible que cette jeune fille ouverte, charmante et chaleureuse soit au lycée, hautaine, méprisante et cruelle avec les lycéens «modestes». Nous avons discuté une bonne partie de l’après midi et quand je suis rentré à la maison, j’étais sur un petit nuage même si je ne me faisait aucune illusion sur le comportement de Cameron au lycée, elle serait hautaine et meprisante, Miss Jekyll cederait la place à Miss Hyde, la seule que la majorité des garçons de Beaver Creek connaissait. Pourtant pendant près de deux mois, nous avons continué à nous voir et le dernier dimanche du mois de mai, je lui ai dit ce que je ressentai pour elle, je lui ai déclaré ma flamme puis je l’ai embrassé mais comme elle ne m’avait pas suivit, je me suis retiré confus et penaud, rougissant de mon audace. Cameron pourtant ne s’en offusca pas puisque quand elle me quitta pour rentrer chez elle, elle m’embrassa. C’est là que ma vie avait basculé, ce simple baiser allait entrainer un enchainement de conséquences qui devait me conduire à finir mes jours dans un hôpital militaire. Jusque là j’avais accepté cette espèce de relation schizophrène avec des dimanches passés avec elle à parler de tout et de rien, me confiant ce qu’elle pensait réellement de Michael qui avait des muscles partout mais sauf dans la boite craniene, de Chelsea, Mary, Anka et Heather qu’elle appelait les «Quatre pouffes», me racontant les dernières potins et le reste de la semaine où elle me laissait dans l’ombre, ne remarquant même pas ma présence mais le baiser échangé m’avait fait prendre conscience du caractère bancal de cette situation et j’étais fermement decidé de clarifier la situation quitte à souffrir mais cela était surement mieux que cette situation batarde. Cela tombait bien, le bal de promo arrivait et c’était l’occasion de mettre Cameron face à ses contradictions, j’étais prêt à tout quitte à l’humilier en public. J’étais venu seul malgré les solicitations de plusieurs filles car je voulais montrer à Cameron que ce que je lui avait dis l’autre jour dans l’herbe fraiche, ce n’étais pas des paroles en l’air. Je me suis installé à deux tables d’elle et de sa cour mais la reine Cameron ne daigna pas me regarder. J’ai alors bu deux verres de wisky et je me suis lancé, je susi arrivé à sa table, les quatres pouffes rigolèrent et j’ai proposé à Cameron de danser mais elle m’à toisé, son regard disait «Mais tu te prends pour qui, on ne vit pas sur la même planète», je dois passé au plan B, je l’ai attrapé vigoureusement par le bras et je l’amener près de ma table, sa cour ne bougea pas, stupéfiée par tant d’audace, stupefiée qu’un manan ose se révolter.

-Lache moi tu me fais mal, qu’es-ce qui te prends ?

-Ah tu me tutoie, c’est bien on progresse

-Qu’es-ce que tu me veux ?

-Moi, je ne veux que toi, sortir avec toi

Cameron éclata de rire, un rire froid et sinistre, un rire qui glaçait le sang

-Moi, sortir avec le fils du sheriff, un mec qui ne s’interesse ni au sport ni aux armes, qui passe son temps à cueillir des fleurs et des plantes ! Non merci, je préfère encore finir vieille fille

-Pourquoi tu es comme ça ?

-Pourquoi je suis comme ça ? Je vois pas de quoi tu parles voyons

Elle essaya de partir mais je l’ai de nouveau attrapé par le bras

-Pourquoi le dimanche quand on se voit, tu es si gentille, si chaleureuse pourquoi en semaine, au lycée tu es si froide et si distante

Cameron encaissa le coup, j’avais apparement visé juste.

-Je n’ai plus rien à te dire

entre-temps, son petit ami officiel était arrivé et avec lui sa bande, la cour de sa majesté Cameron et de nombreux badeaux

-Je veux juste savoir si tu m’aimes

Cameron rigola de plus belle et l’assistance la rejoignit immédiatement. J’ai alors connu une telle humiliation que je ne la souhaiterai pas à mon pire ennemi. J’ai serré les poings de rage et des larmes coulèrent silencieusement de mes joues

-Moi t’aimer, bien sur, même pas en rêve, allez dégage !

 

Je me suis eclipsé et j’ai fui la salle du bal, furieux, amer, dégouté du genre humain. J’ai voulu renter chez moi mais à peine étais-je monté à bord de ma voiture qu’une main énergique m’à attrapé l’épaule et m’à ejecté hors de l’habitacle, j’ai alors subit un tabassage en règle et inutile d’être devin pour comprendre qui en était l’hauteur. J’ai d’un seul coup cette ville en horreur, d’ailleurs ce n’était pas pour rien que je voulais faire mes études à Baltimore à plus de 100km de Beaver Creek. Durant la nuit tout se précipita et alors que ma famille était partie chez des cousins en Caroline du Nord, j’ai fait mon sac, j’ai rassemblé mes économies et j’ai laissé un mot sur la table de la cuisine «Je pars, ne me cherchez pas, je ne reviendrai pas ici, ma vie doit se poursuivre ailleurs qu’à Beaver Creek adieu Matt». Le mot était glacial mais c’était comparable à l’état de mes rapports avec ma famille. J’ai pris un Greyhound pour New York où je suis arrivé en fin de matinée, je me souviens c’était un dimanche, le dimanche 24 juin 2001. J’ai pris une chambre dans un petit hôtel dans Harlem, sans savoir ce que j’allais faire, je savais du moins ce que je ne voulais pas faire : des études universitaires, du moins pas dans l’immédiat. Mes économies n’allaient surement pas tenir longtemps et j’ai du trouver du boulot, n’importe quoi et j’ai fini par devenir serveur dans un restaurant sur Time-Square. Ce n’était pas cher payé mais avec les pourboires, je parvenais largement à payer mon loyer, à me nourrir, à m’habiller et de temps en temps m’offrir quelques plaisirs. Apparement j’allais vivoter ainsi jusqu’à ce que je me décide soit à rentrer à Beaver Creek ou à reprendre mes études. Mais tout fut boulversé par un jour de septembre, le mardi 11 septembre 2001. Ce matin là, je dormais dans ma chambre d’Harlem, après avoir travaillé tard, jusqu’à 3h du matin. Mon appartement, se trouvait dans un immeuble de six étages avec une vue parfaitement degagée sur toute l’île de Manhattan. J’ai été reveillé par des cris, dans la rue et mon premier reflexe fût de sortir après m’être habillé et de suivre les autres locataires qui montaient sur la terrasse, la plupart avec une paire de jumelles à la main. J’ai donc suivi le groupe et je me suis retrouvé sur le toit d’un immeuble, voyant les Twin Towers du World Trade Center, en feu. Nous n’avions pas vu le premier et jusque là, nous nous étions rassurés en parlant d’accident mais quand nous avons vu le deuxième avion percuter la tour, nous avons tous compris qu’il s’agissait d’un attentat. J’étais devenu un zombie et je suis revenu chez moi, j’ai allumé la télé et je suis resté devant la télé, regardant les images des impacts sur le WTC, sur le Pentagone mais aussi en Virginie, un appareil qui aurait du s’écraser sur le Capitole. Dans les jours suivants, avec les autres employés du restaurant, nous avons aidé tant que nous avons pu, distribuant de la nourriture, recoltant de vieux vétements pour aider les sinistrés, nous assistions les secours, galvanisé par l’énergie du maire de New York, Rudy Giuliani. Rapidement, nous avons su qui était derrière ces attentats et je brulait d’un désir incandescent de venger les milliers de morts de cette funeste journée et la meilleure façon c’était de se battre. Si mes parents avait su ça, ils en auraient été malades car si ma famille aimait la chasse, ils étaient contre l’engagement dans l’armée, mon père, né en 1947 avait même brulé son draft , sa convocation pour partir se battre au Vietnam et c’était caché au Canada durant quelques mois avant de revenir sans que l’armée, visiblement pressée de tourner la page de cette sale guerre, ne lui cherche des ennuis. Le contexte était totalement différent en 2001 et étant majeur, je n’avais pas de comptes à leur rendre. Je me suis rendu au centre de recrutement sur Time Square et je me suis engagé dans les Marines pour défendre mon pays, ses valeurs et son drapeau. Je n’à pas tardé à être engagé puisque j’ai été envoyé dès 2002 en Afghanistan avec la 26ième MEU (SOC Special Operations Capable) dans le cadre de l’opération Enduring Freedom (Liberté immuable), participant à de nombreuses opérations de nettoyage dans le sud Afghan pour capturer les chefs talibans et d’Al Quaida. C’est durant ma première rotation que j’ai reçu ma première Purple Heart après ma première blessure. Au cours d’une patrouille, notre Humvee dont j’étais le tireur à sauté sur une mine, le véhicule s’est retourné mais par miracle, il n’y eu que des blessés, c’est ensuite quand les talibans ont attaqué notre véhicule que tout s’est corsé, sous un feu nourri, ils nous à fallu riposter en attendant les secours et c’est au cours de cet échange alors que je tentais de mettre le chef de patrouille à l’abri que j’ai reçu une balle dans le bras. Après un bref retour au pays et une mission de quatre mois en Afrique pour former des unités de l’armée sénégalaise à la contre-guerilla et à la lutte antiterroriste, j’ai été envoyé en Irak pour l’opération Opération Iraki Freedom (Opération Liberté pour l’Irak) et contrairement au traditions du corps, nous nous sommes engagés profondément dans les terres, notre mission consistait essentiellement en la sécurisation des itineraires empruntés par la 3rd Infantry Division. Comme en Afghanistan, j’ai reçu la Purple Heart pour une deuxième blessure, cette fois au bras gauche quand pour permettre à mon groupe de se dégager du tir d’un sniper, j’ai gravi une butte et j’ai lancé par la fénêtre une grenade qui à nettoyé la pièce et en recompense j’ai reçu une balle de 7.62mm dans le bras. Après ma convalescence, j’ai effectué un nouveau tour en Afghanistan en 2005 puis en Irak en 2006 où j’ai reçu cette fois la médaille d’honneur du congrès pour fait d’armes héroique. Avec nos gros AAV7, nous gardions un carrefour quand une IED explosa. Comme le voulait la procédure, nous nous sommes deployés pour sécuriser la zone mais la confusion regnait dans cette zone et un Humvee de la Military Police à plongé dans un canal d’irrigation et fût pris sous le feu ennemi. J’ai alors plongé dans le canal, ouvert la porte du Humvee en me servant de la crosse de mon M16 comme d’un levier. J’ai extrait le chauffeur et je l’ai hissé sur la berge avec l’aide d’autres Marines arrivés sur place. J’ai alors voulu sauver le passager mais j’ai reçu une balle dans le ventre et j’ai bu la tasse. Je ne sais pas ce qui m’à empeché de mourir mais j’ai refait surface et j’ai evacué le passager du Humvee qui commençait à s’enfoncer dans la vase et une fois evacué, je suis remonté sur la berge comme j’ai pu et c’est à cet instant que je me suis evanoui, probablement à cause de la perte de sang du à ma blessure au ventre. Après ce sont mes camarades de combat qui me l’ont raconté, j’ai été soigné en urgence à Bagdad puis rapatrié à Rammstein en Allemagne où j’ai passé à ma convalescence avant de regagner les Etats Unis et camp Pendleton où une fois remis de ma blessure, j’ai postulé pour intégrer le MARSOC (Marines Special Opérations Command), la composante force spéciale du Corps des Marines. J’en ai réellement bavé pour intégrer cette unité, peut être que les instructeurs m’ont en fait baver parce que je m’étais distingué au combat à moins que ce soit moi qui ait été trop confiant dans mes capacités mais finalement à partir de 2008, j’ai multiplié les opérations aux quatre coins du monde : Colombie pour appuyer l’armée colombienne dans sa lutte contre les FARC (Forces Armées Revolutionnaires de Colombie) et l’ELN (Ejercito de Liberacion Nationale); Caucase pour former les armées géorgiennes, arméniennes et azéri à la contre-guerilla, à la lutte antiterroriste; Phillipines pour traquer les émeules de Ben Laden mais aussi l’Europe Occidentale pour des exercices avec les Royal Marines britanniques, le Korps Mariner néerlandais, l’infanterie de marine française, le bataillon San Marco italien ou encore le Tercio de Armada espagnol. En 2011, je suis devenu lieutenant et j’ai alors pris la tête d’une unité de contre-terrorisme du MARSOC et j’ai à partir de maintenant travaillé avec la Delta Force,les Seal, les SAS, le GIGN, participant par exemple à l’intervention sur le Queen Mary II dont des terroristes sud-américains d’extrême gauche avait pris le contrôle du Bresil. Je suis intervenu avec mes hommes derrière le SBS britannique en particulier pour la fouille et le contrôle des passagers pour vérifier qu’aucun terroriste ne s’était glissé parmi les otages. En remerciement de ma participation, j’ai reçu la Victoria Cross, l’une des plus prestigieuses décorations britanniques. A ce sujet, n’aller pas croire que je revais d’avoir la poitrine bardée de médailles et de décoration diverse, cela me génait presque, après tout je ne faisait que mon boulot. Justement ce boulot commençait à me peser, cela faisait presque dix ans que j’étais dans l’armée et je commençai à penser à mon avenir, j’allais avoir 28 ans et je pensai qu’il était temps que je me trouve une femme et que je fonde une famille. Jusque là ma vie sentimentale avait-été désertique à la fois parce que je n’avais pas le temps mais aussi peut être parce que j’étais trop exigeant. A la fin de l’année 2013, j’ai été proposé pour devenir capitaine, j’étais naturellement heureux, une promotion cela ne se refusait pas mais j’avais une espèce de vague à l’âme qui ne s’est pas arrangé quand j’ai appris mon cancer.

 

J’en étais à ces reflexions quand j’ai refermé le YearBook. Je ne savais quoi penser et peut être pour m’aider, je me suis servi un verre de bourbon que j’ai bu cul sec. J’ai passé la nuit suivante à reflechir, dormait quelques minutes. J’ai alors pris ma décision : j’allais mourir à Beaver Creek, j’étais decidé à liquider toutes les souffrances de mon passé comme de me reconcilier avec ma famille et savoir si la seule femme que j’avais jamais aimé, m’aimait, si cet amour fou était réciproque. J’ai donc ecris une lettre au corps des Marines demandant d’être liberé de mes obligations ce que le Corps accepta sans difficulté, mon dossier imaculé (malgré quelques bagarres avec des marins) facilitant les choses. Ne devant être mobilisé que le 17 décembre, je pouvais encore porté l’uniforme ce que je ne me suis pas privé de faire pour gagner Beaver Creek avec toutes mes médailles accrochées ce qui me valut à la fois des commentaires hostiles mais aussi de chaleureuses félicitations. Je suis arrivé à Beaver Creek, le soir du 15 décembre et je me suis arrêté au seul hôtel de la ville, le Beaver Creek Ca melot. La réception était tenue par une jeune femme d’une trentaine d’année, de fines lunettes, les cheveux blonds coupés cour et de magnifiques yeux bleus. Je lui ai demandé une chambre et elle m’à donné les clefs. Je la sentai troublée et moi aussi, j’avais l’impression de la connaître mais j’étais incapable de mettre un nom sur ce visage. Je suis monté dans ma chambre et j’ai défait ma valise, sachant que j’allais probablement resté jusqu’à mon dernier souffle puis j’ai pris une douche avant de m’allonger devant la télé et de m’endormir le ventre vide. Le lendemain matin, je suis descendu prendre le petit déjeuner et j’ai croisé la receptioniste et comme la veille au soir, le même trouble. Une fois le petit déjeuner avalé, je me suis decidé à sortir, de profiter d’un temps froid mais sec pour renouer avec la ville de mon avance qui n’avait guère changé en 13 ans, les magasins étaient tous ouvert, il n’y avait que peu de constructions nouvelles. Beaver Creek avait revetu son costume de Noël, les décorations ornaient les façades des maisons et des vitrines, des guirlandes lumineuses couvraient d’une toile d’araignée multicolore les rues tandis que sur la place de l’hôtel de ville, un immense sapin orné de multiples guirlandes multicolores. La neige était tombée drue et la circulation automobile avait rendu la neige brune ce qui contrastait avec la neige blanche qui maculait les trotoirs. Devant chaque magasin, un Père Noël appelait aux dons les passants. Je regardai avec émotion les parents assaillis de demandes par leurs enfants, qui reclamaient toujours plus de cadeaux. Après cette longue promenade, je suis rentré frigorifié à l’hôtel et c’est alors que j’ai entendu une voix qui appelait «Cameron ! Cameron !» mais ce n’était que moi qui attendait ma clé

-Mademoiselle ?

-Desolé monsieur, je pensai que c’était Cameron qui rentrait

-Cameron ?

-Oui Cameron Mitchell, c’est elle qui gère l’hôtel

Je suis resté muet un instant, la femme qui m’avais donné la clé la veille, c’était La femme, la seule femme que j’ai jamais aimé. Tout s’expliquait, je savais pourquoi il y avait eu un tel malaise.

-Monsieur ça va ?

-Oui oui

-Vous connaissez Cameron ?

-On était au lycée ensemble

-Vous vous appelez comment ?

-Dunham Matt Dunham

La jeune receptioniste resta un instant interdite

-Elle parle de vous comme de la plus grande erreur de sa vie

-Comment ça ?

-Elle ne m’en à pas dit plus, elle semble très émue quand elle parle de votre passé commun

C’est alors que la principale interessée fit son apparition et j’ai alors pris l’initiative.

-Bonjour Cameron, cela faisait longtemps

-Matt ? C’est toi ?

-C’est moi

J’ai pu voir que Cameron avait la gorge nouée en me voyant, visiblement, elle ressentait au moins quelque chose qui se rapprochait de ce que j’éprouvais pour elle. Nous nous embrassés chastement sur les joues pendant que Christina s’était eclipsée pour dit-elle, ranger la buanderie de l’hôtel.

-Je t’offre un café ?

-Volontiers

Cameron et moi sommes allés dans la salle à manger de l’hôtel, vide pour prendre un café et discuter, nous avions visiblement un milliard de chose à dire. Pendant un temps, nous avons regardé nos cafés, nous évitions les regards, nous étions comme paralysés par le fait de tout déballer devant l’autre à moins que ce ne soit les remords et les regrets de ne pas avoir essayé de sortir ensemble pou savoir si notre relation était viable.

-Tu es toujours aussi jolie

-Merci, tu es pas mal non plus

-L’armée ça conserve

-Pourquoi ?

-Pourquoi quoi ?

-Pourquoi tu reviens maintenant

-J’ai eu envie de renouer avec mes racines avant de……..

Je me suis senti d’un seul moins à l’aise, moi d’habitude si volubile. J’ai bu alors une longue rasade d’un café noir et amer et j’ai repris

-Avant de quoi ?

-Cameron, si je suis revenu à Beaver Creek c’est parce que je suis condamné

-Cancer ?

-Des poumons, il me reste deux à trois mois à vivre et j’ai tenu à revenir dans ma ville natale pour essayer d’expurger un passé douloureux

Ce fût autour de Cameron de se montrer géner aux entournures. Apparement, Christina avait dit vrai en disant que j’avais été pour Cameron «la plus grande erreur de sa vie»

-Cameron ça va ?

-Oui juste un peu fatigué. Tu as fait quoi durant toutes ses années ?

-Le soir du bal de promo, j’ai quitté Beaver Creek avec mes economies et mes affaires pour New York où j’ai travaillé quelques semaines comme serveur puis sont venus les attentats du 11 septembre et je me suis engagé dans le Corps des Marines que je viens de quitter.

-Des enfants ?

-Non

-Une femme ?

-Non, de brèves histoires mais pas, je veux dire jamais de relation solide et suivie. A toi

-Après cette maudite soirée, je m’en suis voulue de t’avoir jettée ainsi, j’ai coupé les ponts avec la bande des pouffes et avec Michael, je me suis inscrite à Yale mais je n’ai fait qu’un an car je suis tombé enceinte, le père s’est tiré et comme il à bien fallu travailler pour l’élever, j’ai abandonné mes études et je suis revenu à Beaver Creek pour travailler comme femme de ménage au service de la ville. Après la naissance de Joe, je me suis marié avec Tom Sizemore

-L’acteur ?

Cameron faillit avaler son café de travers

-J’aurais bien aimé mais c’était un homonyme. Cela n’à duré que quatre ans, le temps d’avoir un autre enfant, une fille, Mary-Ann et depuis, j’ai de longues périodes de célibat entrecoupé de bref liaisons

-Et depuis quand gère-tu cet hôtel ?

-Cela va bientôt faire trois ans

-Tes enfants doivent être ravis

-Ils ne sont plus là, Joe et Mary-Ann ont été recupérés par leurs pères respectifs, je suis seule même si Christina est un peu ma fille. Tu as des nouvelles de ta famille ?

-Aucune, je sais même pas si mes parents sont encore vivants, j’irai voir demain

Nous avons continué à discuter une bonne partie de la soirée et parès un bon repas, nous nous sommes separés satisfaits d’avoir renoué le contact. Il ne restait plus qu’à transformer l’essai et cela n’allait pa être le plus simple. Le lendemain, je suis allé à la maison de mes parents mais j’ai trouvé porte close. J’ai laissé un mot en leur donant l’adresse ou j’étais descendu et je suis reparti pour une promenade dans les collines et les forêts de mon enfance. J’ai passé l’après midi dans ma chambre et je ne sais pas pourquoi d’un seul coup, j’ai eu envie d’écrire ma vie, d’écrire mes souvenirs comme si je craignais qu’une fois disparu, plus personne ne se souvienne de moi. Je suis donc descendu à l’accueil, j’ai demandé à Christina des feuilles et du papier et j’ai ecris tout l’après midi, noircissant de mon écriture chaloupé des pages et des pages de souvenirs souvent douloureux mais qui devait avoir un effet cathartique car j’ai pleuré à plusieurs reprises trempant quelques pages, delayant l’encre pas encore sèche mais je me suis sentit mieux du moins dans ma tête car avec le cocktail de médicaments que j’ingurgitait pour supporter la maladie, j’ai vomi dans le lavabo. C’est epuisé que je me suis couché sans rien avaler, mon estomac était en feu et même une gorgée d’eau provoquait chez moi des douleurs insupportables alors manger quelque chose de solide……….. . Chaque jour, j’allais à la maison de mes parents, esperant qu’ils seraient là, je passai à des heures différentes et j’avais la desagréable sensation qu’à leurs yeux j’étais mort, j’avais pourtant precisé dans le mot que j’avais laissé le premier jour que si j’étais revenu c’était parce que j’étais condamné mais rien n’y fit, je n’ai pas revu mes parents durant mon long sejour à Beaver Creek où j’attendais la mort.

 

Noël approchait et je ne savais pas ce que j’allais faire pour le fêter. Depuis mon départ de Beaver Creek, il y à plus de 13 ans, j’avais perdu les notions, les coutumes, les traditions de cette fête. Quand je ne la passait pas sur un champ de bataille, je la passait seul dans un des mess de la base. J’avais oublié ce que c’était que le repas en famille, la dinde qui roti dans le four, les champs, l’alcool qui rend les gens heureux, les yeux emerveillés des enfants qui ouvrent leurs cadeaux. C’est alors que le destin vint à mon secours. Cameron avait prévu de passer le Noël avec Christina chez elle, laissant la gestion de l’hôtel à une autre equipe employée par le propriétaire des lieux et elle me proposa de passe Noël avec elles ce que j’ai accepté avec enthousiaste, après tout, cela serait bien mieux que de le passer seul dans ma chambre ou dans un bar. J’étais loin de me douter que j’allais passer la plus belle nuit de ma vie. Tout avait commencé par un aperitif prolongé avec une très forte consommation d’alcool, vu que j’étais condamné, cela ne me posait pas de problèmes. Quand à Cameron et Christina, elles noyaient dans l’alcool, les difficultés de la vie. Nous avons ensuite fait honneur au repas avec des huitres, du foie gras, une dinde rotie avec une quantité astronomique de pommes de terre et d’haricots verts, du fromage, une buche, des fruits secs. Christina était un petit gabarit mais elle m’à impressioné par les quantités astronomiques de nourriture qu’elle à avalé sans parler de l’alcool qui eut raison de sa resistance et vers 23h00, elle ronflait à faire craquer les joints des murs et nous avons eu pitié d’elle et elle à rejoint une des chambres vides de la maison de Cameron et s’y ait endormie tout de suite. Nous n’avions nous pas sommeil et nous avons continué à discuter du passé puisque je n’avais pas d’avenir et que Cameron preferait vivre au jour le jour plutôt que de faire des projets à moyen ou long terme. C’est alors qu’il s’est passé un truc formidable dont je ne saurais dire si c’était conscient ou si il s’agissait de la conséquence d’un abus d’alcool mais on s’est rapproché, elle à posé ses mains sur mes épaules et nous avons dansé sur la musique de Ghost «Unchained Melody», nos regards se sont croisés, nos gorges se sont nouées, nos yeux devinrent humides et sans un mot, nos lèvre se sont rapprochées et on s’est embrassé et là contrairement à la première fois, au bord de la rivière, il n’y eut aucune gène, bien au contraire. Nous sommes ensuite montés dans la chambre, j’ai enlevé mon pantalon, mon pull et mon T-shirt me retrouvant en caleçon, Cameron ayant enlevé son chemisier et sa jupe de tailleur. C’est alors que Christina qui dormait dans la chambre d’à côté s’est mise à ronfler et nous avons eclaté de rire mais cette perturbation n’à pas resisté longtemps face au désir qui nous submergeait. Elle ne portait plus que son string et son soutien gorge, je l’ai prise dans mes bras, j’ai respiré à plein poumons son parfum si délicat mais si corsé en même temps, caressant son corps de déesse, avant de me débarasser des derniers morceaux de tissus qui couvraient son corps. Je l’ai allongé sur le lit, elle m’à sourit et je me suis plongé entre ses cuisses laiteuses pour calmer le feu qui lui dévorait l’entre-jambe et rien qu’à ses soupirs, je sentais que mon traitement était efficace. Ce fût ensuite à son tour de montrer ses talents et je dois dire que cela vallait le coup d’attendre.

-Prends moi maintenant, je veux te sentir en moi, je ne veux faire plus qu’un avec toi

Je me suis executé, le premier contact à provoqué entre nos deux corps impatients, comme une décharge électrique qui ne nous fit frissoner durant la nuit, le plaisir montant crescendo jusqu’à l’explosion et l’épuisement final. Nous nous sommes endormis nus, l’un contre l’autre. J’avais des sentiments partagés, j’étais heureux d’être avec la femme de ma vie mais je savais que cela ne durerai pas que je n’avais plus que quelques mois à vivre et dans ses conditions impossible d’imaginer avoir un enfant ou avoir des projets d’avenir. De toute façon, à ce moment precis, je ne faisai que savourer le moment présent, je savourai le fait d’être avec celle que j’aimai depuis mes dix-huit ans. Malgré notre dépense d’énergie et la fatigue, nous n’avons quasiment pas dormi. Il faut dire que dehors, la rue était tout sauf calme, les fêtes de Noël battaient leur plan, les «joyeux noel» fusaient dans l’air, s’élevaient puis retombaient avant de rebondir vers une nouvelle élevation.

Je commençai à croire que les miracles de Noël existaient. Je me souviens que le dernier à m’avoir dis ça était un jeune marine qui combattait avec moi en Irak en 2006, il m’avait qu’il croyait au miracle de Noël depuis qu’à l’age de 6 ans, alors que son chien s’était echappé il y à près de trois mois, il était réapparu le jour de Noël, au pied du sapin, amaigri, fatigué, blessé mais en vie. Cela ne lui avait pas porté chance car le lendemain du Noël 2006, alors que nous étions en patrouille, nous avons établis un barrage et au cours d’un échange de coup de feu contre des rebelles irakiens, il à reçu une balle qui à traversé son pantalon, à sectionné l’artère fémorale et à provoqué une hémorragie interne qui lui fût fatale alors qu’il allait rentrer en Louisiane dans quinze jours. Le dernier Noël de ma trop courte vite m’avait convaincu que le miracle de Noël existait. Maintenant que j’étais sur que Cameron m’aimait, il fallait profiter des quelques semaines qui me restait pour essayer de rattraper l’irratrapable ou comment vivre en huits semaines ce qu’on aurait pu vivre en quinze ans. A notre reveil, alors qu’il fait une chaleur etouffante dans la chambre, je me suis levé nu, ne faisait pas attention à mon corps qui portait déjà les stigmates d’une maladie toujours plus envahissante. J’ai regardé dehors, il neigeait et cela me fascinait alors que c’était au courant non seulement en Virginie mais aussi en Caroline du Nord, peut être était-ce le fait de savoir que j’allais mourir qui faisait que je ressentai les petits plaisirs de la vie de manière bien plus intense. J’ai alors senti un corps chaud se blottir contre moi, c’était Cameron

-Bonjour mon amour

-Bonjour mon ange, regarde il neige

-Oui c’est tellement beau

-Cela te dis une bataille de boules de neige ?

Cameron à rigolé mais elle n’a pas dis non. Nous nous sommes habillés chaudement et nous sommes descendus après avoir avalé un petit déjeuner sur le pouce alors que Christina dormait (cuvait ?) encore. Nous sommes alors retombés en enfance, se poursuivant dans la neige lourde et collante, goutait avec un plaisait infini le contraste entre notre peau rendue brulante par l’amour et le désir et la fraicheur des boules de neige. J’ai fini par la plaquer dans la neige et après un fou-rire mémorable, je l’ai embrassé puis je me suis laissé tomber sur le côté et prenant sa main, nous sommes restés allongés dans la neige pendant de longue minutes à regarder le ciel d’une clarté exceptionnelle avant que le froid ne rende la position particulièrement inconfortable. Nous sommes remontés dans la chambre, passant devant la cuisine alors que Christina, victime d’une gueule de bois maous, pènait çà émerger. Arrivés dans la chambre, nous nous sommes déshabillés et nous nous sommes glissés nus sous les épaisses couvertures où nous avons passé la journée à faire l’amour avec quand même des pauses pour manger ou tout simplement quand nous avions envie de discuter. Oui j’en étais sur maintenant, le miracle de Noël existe.

 

A l’issue des vacances de fin d’année, Cameron à pris un congé de deux mois pour être avec moi jusqu’à la fin car même si j’essayai de faire bonne figure, la maladie était chaque jour plus forte. Cela ne dégoutait pas Cameron, bien au contraire, cela la motivait encore plus, elle voulait que chaque journée soit comme la dernière comme si je devais mourir demain. On passait notre journée ensemble soit dans la chambre d’hôtel d’un palace de Baltimore ou dehors à flâner dans les boutique, à faire chauffer les cartes bleu, ne reculant devant rien pour rendre ces journées inoubliables. Les meilleurs choses ont une fin et au début février, mon état s’est brusquement dégradé et j’ai été hospitalisé à l’hôpital naval de Bethesda, j’ai perdu énormément de poids, je crachais du sang, je perdais mes cheveux (depuis que j’avais appris mon cancer, mes cheveux avaient repoussé puisque je n’étais plus astreint à la coupe réglementaire) et chaque geste me demandait un effort surhumain. Cameron était là tous les jours, elle m’aidait pour ma toilette, pour mes repas, me faisait la lecture car je commençai à perdre l’usage de la vue. Ces longues périodes passées ensemble ont permis de discuter et de solder le passé, je lui ai par exemple dicter une sorte de testament ou plutôt une promesse de vie, un soir alors que je pensai ma dernière heure arrivée

-Ma chérie, je veux que tu me fasse une promesse

-Laquelle ?

-Je veux que tu me promette de vivre, que quand je ne serai plus de ce monde, tu me rejoindra le plus tard possible. Je veux que tu sois heureuse dans la vie

-Comment je pourrais être heureuse si l’homme avec qui j’aurais pu avoir une vie merveilleuse est mort ?

-Je sais que tu pourra le faire car je sais que quelque soit ta vie future, tu ne m’oubliera jamais

Cameron commençait à pleurer mais je suis resté ferme

-Promet le moi !

Elle m’a embrassé

-Je te le promet

Ce fût ensuite à mon tour de fondre en larmes. De toute façon, je n’allais pas vivre encore bien longtemps, trois jours exactement puisque le 18 février au matin, je me suis réveillé encore plus faible que d’habitude et des quintes de toux qui me faisaient cracher encore plus de sang. Quand Cameron est arrivée, elle à vu une telle détresse dans mon regard qu’elle en à été presque terrifiée. Elle s’est pourtant approchée de moi et après avoir essuyé le sang qui perlait aux commissures de mes lèvres de façon presque maternelle, elle m’a longuement embrassé avant de s’allonger à mes côtés. Elle était décidé à passer à mes côtés les dernières heures de ma trop courte vie. Elle s’est un moment relevé et à regardé par la fenêtre et comme après notre première nuit d’amour, il neigeait. Elle était tellement absorbée par ce spectacle qu’elle à du entendre à peine le râle que j’ai émis juste avant de mourir et ce n’est qu’en entendant le bruit de la machine et voir les infirmiers et le médecin se précipiter dans la chambre qu’elle compris que j’étais mort en ce 18 février à 9.42. Sans un mot, elle m’embrassa puis me ferma les yeux et demanda à l’équipe médicale la possibilité de rester quelques minutes avec moi ce qu’ils acceptèrent bien volontiers. C’est alors qu’elle fondit en larmes, qu’elle hurla sa douleur d’avoir perdu l’homme qui aurait pu l’aimer vraiment pour ce qu’elle était et non pour sa plastique. Ce n’est qu’au bout d’une heure qu’elle accepta que l’équipe médicale fasse le nécessaire pour préparer mon corps pour les obsèques qui devaient avoir lieu au cimetière d’Arlington en Virginie, là où sont enterrés les héros militaires américains et avec deux Purple Heart et la Médaille d’Honneur du congrès, je pense que je n’usurpai pas ma place. La cérémonie eu lieu cinq jours plus tard et cette fois-ci, Cameron n’était pas seule, ma famille, peut être prise par le remord, se présenta aux obsèques qui se terminèrent par une salve de quatorze coups de fusil par des Marines en grande tenue. Le drapeau fût tendu non pas à mes parents mais à ma compagne qui était belle et digne même si ses maudites glandes lacrymales semblaient ne jamais s’assécher.

 

L’histoire ne se termine pas là. Quelques semaines plus tard, Cameron qui s’était installé à Baltimore pour gérer un hôtel du groupe Hilton revint à Arlington pour se receuillir sur ma tombe qui était d’une simplicité touchante puisque la pierre tombale en marbre ne portait qu’en lettres d’or «Lt. Matt J. [James] Dunham Beaver Creek 21 janvier 1983 Bethesda 18 février 2015». Elle posa un bouquet de roses rouges et embrassa la pierre tombale.

-Bonjour mon amour, c’est moi. Cela fait six semaines que tu m’as quitté et comme je te l’ai promis, je fais tout pour remonter la pente : nouvelle ville Baltimore nouvelle coupe de cheveux, aussi longs qu’au lycée et surtout, c’est surement le plus important, je suis enceinte de toi. Au début je ne voulais pas le croire mais j’ai fait le test ce matin et je suis bien enceinte de toi. Je suis à la fois heureuse mais aussi triste que notre enfant ne pourra jamais connaître son père, cet homme épatant que je n’ai aimé que trop tard. Quoi qu’il m’arrive, je ferrais tout pour qu’il grandisse en te rendant hommage. Au revoir mon amour, je suis sur que tu ne souffre plus là haut et que d’ici quelques années, je te rejoindrai.

Quelques mois plus tard, Cameron donna la vie à une petite fille prenomée Keira Mitchell-Dunham d’après le prénom de l’actrice que j’admirai le plus, Keira Knightley. Elle avait en effet obtenu du tribunal de Baltimore, le droit d’accoler mon nom au sien après des semaines de débats juridiques avec ma famille, mes ecrits où je decrivais leur attitude durant mes derniers mois de vie convainquirent le juge que Cameron meritait cet honneur. J’esperai du fond de ma tombe que mon nom ne soit pas oublié et sur ce point là, je n’avais pas de soucis à me faire car quelques semaines après mon décès, il fût decidé que le dernier destroyer lance-missiles classe Burke, numéro de coque DDG 117, porte le nom de Matt. J. Dunham et c’est ainsi que lors du lancement en 2018, Cameron la marraine du bâtiment baptisa le navire avec une bouteille de champagne en compagnie d’une jolie petite fille agée de deux ans qui manifestait déjà des capacités intellectuelles assez stupéfiantes mais ceci est une autre histoire

 

 

———————————————————-FIN———————————————————

 

 

 


La fille du pacte

mars 23, 2008

Depuis près d’un an, je me suis découvert une passion pour l’écriture, j’ai par exemple écrit une fanfic mélant entre-autre l’univers de Buffy et de Veronica Mars intitulée The World Saved By Two Girls, fanfiction disponible en particulier à cette adresse

http://imissyou-vm.positifforum.com/les-fanfics-f8/the-world-saved-by-two-girls-t43.htm

Mais pour commencer, je vous propose amis lecteurs, un one shot intitulé La Fille du pacte, une histoire d’amitié, d’amour et de vengeance mais plutôt que de vous faire attendre plus longtemps je préfère vous poster cette nouvelle imédiatement en espérant qu’elle vous plaise et vous donne envie d’écrire.

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LA FILLE DU PACTE

 

Quatre amis inséparables depuis l’enfance

Un pacte les uni : la volonté de tes frères tu respectera et l’unité tu cherira. Pacte sacré donc la violation entraine la mort

un jour arrive, la belle Anna qui fit tourner bien des têtes mais en vertu du pacte, aucun des quatre garçons n’accepta de sortir avec elle. Du moins c’est ce que tout le monde cru car en secret, Anna est tombée amoureuse de Matt pourtant le plus acharné à défendre la «pureté du pacte» et refusant toute adaptation pour une application moins rigoriste. Pete, Dave et Keith sont furieux quand ils decouvrent Anna et Matt, s’embrassant dans l’arrière salle d’un café.

Le pacte va-t-il être appliqué ? L’amitié de la bande des 4 va-t-elle survivre ?

Trois jours plus tard, Anna est retrouvée morte dans sa baignoire. La police conclu à un suicide se dont Matt qui à decidé d’assumer cette histoire n’est pas convaincu. Et pour cause, Anna était enceinte et ils allaient se marier.

A l’enterrement, les trois amis semblent vraiment attristés par la mort d’Anna qu’ils aimaient tous

Pourtant rapidement, Matt est saisi d’un doute. Et si ses trois amis avaient decidé de le punir en tuant sa bien-aimé et trancher dans le vif un problème aussi épineux ?

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-Lachez moi bon sang !

-Alors le blondinet à une dernière volonté ?

Keith était en très mauvaise posture, trois loubards à peine plus agés que lui (15 ans) allaient lui faire passer un sale quart d’heure. Tout à coup, l’un de ses agresseurs s’effondra, une pierre l’avait atteint en plein front. Les deux autres surpris lachèrent Keith mais n’eurent pas le temps de s’enfuir avant que deux nouvelles pierres ne les propulsent dans les cartons et les sacs poubelle de cette ruelle sordide et quand ils revinrent à eux, ils eurent la chance de voir la police les embarquer, un mysterieux informateur avait prevenu les forces de l’ordre de la présence de trois menbres de la bande de Jox Street. Sans le savoir, tous venaient d’assister à ce que produire une amitié totale entre quatre garçons, quatre garçons qui à l’orée de l’adolescence s’étaient fait une promesse : amis pour toujours, une concorde absolue et tout désaccord était proscrit. Ils avaient scellé leur pacte par le sang, une coupure sur la paume de la main gauche, une coupure cauterisée au fer rouge pour qu’elle soit toujours visible, pour qu’ils se rappelent toujours du pacte et des conséquences d’une eventuelle trahison : la mort.

 

Vous me direz, c’est un peu extrême comme règle, trop draconien comme engagement surtout pour des gamins de dix ans. Vous avez peut être raison mais dans ce quartier difficile de Glasgow, il vallait mieux se serrer les coudes et c’est ce que Pete, Keith, Matt et Dave faisaient depuis leur prime enfance, ils avaient été comme programmés pour se rencontrer, ils étaient nés le même jour, un 12 janvier, habitaient le même quartier, étaient tous fils d’ouvrier et supportaient tous le Celtic, club de la communauté catholique de la principale ville ecossaise, Glasgow. Ensemble, ils avaient grandis, ils étaient devenus forts, craints et même respectés, tous les habitants du quartier savaient que s’attaquer à l’un d’eux, c’était s’attaquer également aux trois autres. Ce pacte, cette alliance les avaient conduits sur certaines pentes glissantes comme fricoter avec les gangs de loubards de ces quartiers populeux et populaires de Glasgow avec toujours ce cycle infernal d’attaques et de represailles. Ils avaient faits quelques jours en maison de correction puis s’étaient calmés, leur action contre les trois mecs de la bande Joxe Street constitua le sumum de leur carrière de petits délinquants. Peut être avaient-ils compris qu’ils n’avaient pas d’avenir dans ce milieu où il n’y à ni assurance chomage, ni sécurité sociale ni retraite puisqu’on n’y vit de toute façon pas vieux. Tout semblait aller pour le mieux et tout allait pour le mieux jusqu’à ce jour de juillet quand Elle arriva.

 

Elle s’appelait Anna. Elle venait d’enmenager dans le quartier en compagnie de son père. Nous avions 15 ans et elle en avait 17. C’était la plus belle fille que nous avions jamais vue : grande, de longs cheveux ébènes, des formes généreuses, de longues jambes, un regard vert emeraude à tomber et un sourire iresistible. Sa seule présence avait interrompu notre match de foot et nous sommes tous les quatre tombés amoureux dès qu’elle nous à fait un signe de la main. Qu’allions nous faire ? Allions nous respecter le pacte ou allions-nous nous déchirer ? Notre amitié semblait la plus forte, nous avons juré de nouveau de respecter le pacte, pretant serment sur notre icône, un blason du Celtic collé sur une plaque de bois de ne pas chercher à sortir avec la belle Anna. Pourquoi avions nous pris une telle décision ? Peut être parce que nous pensions n’avoir aucune chance avec elle tant elle semblait appartenir à un autre monde, à celui des adultes alors que nous n’étions que des ados mais aussi par peur de l’inconnu, ce pacte nous avait permis de vivre voir même de survivre à l’adversité et nous ne voulions pas savoir ce qui se passerait en cas de rupture. Oui mais voilà, la vie fait souvent son oeuvre, les liens se distendent, les amis d’enfance s’éloignent et malgré notre volonté de rester les Frères du Pacte, nous n’avons pu que nous éloigner les uns des autres.

 

Dans les Frères du Pacte, je suis Matt et à l’age de 18 ans, je suis rentré à l’unversité d’Edimbourg pour suivre des études d’économie. Pour cela j’avais travaillé plusieurs été pour mettre de l’argent de côté et j’ai pu beneficier d’une bourse. J’étais à l”origine du premier coup de kanif dans le Pacte puisque mes trois frères de sang ne purent que rester à Glasgow ce qui provoquera malgré notre amitié quelques tensions. Ce n’était rien si mes Frères avaient su ce que j’avais fait à Edimbourg, loin de Glasgow………. . En effet, un jour à la bibliothèque de l’université, je cherchais un livre sur Adam Smith, un économiste ecossais consideré comme le père du liberalisme économique et en prenant un livre, sur qui je tombe……..

-Anna ?

-Matt ?

-C’est moi, ça va ?

-Oui

La bibliothècaire nous fusilla du regard, signalant de manière assez peu subtile que nous derangions. D’un signe de l’épaule, j’ai fait signe à Anna de me suivre. Elle avait sous le bras un livre sur John Maynard Keynes, nous étions donc tous les deux en fac d’économie ce qui pouvait augurer d’excellents choses. Nous sommes allés directement dans un bar de l’université et nous avons discuté, longtemps, de tout et de rien. Pendant cette discussion, j’avais tout oublié, mon quartier d’origine, mes amis, le pacte, tout. Je n’étais plus qu’un être sous le charme d’Anna et visiblement l’attirance était réciproque. J’étais là devant un dilemme : devais-je suivre mon coeur qui me portait à vouloir aimer Anna ou devais-je suivre le pacte ? Inutile de dire que j’ai passé une nuit assez désagréable, tournant et virant dans mon lit, faisant les cents pas dans ma chambre de l’université puis d’un seul coup, j’ai eu l’illumination : je devais sortir avec Anna et le fait de dire cette simple phrase m’à fait un bien fou, j’ai été liberé d’un poids, je ne craignais plus rien, la période du pacte était revolue. J’ai retrouvé Anna pour le déjeuner et en lui disant bonjour, j’ai derapé et je l’ai embrassé sur la bouche. Loin de nous choquer, cela nous à tellement plu que nous avons recommencé durant tout le déjeuner. Nous sommes allés en cours main dans la main puis le soir, nous avons gagné ma chambre. Là j’ai été saisi d’une brusque angoisse, je me demandais si la decision que je venais de prendre _ sortir avec Anna au mepris du pacte alors que j’avais toujours été le plus rigoriste dans son interprétation _ était la bonne, je me suis même mis à pleurer mais Anna à été très compréhensive et m’à aider à faire ma catharsis. Je lui ai tout raconté sur l’histoire du pacte et elle à été très touchée mais elle m’à dit que je devais aussi penser à moi et que je devais faire ce que mon coeur me dictait et ce que mon palpitant voulait s’était me blottir contre Anna, d’être avec elle. Alors que je pensai qu’elle allait partir, elle m’à fait asseoir sur le lit, s’est placée debout devant moi et à enlevé son T-shirt devant moi, liberant sa magnifique poitrine. J’étais subjugué par ce spectacle, elle à pris ma main gauche et l’à posé sur son sein, elle voulait me faire sentir les battements de son coeur, son palpitant battait à tout rompre.

-Ca, tu vois, ce sont les battements d’une femme amoureuse

Je l’ai regardé, je me suis levé puis je l’ai embrassé avec fougue et passion avant de la renverser et de lui faire l’amour. C’était brulant de desir mais avec tellement de passion et d’amour que s’en était à pleurer de joie. Nous avons fini la nuit dans les bras l’un de l’autre, heureux. J’avais oublié le pacte, j’avais fait ma mue et optimiste, je pensai que si mes frères de sang l’apprenait, ils en seraient contris mais ils me pardonneraient, après tout, nous étions tombé tous les quatre sous les charmes de la belle Anna et je suis sur que si ils avaient eu l’occasion de faire comme moi, ils ne se seraient pas genés

 

Nous sortions donc ensemble librement à Edimbourgh mais quand nous revenions à Glasgow, nous étions que de simples amis, essayant de ne pas laisser transparaitre trop de signes extérieurs d’attirance. Cette histoire d’amour au grand jour à l’unversité et clandestine à Glasgow provoquait chez moi des sentiments mitigés : j’adorai le mystère et la clandestinité tellement excitante mais en même temps, je voulais hurler sur tous les toits que j’étais dingue d’Anna, qu’elle était la femme de ma vie. Après trois ans d’étude, j’ai decroché ma licence d’économie et comme j’ai suivi parallèlement des cours de journalisme et grâce à l’aide d’Anna qui avait été embauché peu de temps auparavant, j’ai pu entrer au Financial Times qui avait ouvert une antenne à Edimbourg. En apparence tout allait pour le mieux, j’avais un travail de journaliste economique qui me plaisait, je vivais avec Anna, bref la vie revée quoi sauf que mon passé n’allait pas tarder à me rattraper. Certaines personnes voient les nuages noirs arriver, pas moi, je me prends toujours les orages sur la tête sans avoir de parapluie à portée de main.

 

Je revenais régulièrement à Glasgow en compagnie d’Anna. J’étais la fierté de ma famille, j’étais journaliste alors que mes deux frères ainés et ma soeur cadette, ramaient pour trouver un travail décent. Jusque là j’avais bien fait attention à cacher ma liaison avec Anna même si c’était un véritable supplice. J’avais perdu le contact avec Pete, Dave et Keith depuis mon départ pour Edimbourgh. Nos rapports étaient moins cordiaux, ils s’étaient rafraichis, je sentai une forme d’envie et de jalousie, ils enviaient ma réussite, j’était journaliste économique dans un prestigieux journal alors qu’eux enchainaient les petits boulots sans interêt. Durant mon dernier sejour à Glasgow, j’ai preferé visiter la ville avec Anna plutôt que de passer mon temps avec mes amis. Après une longue promenade dans les rues puis une séance shopping, nous nous sommes installés dans un café pour nous rechauffer,nous etions en décembre à quelques jours de Noël et le climat ecossais en cette saison est plutôt rude. J’étais assez nerveux, je craignais surtout que mes amis ne me voit avec Anna et ne me fasse une scène d’autant que nous avions du mal à rester discret tant l’attirance était forte entre nous, nous avions du mal à nous retenir de sourire, de prendre la main de l’autre et de nous embrasser. C’est alors qu’Anna devint tout d’un coup serieuse

-J’ai quelque chose à t’annoncer

-Rien de grave j’espère ?

-Je suis enceinte

-C’est merveilleux

Je l’ai embrassée avec fougue me moquant d’une eventuelle indiscretion

-Moi aussi j’avais quelque chose à te demander

J’ai alors sorti un magnifique ecrin de couleur rouge que j’ai ouvert

-Anna O’Brien voulez vous devenir ma femme ?

-Oui

Nous nous sommes embrassés c’est alors que mon regard à croisé celui de Keith. Je pouvais sentir dans ses yeux un mélange de stupeur et de haine. Mon sang n’à fait qu’un tour, j’ai bondi de la chaise pour me lancer à la poursuite de Keith qui était sorti du café.

-Keith ! Keith ! Ah Keith !

Celui que je considerai comme mon meilleur ami me toisait, son regard était brulant de haine. D’un seul coup, il attrapa le col de mon blouson et me plaqua contre le mur

-Calme-toi ça va pas t’es malade !

-C’est comme ça que tu respecte notre pacte !

Que pouvais-je repondre à ça ? Que j’étais desolé, que je n’aurais pas du. Au contraire, prenant le risque d’aggraver mon cas, je suis passé à l’offensive

-C’était un truc de gamin, maintenant on es des adultes, j’aime Anna, elle m’aime point à la ligne

-Tu n’es qu’un traitre ! Tu as oublié d’où tu venais ! Je ne veux plus te parler, tu n’existe plus ! Un conseil ne remet plus les pieds dans le quartier, il pourrait t’arriver des bricoles !

Je suis rentré dans le café visiblement soucieux, connaissant Keith, je savais que ces menaces étaient credibles. Je me suis bien sur confié à Anna qui m’à conseillé d’aller porter plainte à la police mais que pouvai-je raconter, que mon meilleur ami pour une histoire de pacte remontant à l’enfance me menaçait de mort ? Non hors de question, j’ai finalement decidé de ne plus revenir à Glasgow, faisant une croix sur un pan entier de ma vie.

 

Les semaines passant, j’avais fini par oublier les menaces de Keith ou du moins à les relativiser. Je n’avais d’yeux que pour ma belle et nous preparions avec impatience la venue de notre enfant ainsi que notre mariage. Tout semblait donc aller pour le mieux jusqu’à ce jour de fevrier. Le matin, j’étais parti couvrir une assemblée générale d’actionnaire d’une entreprise ecossaise à Edimbourg, Anna était restée à la maison, travaillant son dernier article sur la croissance chinoise et ses conséquences sur l’Europe à la maison sur son portable. Quand je l’ai appelé le matin, tout allait pour le mieux et j’avais hate de la retrouver le soir mais quand je l’ai rappelé en début d’après midi, elle ne repondit pas. Je ne me suis pas inquieté, je pensai qu’elle se reposait ou qu’elle prenait un bain. J’ai commencé à être vraiment anxieux quand je l’ai rappelé en arrivant à la gare et qu’elle ne repondait toujours pas et durant le long, trop long trajet en taxi, je commençai à imaginer le pire et pourtant ce n’était rien à côté de ce que j’ai trouvé en rentrant.

-Cherie c’est moi ! Cherie ?

J’ai deposé mes affaires dans la salle à manger et j’ai cherché Anna. Je suis ensuite allé dans la salle de bain mais c’est dans la chambre que je l’ai trouvé. J’en ai laché le bouquet de rose que je tenais dans les mains tellement la vision d’Anna, allongée sur le lit, en nuisette, pale comme la mort m’avait tetanisé. Je me suis precipité sur elle

-Anna ! Anna ! C’est moi ma chérie, reponds moi

J’ai pris son pou, il était tellement faible qu’elle aurait pu passer pour morte. J’ai aussitôt appelé les secours mais quand l’ambulance est arrivée, les secours n’ont pu que constater son décès. Quand ils m’ont annoncé la nouvelle, cela me tetanisa, pas un cri, seulement quelques larmes coulant silencieusement sur mes joues alors qu’on emportait le corps à la morgue pour une autopsie de routine. En cherchant dans l’appartement, j’ai vu une bouteille de vin ouverte et deux verres, Anna avait reçu quelqu’un mais qui mystère. J’ai ensuite trouvé une lettre ecrite par ma chérie qui parlait de sa peur de l’avenir, de sa peur de l’échec de notre future mariage (sa famille semblait maudite, ses parents, ses oncles et tantes et ses grands parents maternels avaient tous divorcés) et de la venue d’un enfant. Cette lettre me fit l’effet d’une douche froide, Anna ne m’avais rien dit de ces angoisses, elle semblait parfaitement heureuse : un homme qu’il aimait, une grossesse qui commençait bien et un travail qui la comblait et quand la morgue m’annonça qu’on avait trouvé une très grande quantité de somnifères dans le vin, je pouvais penser qu’elle s’était donné la mort. C’est à ce moment que le barrage que j’avais batti pour ne pas m’effondrer s’écroula et durant les deux jours précédant les funerailles, j’ai pleuré du matin au soir, le fait de voir le moindre objet ayant appartenu à Anna, de penser simplement à elle, me faisait pleurer jusqu’à ce que mes glandes lacrymales soient à sec. Je redoutais les funerailles, j’ai informé ma famille mais je n’étais pas sur qu’ils seraient là. Fort heureusement, les évenements de la vie ont tendance à faire oublier les disputes et les brouilles, mon père, ma mère, mes deux frères, ma soeur et mes trois frères de sang étaient là, compatissant au drame qui venait de me frapper. Je venais non seulement de perdre ma chérie mais en plus l’enfant qu’elle portait, je me retrouvait seul et je me demandais si cela valait le coup de vivre. Après tout celle qui m’avait fait devenir un homme, un vrai, qui m’avait poussé à prendre des risques était morte. Je dois avouer que pendant deux trois jours, j’ai hesité en voyant les medicaments dans la pharmacie, le couteau ou les cordes dans la cave puis je me suis dit qu’Anna à ma place, aurait voulu que je me batte car plus les jours passaient et plus je commençai à douter qu’Anna s’était suicidé. Je penchai de plus en plus pour la théorie de l’homicide, on avait assassiné ma belle mais pour quel motif? Je voulais en savoir plus et grâce à un contact dans la police, j’ai pu obtenir une copie du dossier de la mort d’Anna. Ce n’était pas bien sur très épais, la police avait d’autres préoccupations que de savoir si la mort d’une journaliste économique était un meurtre ou un suicide d’autant qu’elle n’enquetait pas sur des sujets sensibles. Le rapport d’autopsie était particulièrement déroutant, la quantité de sommnifère dans le sang d’Anna était quatre fois supérieure à la dose normale, assez pour tuer surtout si il était melangé avec de l’alcool mais le plus troublant c’était que le legiste n’expliquait pas comment une femme complètement stone à pu se lier les poignets au lit et surtout comment avait-elle pu parcourir la vingtaine de mètres entre la salle à manger et la chambre, s’allonger, se lier les poignets au lit. J’étais maintenant convaincu qu’Anna avait été assassinée et j’ai voulu faire partager mon intime conviction à la police qui semblait plus que sceptique. Un jeune lieutenant à pourtant prêté une oreille attentive à mes propos d’autant que sa vie privée ressemblait à la mienne «Si votre femme était enceinte et venait d’accepter de se marier avec vous, pourquoi se suiciderai-t-elle quelques semaines plus tard ?». L’enquête à été rouverte mais elle pietinait toujours, je n’avais pas vraiment de suspect en tête quand tout à coup une nuit, j’ai eu une terrible revelation : et si mes amis avaient decidé de me punir de cette trahison en tuant ma bien aimée comme si ils s’étaient dit «puisqu’il nous n’aurons jamais Anna, autant priver Matt de ce que nous avons tant desiré et à quoi nous avons renoncé au nom de notre amitié» ? Au début, j’ai rejetté cette hypothèse tellement elle paraissait suréaliste mais plus j’y repensai et plus cela me paraissait horriblement crédible.

 

J’avais repris mon travail après deux semaines de congé mais quasiment chaque jour j’allais voir Anna au cimetière d’Édimbourg, je deposai une simple rose rouge puis je restai pour lui parler. Je lui fait une promesse de trouver son meurtrier et de lui faire payer pour ce crime si la justice ne pouvait rien faire, je me chargerai de venger la femme de ma vie. J’étais maintenant persuadé que mes trois frères de sang étaient à l’origine de la mort d’Anna et j’avais decidé de leur faire payer, de les stresser jusqu’à que l’un d’eux ne commette une erreur fatale. J’ai demissioné de mon poste de journaliste, j’ai déménagé, bref, j’ai decidé de disparaître et de renaitre tel un fantome. J’ai fait exploser ma voiture avec un corps à l’intérieur. Me croyant mort, les meurtriers de ma femme allaient forcément relacher leur attention et c’est là que je frapperai. La justice me paraissait trop douce maintenant, je ne pensai plus qu’à une chose : la vengeance. J’ai commencé par envoyer une lettre à Pete Dave et Keith avec ses simples mots : «je sais ce que vous avez fait le 6 fevrier» puis j’ai attendu que les rats sortent de leur trou et cela n’à pas tardé. En arrivant à mettre leurs téléphone sur écoute, j’ai eu une certitude, mes trois frères de sang avaient participé plus ou moins directement à la mort d’Anna, Pete et Keith avait trouvé le plan et les somnifères tandis que Dave était allé voir Anna avec une bouteille de vin avec suffisament de somnifères pour assomer un boeuf puis une fois Anna inconsciente, Keith et Pete l’avait aidé à l’installer sur le lit, lui liant les poignets, la laissant agoniser jusqu’à mon retour. Ces revelations m’ont devasté, je n’était plus un homme mais une bête fauve, un véritable psychopathe, ces trois ordures allaient crever. Il fallait trouver un plan, trouver un moyen de les attirer dans un piège et de les tuer, si possible de les faire souffrir le plus possible pour qu’ils aient une vague idée de ce que j’avais enduré. J’ai finalement trouvé l’idée de leur donner séparement rendez vous à un restaurant pour se retrouver, histoire de faire la paix et de renouer des liens distendus. J’ai choisi le Nervous Rock Café qui avait l’avantage d’avoir un grand parling et d’être assez à l’écart de la ville, je pourrais donc mettre mon plan à execution. Seuls Keith et Dave sont venus, ils furent surpris de me voir car on avait annoncé ma mort dans l’explosion de ma voiture, je leur ai expliqué que j’enquetai sur quelque chose de tellement explosif que je devais faire croire à ma mort. Alors qu’ils allaient en direction du café, je les aient assomés avec la crosse de mon pistolet puis je les ai installé à l’arrière, leurs liant les mains. J’ai roulé pendant quelques minutes jusqu’à une crique isolée, où j’allais pouvoir mettre ma vengeance à éxecution. Je les ai reveillé avec un sceau d’eau de mer en pleine tête puis je les ai agenouillé. Ils ne comprenaient pas ce que je leur voulait, j’ai été très clair, je voulais qu’ils meurent. Ils m’ont supplié de ne rien faire, qu’ils étaient desolés qu’ils ont agit par pulsion haineuse. Ils ne faisaient qu’aggraver leur cas. Je leur ai mis une balle dans la tête à tous les deux, sans avoir la moindre expression sur le visage, c’était de une colère froide, implacable. J’ai trainé les corps dans une petite grotte et je les ai brulé, laissant ensuite la mer emporter les cendres. Il ne m’en restai plus qu’un, Pete. J’ai multiplié les lettres de menace mais avec malgré tout une porte de sortie : si il se rendait à la police dans un delai d’une semaine, il ne mourrait pas en tout cas pas tout de suite, j’acceptai pour lui un sursis, la justice allait lui faire payer avant que je ne m’en charge dès sa sortie de prison. Il n’à rien fait ou du moins pas dans le sens que j’attendais.

Un matin alors que j’allais rendre visite avec Anna, je l’ai vu. Je n’ai pas aperçu tout de suite qu’il portait un pistolet. Il avait decidé de se venger mais quand il à degainé, j’ai réussi à me planquer derrière une pierre tombale puis à ramper derrière un caveau puis à sortir mon Colt 45.

-Tu as tué Keith et Dave mais tu ne m’auras pas

Nous avons continué notre jeu de cache cache pendant plusieurs minutes puis pensant qu’il avait disparu, je me suis relevé et je suis revenu sur la tombe d’Anna pour lui dire au revoir mais à peine m’étais-je penché que j’ai ressenti une vive douleur au bras droit, j’avait reçu une balle de la part de Pete avant une deuxième dans le ventre et une troisième dans le genou, maculant de mon sang la tombe de ma bien aimée. Pete aurait pu m’achever de loin mais il à surement voulu me voir le supplier de m’épargner. C’était bien mal me connaître, j’étais prêt à mourir puisque j’allais retrouver Anna mais je ne serai pas seul à mourir. Pete m’attrapa par le col et me retourna, voulant voir dans mon regard de la peur ou de la supplication

-Qu’es-ce que j’avais dit, tu as eu Keith et Dave mais moi je ne me laisserai pas avoir, tu as une dernière volonté ?

-Oui, je veux juste savoir pourquoi ? Pourquoi avez vous tué Anna ?

-Le pacte et puis c’est moi que cette pute aurait du choisir, pas toi, tu n’es qu’un………..

Pendant que Pete deversait sa bile haineuse sur Anna, je lui ai collé une balle dans la tête, il s’est ecroulé lourdement à côté de la tombe de ma femme puis d’un coup de pied, je l’ai fait rouler à plusieurs mètres de là. J’avais accompli ma vengeance mais loin de m’apaiser, elle ne fit que rouvrir des plaies qui n’étaient encore loin de la cicatrisation. Seul reconfort j’allais retrouver Anna et c’est ce qui me permis d’endurer l’agonie et de mourir plus ou moins sereinement. La police prevenu par des temoins affolés avaient bouclé le secteur mais ces mesures de protection avec unités spéciales et hélicoptères étaient superflues car les deux tireurs, moi et Pete étaient morts mais ils ne le savaient pas encore. Nos deux corps furent enmenés à la morgue pour autopsie et cette fois une véritable enquête avait été mené éclaircissant toutes les zones d’ombre en particulier grâce à mes notes que j’avais fair placer à la banque et qui furent saisies par la police. L’affaire ne déboucha sur aucun procès mais c’était de toute façon le cadet de mes soucis depuis que je reposait à côté de ma bien aimée et puisque le monde des humains n’avait pas voulu de notre histoire, celui des anges serait certainement plus clément.

———–FIN———–

La Vérité selon Moore ?

mars 23, 2008

Tout le monde connait le polémiste américain Mickael Moore, recompensé en 2003 pour son documentaire Farenheit 911. Pour ce qui me concerne, j’ai toujours été partagé : Ses combats sont justes mais je trouvais son ton trop pédant dans le sens où il pretendait tout savoir, donner des leçons sur ce qu’il faut faire et ce qu’il ne faut pas faire. J’ai donc été intrigué par le documentaire de Debbie Melnyk et Rick Caine intitulé : “Michael Moore polémique système”. Ce documentaire montre preuve à l’appui les méthodes déontologiquement douteuses : raccourcis commodes, propos déformés et sortis de leur contexte voir mensonges purs et simple. J’ai donc été conforté dans mon scepticisme et j’ai également été profondément choqué par la personnalité de Mickael Moore : égocentrique puisqu’il endosse la responsabilité de toutes les actions, susceptible puisqu’il s’énerve facilement quand on le critique sur la forme et sur le fond et hypocrite puisqu’il interdit à ses détracteurs de filmer ses conférences alors qu’il mène la charge contre les conservateurs au nom de la liberté d’expression.

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Ce genre de documentaire à moins le mérite de rappeler la facilité à laquelle nous pouvons être manipulés par un habile montage. Raison de plus pour ouvrir l’oeil


Côté Ciné (1)

mars 19, 2008

Comme chaque année, c’était dimanche, lundi et mardi, le printemps du cinéma. Le principe est simple : 3.50 euros la séance pour voir le maximum de films. J’ai donc passé mon mardi après midi au Gaumont de Nantes pour profiter de cette aubaine.

J’ai donc commencé par un film de Michel Gondry, “Soyez sympas rembobinez”.

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Un homme dont le cerveau devient magnétique efface par mégarde toutes les cassettes d’un vieux vidéo-club. Paniqués, ils décident de tourner par eux même des remakes de films aussi célèbres que “SOS Fantomes” “Robocop” ou Rush Hour 2″ et contre toute attente, cela marche du feu de dieu. Je ne vais pas vous raconter la fin mais je vais juste vous dire que c’est un film très drôle et très touchant. Je suis plutôt fan de films d’action mais là ce petit film sans prétention m’à touché.

Deuxième film de l’après midi, MR 73 d’Olivier Marchal, le réalisateur de 36 Quai des Orfèvres

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Louis Schneider, inspecteur au SRPJ de Marseille enquête sur un tueur en série tout en essayant de lutter contre ses propres démons : l’alcoolisme, sa femme dans un état végétatif suite à un accident de voiture dans lequel sa fille est morte. Au même moment, Charles Subra, un tueur en série est libéré après 25 ans de prison ce qui choque au plus au point Justine Maxence, la fille de deux victimes. Elle demande donc de l’aide à Louis Schneider, celui qui avait arrêté Subra en 1982.

Sur ce film, je suis partagé. J’étais impatient de le voir puisque j’avais adoré 36 Quai des Orfèvres mais là, j’ai été un peu déçu. Le film est très noir, montrant les limites de “l’esprit famille” censé unir les policiers entre-eux mais je l’ai trouvé un peu lent.


Vous avez dit politique (1)

mars 17, 2008

Depuis que je m’intéresse à l’actualité (à peu près depuis l’age de 12/13ans), je suis passionné par la politique au sens premier du mot la vie de la cité (en grec polis ). Venant d’une famille modeste, je me suis d’abord pensé comme quelqu’un de gauche voir même d’extrême gauche. J’étais particulièrement virulent, manichéen vis à vis de la droite. En réfléchissant sérieusement à mes idées politiques, je me suis rendu compte que mes idées politiques n’avaient aucun lien avec une gauche archaïque, bien pensante, engluée dans de vieux concepts et que j’étais en réalité de droite. Résultat en Avril 2006, j’ai franchit le pas en adhérant à l’UMP et depuis je passe mon temps à défendre les idées de la droite, y compris dans un “milieu hostile” comme à l’université marquée par la gauche voir l’extrême gauche. Je me souviens avec émotion du contexte de chasse en sorcière lancé par l’extrême gauche vis à vis de tous ceux qui ne partageaient leurs idées. Par exemple durant le conflit lié au CPE, être contre le blocus c’était être forcement pour le CPE ce qui était mon cas mais par forcément le cas de tous les antibloqueurs et était-il normal que notre manifestation soit obligé d’être protegé par 7 camionnettes de CRS pour éviter les gauchistes qui nous suivaient à la trace ? Aux cours des élections présidentielles et législatives 2007, j’ai servi d’assesseur dans les bureaux de vote ce qui fût une merveilleuse expérience. Au printemps 2008, j’aurais du devenir candidat aux élections municipales mais malheureusement suite à des magouilles de gens oubliant leurs idées par ambition personnelle, la liste ne s’est pas montée mais j’espère que ce n’est que partie remise.


Band of Brother

mars 16, 2008

“A compter de ce jour jusqu’à la fin du monde, que l’on se souvienne de nous à cette occasion, de nous, frères d’armes” (William Shakespeare Henri V Acte IV scène 3)

Lorsqu’il affronta les français à Azincourt en 1415, le roi d’Angleterre Henri V s’adressa à ses troupes de manière particulièrement chaleureuse, considerant que tout homme qui verserait son sang à ses côtés serait son frère d’arme.

couverture du livre

En 1992, l’historien américain Stephen E. Ambrose publiaun livre intitulé Band of Brother (Frères d’Armes) racontant l’histoire de la Easy Company, une unité parachutiste américaine. Appartenant au 2ième bataillon du 506ième régiment d’infanterie parachutiste, lui même integré à la fameuse 101ième division aéroportée, les Screaming Eagle (Les aigles hurleurs). Dans ce livre, Stephen Ambrose suit l’unité de sa formation jusqu’aux carrières d’après guerre des survivants. Le livre s’ouvre ainsi sur la formation et l’entrainement de l’unité à Camp Toccoa sous les ordres du capitaine Sobel, un petit chef ou chikenshit (fiante de poulet car il est petit mesquin, attachant une importance démesurée sur ce qui au combat ne sera que d’une importance secondaire) qui à force de brimades et de punitions démesurées va former une des meilleurs unités du régiment. Le livre se poursuit sur le premier saut opérationnel de l’unité, le 6 juin 1944 en Normandie, les combats extrêmement violents comme la prise d’une batterie d’artillerie à Brecourt (cette attaque reste une référence, elle sert toujours de modèle pour la prise d’une position fortifié dans le Saint Cyr americain, West Point), la prise de la ville de Carentan. Après une période où de nombreuses opérations sont annulées, la compagnie est engagée aux Pays Bas lors de l’opération Market Garden plan très ambitieux visant à mettre fin à la guerre pour Noël ce qui ne sera naturellement pas le cas. Au mois de novembre 1944, la division s’installe au camp de Mourmelon et s’attend à y passer l’hiver. Seulement voilà Hitler ne décide autrement puisque le 16 decembre, la Wehrmacht et les SS attaquent dans les Ardennes (opération Watch am Rhein garde au Rhin) et trois jours plus tard, la Easy Company est déployée à Bastogne où encerclée elle va tenir jusqu’au 27 décembre avant de participer à la contre-offensive. A la fin du mois de janvier, la compagnie ne rentre pas à Mourmelon mais doit se rendre à Haguenau pour aider à tenir le front face à la dernière offensive allemande (opération Nordwind). Ils entrent ensuite au mois de mars en Allemagne où ils participent à la prise de Bertchesgaden puis s’installent en Autriche dans la région de Zell Am See. L’unité est mise en inactivité le 30 novembre 1945 avec le reste de la division et dans le dernier chapitre nous apprenons ce que les survivants sont devenus.

Ce livre à été le point de départ pour une mini-serie en dix épisodes produite pat Tom Hanks, Steven Spielberg et HBO en 2001, série diffusée deux années de suite sur France 2 et qui à obtenu de nombreuses recompenses mais ceci est une autre histoire que je développerai dans un prochain article


Une longue histoire

mars 16, 2008

Cela faisait un petit moment que je voulais me lancer dans l’aventure du blog comme pour beaucoup de choses, je repoussais sans cesse ce projet et hier soir 15 mars, je me suis decidé à me lancer. Ce blog est un blog sans thème particulier. Il traitera aussi bien de mes passions personelles que de mes reflexions sur l’actualité. J’espère simplement que de nombreux accros aux blogs viendront sur le mien et permettrons un échange fructueux, bien entendu dans une ambiance sympa et détendue.

Pourquoi Claustoujours ? au delà du jeux de mot, cela fait référence à mon nom d’utilisateur sur différents forums, Clausewitz, un général et théoricien prussien dont j’ai lu………….absolument aucun livre.