Pour un été ou pour la vie ?

mai 15, 2008

Pendant longtemps, j’ai eu du mal avec les filles. Je ne savais pas comment m’y prendre, j’étais timide et maladroit et si parfois certaines filles étaient attendries, la plupart me riaient au nez et comme j’étais quelqu’un de fier…………

A l’age de 17 ans, je me suis fait embaucher comme saisonier aux Sables d’Olonnes, serveur dans un pub sur le remblais, un endroit branché et joyeux où j’esperait pourquoi pas trouver le grand amour…….ou un simple amour d’été

Dans le café où j’étais embauché, nous étions cinq serveurs, chaque serveur avait sa zone attitrée et devait la gérer. La gestion était d’autant plus cruciale que cela representait jusqu’à un tiers du salaire et comme je voulais gagner le plus d’argent possible, je me battais comme un lion pour avoir le plus de clients possible et j’avoue que j’étais pas mauvais dans ce domaine………..

Je travaillais dans ce pub depuis deux semaines quand un soir, j’ai acceuillit un groupe d’une dizaine d’irlandais. Le patron les avaient installés chez moi car j’avais un bon niveau d’anglais. J’ai donc sympathisé avec eux, peut être trop car je me suis fait rappelé à l’ordre par le patron Stan me rappelant que j’étais serveur et pas client. C’est ce soir que je l’ai connue. Elle s’appelait Shannon, une jolie rousse aux yeux verts, de mignones taches de rousseurs, un sourire à tomber et un corps de rêve. Le premier soir, je n’ai pas essayé de me rapprocher d’elle, j’étais victime d’une brusque crise de timidité et je n’esperai qu’une chose qu’elle revienne avant la fin de ma saison aux Sables.

Pendant trois jours, je n’ai aucune signe d’elle et j’ai commencé à me maudire de ne pas avoir essayé quelque chose, d’au moins lui parler mais comme si le destin avait eu pitié de moi, le lendemain, elle était de retour avec deux amies, Moira et Eva. Cette fois, je ne me suis pas dégonflé et j’ai réellement fait connaissance avec elle. N’ayant pas froid aux yeux, la belle Shannon me demanda ce que je faisait après mon travail. Je lui ai répondu que je terminais à 21h et qu’ensuite j’étais libre comme l’air. Elle m’à proposé de la suivre dans une virée avec ses amies. J’ai naturellement accepté, à la fois parce que je voulais connaître Shannon mais aussi parce qu’être avec trois filles en même temps ne pouvait que flatter mon égo, j’imaginais déjà les autres mecs imaginer que je les avait séduites. Nous avons passé la soirée dans un bar, à boire et à chanter et à l’aube, nous nous sommes retrouvés seuls sur la plage, à parler, à s’embrasser. Nous n’avons rien fait cette nuit là, nous nous sommes contentés de s’asseoir dans la plage et d’observer la mer, seuls, sans un mot.

Une semaine plus tard, ma journée de congé, je me suis retrouvé avec ma belle irlandaise dans un bar des Sables d’Olonnes où entre deux pintes de Guiness, on s’embrassait et on parlait de tout et de rien, partant dans des fous-rires incompréhensibles. A cette occasion, j’ai pu vérifier que les irlandaises savaient tenir l’alcool. À la fermeture du bar, nous nous sommes retrouvés dans ma tente où nous avons fait l’amour. J’avais un peu honte de lui avouer que je ne l’avais pas fait mais elle m’à rassuré en disant qu’elle non plus ne l’avait jamais fait. Rassuré, j’ai passé ma première nuit dans les bras d’une femme, la première et la plus belle alors même que j’en avais connu bien d’autres.

Quand j’ai commencé à sortir avec Shannon, je pensai que ce ne serait qu’une histoire de vacances, que nous resterions pas en contact passé le mois d’août mais plus je passai de temps avec ma belle irlandaise et plus j’avais envie d’elle, je ne voulais pas me contenter d’une simple histoire de vacances. Je me suis même demandé si je n’allais pas la suivre jusqu’à Dublin avant de comprendre que je tenais à la France. Shannon elle ne voulait pas continuer cette histoire, elle tenait à ce que cette histoire reste ce qu’elle devait être : une histoire d’amour estivale.

A la fin du mois d’août, quand le moment de la séparation est venu, je lui ai demandé son adresse à Dublin pour que l’on reste en contact. Elle à commencé par refuser, ne voulant probablement pas d’une histoire d’amour à distance. J’ai commencé par lui dire que rien ne m’empechait de me rendre en Irlande dès que j’aurais le temps et l’argent mais cet argument ne semblait pas la convaincre. J’ai donc du mentir en lui disant qu’après cet été, nous pourrions rester amis et continuer à correspondre. Elle à fini par accepter et m’à donné son adresse avant de repartir pour Dublin. Nous avons passé notre dernière nuit ensemble, savourant la moindre minute, la moindre seconde, craignant le moment des adieux forcément déchirants tant j’avais passé un magnifique été, oubliant le stress et la fatigue de mon boulot dans les bras d’une jolie dublinoise. Comme prévu, la séparation à été déchirante, nous avons tout les deux fondus en larme, pleurant à chaudes larmes, des larmes douces et amères. Ce fût ensuite le moment du dernier baiser, comme au cinéma sur le quai d’une gare. Je suis rentré au camping pour me préparer pour notre dernier jour de boulot, le moral dans les chaussettes.

Rentré à Nantes, j’ai eu un mal fou à me remettre de cette histoire. Je n’avais envie de rien, je n’avais même pas envie de travailler au lycée alors que les années précédentes j’adorais me plonger dans les livres. Je ne pensai qu’à elle, ma belle irlandaise, je me demandais en permanence ce qu’elle faisait à Dublin, si elle pensait à moi. Je n’osais pas lui écrire comme si finalement je voulais mettre cette belle histoire derrière moi, ne plus y penser et aller de l’avant. Le destin étant taquin, un matin de novembre, j’ai reçu une lettre de Shannon, une lettre qui m’à bouleversé, elle pensait toujours à moi et surtout elle avait été incapable de sortir avec un autre garçon. Je lui ai immédiatement repondu et nous avons échangé des lettres pendant plus d’un an jusqu’à ce que nous ayons envie de nous retrouver en Irlande………..

Les retrouvailles n’ont cependant eu lieu que trois ans après notre première histoire, le temps d’avoir suffisament d’argent pour faire le voyage et passer le plus de temps possible avec Shannon. Je n’avais plus envie de quitter l’Irlande et je me suis installé à Dublin avec ma belle rouquine dans un petit studio, vivant de petits boulots, survivant plus que vivant mais on s’en foutait. Nous étions ensemble et c’était ça le principal…………


Marie (9)

mai 15, 2008

-Merde docteur, il s’est tranché les veines
-Vite, point de compression et quatre culos de O-
J’ai senti que l’on s’agitait autour de moi, une agitation hostile. Quand j’ai vu l’infirmière bander mes poignets sanguinolents, cela m’à mis hors de moi
-Laissez moi, laissez moi, je veux mourir, je veux mourir, je veux mourir, pourquoi vous ne me laissez pas mourir, pourquoi, pourquoi
Je hurlais, je tempetais, je maudissais infirmières et médecins qui ne faisaient que leur boulot, dans un état d’hystérie. Je me débattais si fortement qu’ils ont fini par m’attacher au brancard mais comme je ne me calmais pas, il m’injectèrent un puissant sédatif qui me plongea dans un profond sommeil, un sommeil agité, propice aux cauchemars. Je me souviens de l’un d’eux car c’était le plus terrifiant. Je voyais ma belle vétue d’une longue robe blanche, entourée d’un halo lumineux me souriant et me tendant la main, m’invitant à la rejoindre. Plus je m’approchait d’elle et plus elle s’éloignait. Après une course effrenée pour la rattraper, alors que ma main tenait la sienne, je voyais sont ventre se maculer de sang et ma belle disparaître, me laisant seul et désespéré.
Je me suis reveillé quelques heures plus tard et en voyant mes poignets pansés, j’ai fondu nouvelle fois en larmes, essayant de me défaire des contentions mais en vain. J’ai passé la matiné à hurler et à pleurer avant qu’un nouveau sédatif de me plonge dans un nouveau sommeil peuplé de cauchemards.
Comprenant que j’étais décidé à mourir, on m’à transferé dans le service de psychiatrie, mieux adapté à mon cas que les urgences. Je me suis alors découvert des talents de comédien et j’ai simulé le bien être. J’ai du être plutôt convaincant car en début de soirée, ils m’on detaché mes contentions.
Je n’avais pourtant pas renoncé à mourir. La disparition de Marie c’était comme si on m’avait arraché le coeur et je ne me croyais pas capable de vivre sans coeur.
Deux jours plus tard, une infirmière est venue me refaire mes pansements sur mes poignets mais en repartant, elle à fait tomber une plaquette de médicaments de son chariot et ne s’en ait pas rendu compte. J’ai compris que c’était l’occasion inespérée pour rejoindre Marie dans l’haut delà. J’ai récupéré la plaquette et je l’ai avalée d’un trait avec un peu d’eau. Je ne ressentai aucune douleur, un grand apaisement, presque une joie.
Malheureusement, l’infirmière s’est rendue compte de son erreur et s’est précipité dans la chambre et me voyant inconscient, Elle à appelé un médecin qui m’à réalisé un lavage d’estomac pour me sauver la vie. Je savais bien que le médecin ne faisait que son travail à savoir sauver des vies mais en même temps je le haïssai car il m’empechait de rejoindre l’amour de ma vie.
-Deuxième tentative de suicide en deux jours, mettez le à l’isolement avec camisole
-Bien docteur
Deux solides infirmiers m’ont placé sur un brancard et m’ont transferé dans une jolie chambre aux murs capitonés et m’ont mis une camisole de force avant de me donner un puissant sédatif pour me faire dormir mais je ne voulais pas dormir, je voulais mourir. Dormir était devenu pour moi une vraie souffrance car dès que je fermais les yeux, je revoyais le visage de ma belle, je la revoyais qui m’appelait et qui commençait à me demander pourquoi je ne l’avais pas encore rejointe………


Marie (8)

mai 15, 2008

-Docteur vous avez des nouvelles ?
-Nous avons jugulé l’hémorragie intestinale mais elle nous à fait un début de septisémie. Elle est malheureusement tombé dans le comas
-Mais elle va s’en sortir ?
-Les prochaines 48h seront décisives. Vous ferriez mieux de rentrer chez vous
-Non je…….
-Vous ne pouvez plus rien faire ici. Rentrez dormir un peu, je vous appelerai dès qu’il y à du nouveau
-Merci docteur
Je suis rentré à notre appartement mais malgré la douche, je n’ai pas réussi à dormir. Dès que je fermais les yeux, je voyais Marie allongée sur le sol, couverte de sang, tremblant de tout son être, terrorisée. J’ai passé le reste de la nuit à tourner en ronde dans notre appartement avant finalement de décider de revenir à l’hôpital et d’attendre. Les infirmières et les médécins m’avaient reconnu et ne se sont pas opposés quand j’ai gagné la chambre de Marie pour lui tenir compagnie. Elle était sous respiration artificielle, son coeur battait faiblement. J’ai caressé son front, le débarassant de quelques mèches rebelles avant de l’embrasser. Je me suis assis dans le fauteuil et je m’y suis endormi comme une masse…………avant d’être reveillé en sursaut quelques minutes plus tard par un brusque atroupement dans la chambre. Des infirmières et un médecin s’ afferaient autour de Marie qui venait de se réveiller
-C’est incroyable, je n’ai jamais vu ça
-Renan, Renan
-Je suis là chérie. Tu m’as fait une de ses peurs, ne me refait plus jamais ça d’accord ?
-Promis
Je l’ai embrassé mais d’un seul coup ma vision s’est brouillée, je sentais que l’on me secouait rudement. Je me suis reveillé en sursaut. Autour de Marie, le personnel médical s’afferait. Je regardais cette scène, fou d’inquiétude jusqu’à ce qu’une infirmière me demande de sortir avec le bouquet de fleurs que bizzarement je tenais encore à la main. De loin, j’assistais impuissant à l’activité frénétique qui secouait la chambre de ma belle. Je n’entendais rien, je ne savais rien ce qui me mettais dans une rage folle. L’activité cessa alors brusquement mais je ne savais si c’était une bonne ou une mauvaise chose. J’ai alors vécu les secondes les plus longues de ma vie, passant d’un extrême à l’autre, ne sachant pas si je devais rire ou pleurer, me réjouir ou m’effondrer. Le médecin s’approcha de moi, impassible, porteur d’un message qui pouvait changer ma vie à tout jamais……….

-Monsieur Danel ?
-Oui
-Dr Malsieux.
-Quelles sont les nouvelles ?
-Votre femme à fait un arrêt cardiaque mais malgré nos efforts nous n’avons pas pu la réanimer. Votre femme est décédé, je suis désolé
Je me souviens avoir laché le bouquet de rose qui s’est ecrasé au sol. Des larmes coulaient sur mes joues fatiguées. Je n’étais plus ici, j’étais ailleurs
-Monsieur, ça va ?
-Oui
-Vous voulez la voir ?
-Oui bien sur
Le médecin s’est éclipsé discrètement me laissant seul avec mon chagrin. J’étais devasté et anéanti. Je n’avais plus rien, je me sentais vide et las. J’ai du mal à rentrer dans la chambre comme si une force invisible m’en empéchait. Pourtant le «spectacle» était loin d’être repoussant : mon amour était allongée, sur le lit, elle semblait paisible, elle semblait dormir. Je me suis approché du lit et je me suis penché sur elle, écartant de son front quelques boucles blondes rebelles avant de l’embrasser et de fondre en larmes.
-Pourquoi tu m’as abandonné mon amour, pourquoi, j’étais heureux pour la première fois de ma vie, pourquoi ?
Je me suis allongé à ses côtés et je l’ai prise dans mes bras, comme si elle dormait. Je me suis alors souvenu des plus grands moments de notre relation, la rencontre, la scène du pont Neuf, la première nuit, notre «dispute» la une nuit bouillante qui à suivit, notre relation merveilleuse, la demande suivi du drame. Ce dernier évenement m’à mis hors de moi, j’en voulai à la terre entière, je me demandai ce qu’avais fais pour que l’on me prive du bonheur absolu, celui que l’on cherche en permanence. J’ai un profond dégoût de la vie, la vie me paraissait indigne d’être vécu depuis que l’amour de ma vie était morte. J’ai alors sorti le couteau qui ne me quittait jamais et je me suis tranché les veines. Le sang s’est mis à giclé dans toute la pièce, maculant les draps et le corps de ma belle. Je me suis alors senti étrangement serein, la douleur avait fait place à une apaisement, une sérénité intérieure
-Ne t’inquiète pas chérie, j’arrive, je viens te rejoindre
Je me suis allongé à ses côtés, attendant avec sérénité la mort mais je perdais de plus en plus de sang et j’ai fini par m’évanouir, le sourire aux lèvres.


Marie (7)

avril 30, 2008

Nous nous sommes installés à l’entrée, le long de la vitre. Il faisait encore jour et le temps était agréable. Le soleil commençait à se coucher teintait le ciel de rouge et d’ocre, une brise légère soufflait balayant les quelques nuages. Comme tout bon gentleman, j’ai fait asseoir ma belle avant de m’asseoir juste en face d’elle. J’avais gagné ma première manche, Marie ne se doutait apparement de rien, elle qui avait tendance à me poser des milliards de question, toujours avec le sourire sur ce que je faisais en son absence, sur ma vie passée alors que je ne savais rien d’elle. Tout juste m’avait-elle dit qu’elle venait de Savoie, qu’elle aussi était en rupture familliale mais à part ça, c’était le flou complet.
-Cela fait longtemps que tu ne m’avais pas invité au restaurant ?
-Oui
-Et c’est en quel honneur ?
-Ai-je besoin de raison pour inviter au restaurant la plus belle et la plus intelligente femme du monde ?
-Si cela ne venait pas de toi, je dirais que tu es un baratineur
-Je veux quand même porter un toast : à la vie
-A la vie
Le repas était bien avancé quand j’ai décidé de faire ma demande. Le palpitant s’est mis à battre un peu plus fort quand j’ai sorti de ma poche un écrin de cuir rouge. Je me suis levé et j’ai demandé à ma belle de faire de même. Je me suis agenouillée alors que dans le restaurant, un silence absolu régnait.
-Marie, tu es la femme de ma vie. Je l’ai su dès notre première nuit. Dès ce moment, j’ai su que je ne pouvais pas vivre avec une autre femme.
Ma belle semblait particulièrement émue, ses yeux bleus brillaient
-Marie veut-tu m’épouser ?
-Oui
J’ai glissé la bague au doigt sous les applaudissements de la salle. J’ai embrassé Marie et nous nous sommes réinstallés plus amoureux que jamais
-Garçon !
-Monsieur ?
-Une coupe de champagne pour tout le monde, c’est moi qui régale
-Bien monsieur
Tout allait pour le meilleur des mondes. J’allais épouser la femme de ma vie et entre deux verres de vin, nous avions même parler d’avoir un enfant, le bonheur absolu quoi, puisque notre vie privée était à l’image de de notre vie professionnelle : brillante et passionante. A cet instant précis, j’étais l’homme le plus heureux du monde, je n’avais besoin de rien d’autre que ma belle.
Marie semblait mal à l’aise comme si elle souffrait.
-Ca va chérie ?
-J’ai mal au ventre ?
-Indigestion ?
-Je sais pas
Elle avait posé sa main sur son ventre. Sa main se gorgea de sang
-Renan j’ai, j’ai mal
Marie s’effondra sur le sol, son joli chemisier blanc maculé de sang. Horrifiés par cette scène, les autres clients du restaurant se mirent à hurler
-Applez les secours vite !
Le serveur qui tremblait de tout son être finit par obéir à mon injonction
-Renan ?
-Je suis là chérie, je suis là
Marie serait ma main gauche avec une telle force qu’elle me broyait les doigts mais je n’en avait cure. Elle transpirait à grosses gouttes, son front était brûlant.
-J’ai mal
-Ma chérie, tiens bon les secours vont bientôt arriver
J’étais de plus en plus inquiet. J’étais aussi terriblement frustré car je ne savais quoi faire. Je pense, chers lecteurs et lectrices que vous comprenez ce que je ressentait à cet instant : voir l’être que j’aimais le plus au monde souffrir et être incapable de faire quelque chose pour y remedier.
La fièvre la faisait délirer, elle enchainait avec une remarquable promptitude les crises de larmes et les fous-rire incontrolables quand ils n’étaient pas éclipsés par des cris de douleur
-Je veux pas mourir, je veux pas mourir, je veux pas……..
-Chérie, chérie
Marie venait de s’évanouir et mes claques sur ses joues n’eurent aucun effet
-Je t’en surpris reveille-toi mon amour, je veux pas que tu meurs. Je n’ai que toi. Reveille-toi s’il te plait.
Je me suis effondré sur elle pleurant à chaudes larmes croyant qu’elle avait trepassée mais une brusque quinte de toux me prouva qu’elle était encore de ce monde. Entre-temps, les pompiers étaient arrivés, la prenant aussitôt en charge. J’ai pris place dans l’ambulance qui nous à conduit à l’hôpital Georges Pompidou1 où ma future femme à été admise aux urgences. D’après les premières constatations des médecins, elle souffrait d’une hémorragie intestinale qui menaçait de dégénérer en septisémie. Je me suis assis dans une des salles d’attente et malgré la fatigue, je dirais même l’épuisement, je n’arrivais même pas à dormir. Quelques minutes plus tard, un médécin est venu à ma hauteur.


Marie (6)

avril 30, 2008

En septembre, six mois après notre rencontre , je me suis inscrit en fac de droit à l’université Pairs I Panthéon Sorbonne, travaillant d’arrache pied à la fois par plaisir mais aussi parce que Marie m’y poussait énergiquement, m’engueulant copieusement quand je trainais les pieds pour bosser les cours et les TD. Nous avions beau être proche de la trentaine, nous nous comportions comme des ados, mangeant n’importe comment, sortant quand on le pouvait, bref profitant de chaque instant, savourant chaque minute, chaque seconde de cette histoire merveilleuse. Marie avait elle aussi repris ses études de journalisme, revant de 20h, de respect et de pouvoir. Cette soif de réussite nous aiguillonait, nous nous tirions joyeusement la bourre et cette compétition nous rendaient invincibles. C’est ainsi que nous avons tout les deux obtenus notre licence, moi en droit et elle en journalisme avec mention, prêt à affronter la vie active : moi dans un cabinet d’avocat d’affaires et elle dans la redaction de France 2. Nous avons alors déménagé dans le 18ème arrondissement, plus précisement à Montmartre, un lieu que j’adorai depuis mon arrivée à Paris et qui était encore plus cher dans mon coeur depuis les portraits de Marie que j’avais fait faire. Un jour, nous nous promenions dans Paris quand je lui ai proposé de se promener à Montmartre. Malgré la fatigue, elle à acceptée. Je savais exactement où je voulais aller, dans une ruelle près du café des Deux Moulins dans une petite cabanne en bois. Un vieil homme barbu nous acceuillit
-Tiens mais c’est notre amoureux transit !
-Bonjour
Marie était perplexe ne comprenant pas pourquoi je l’avais enmener dans cette cabane exigue
-Il ne vous à pas raconter ?
-Non
-Quand il à perdu votre trace la deuxième fois, il est venu me voir pour faire votre portrait. Je connais des gens qui se souvienne bien des gens qu’ils veulent dessiner mais votre petit ami m’à fait une description assez stupéfiante. Je suppose que vous venez pour un portrait
-Oui
-Eh bien jeunes gens installez vous. Vous voulez un café
-Volontiers
Nous avons donc pris la pause. J’étais assis et Marie avait sa tête posée sur mon épaule droite, les jambes allongées sur le matelas. Je me souviens avoir éclaté de rire car ses cheveux d’or me chatouillait le nez. Le portrait fini, nous sommes rentrés dans notre appartement, le portrait s’installant sur le mur en face du lit comme ça quand nous devions dormir seul, l’autre n’était pas loin.

Après quatre ans de relation (presque) sans nuages, j’ai fais le point. Marie était la femme de ma vie, j’en étais sure mais voulais-je garder le status quo ou voulais-je aller plus loin. Avec nos boulots particulièrement prenants, il était difficile d’envisager d’avoir des enfants du moins dans l’immédiat mais pourquoi pas me marier avec elle ? J’y ai longuement réflechi, alléché par la perspective de voir ma belle tout de blanc vétue, s’avancer vers l’autel. Mon avenir professionel assuré par un rôle d’actionnaire dans le premier cabinet d’avocats de Paris, je me sentais prêt à franchir le pas. Un soir de mars, dans une ambiance printanière, j’ai décidé de lui demander sa main. L’ambiance était d’autant plus détendue que ma belle venait de m’annoncer qu’elle allait devenir grand reporter, son rêve de petite fille. Elle s’imaginait déjà couvrir les grands évenements aux quatre coins du monde. Le contexte était donc propice à cette demande que j’ai voulu classe et romantique. J’ai réservé une table dans le plus grand restaurant de Paris sans oublier de faire un saut place Vendôme pour acheter une belle bague de fiancaille avec diamant et rubis. Inutile de vous dire que j’étais excessivement nerveux en arrivant au restaurant mais l’arrivée de la femme de ma vie dans une splendide robe noire, le sourire éclatant m’à fait perdre toute nervosité : si j’avais été capable de séduire une aussi belle femme, je ne pouvais ne pas être quelqu’un d’ordinaire…………….


Marie (5)

avril 30, 2008

Le lendemain matin, je suis descendu chercher les croissants en sifflotant. J’étais si heureux que rien ne semblait pouvoir m’atteindre. En réalité, je n’avais qu’une crainte : que Marie ne décide de profiter de mon absence pour fuir une nouvelle fois et cette fois-ci disparaître totalement du paysage. Fort heureusement, quand je suis remonté, elle était toujours là, dormant sur le ventre, le visage serein, la respiration tranquille. Durant la préparation du petit déjeuner, je me suis fait une promesse à moi même. D’habitude quand je commence à sortir avec une fille, je suis d’une curiosité maladive, je veux tout savoir de la fille qui partage ma vie et mon lit. Certains pourraient trouver ça malsain mais c’était pour mois l’assurance d’avoir une relation franche et sincère, d’autant plus sincère que j’était moi aussi d’une totale franchise. Le cas Marie était différent : si elle avait eu autant de mal à se faire à l’idée que nous pourrions sortir ensemble, c’est qu’elle avait eu des expériences passées particulièrement douloureuses et lui demander de tout me raconter, c’était prendre le risque de la faire fuir encore une fois et j’ai décidé de ne rien lui demander, de la laisser me raconter, acceptant volontiers de lui servir de thérapie. J’étais à ce point accro à elle que j’en étais rendu à un point où perdre toute dignité, tout sens moral ou tout amour propre me semblait être un sacrifice bien léger. Le petit déjeuner au lit à été rapide, tout simplement parce que nous avions une folle envie l’un de l’autre. Ce fût d’ailleurs à quoi nous nous livrâmes durant les trois jours suivants, nous ne quittions que très rarement le lit et chaque instant où nous étions loin l’un de l’autre était un calvaire. Tout se passait à merveille même si au bout de trois jours de ce régime, nous avons du sortir pour reprendre contact avec la civilisation.

C’était ma plus belle histoire mais aussi la plus étrange, la plus surprenante. Contrairement à d’habitude, je ne me posait aucune question et je me contentait de profiter du moindre instant avec ma belle qui semblait apprécier cette relation, elle si rétive à la vie à deux. Elle allait pourtant me surprendre puisqu’à peine une semaine après le début de notre liaison, elle m’à proposé de venir habiter chez elle, me disant en rigolant qu’elle avait pitié de ma chambre de bonne. J’ai bien entendu accepté, fou de joie et une semaine plus tard, nous étions en plein déménagement, mes quelques affaires allant prendre leur place dans les penderies, la salle de bain et les diverses armoires d’un petit mais coquet studio à deux pas du magasin de vétements où ma belle travaillait. Moi qui avait atteint fait une croix sur tout projet d’avenir pour ne vivre qu’au jour le jour, je me redécouvrai des ambitions, avide de voir le regard de ma belle briller. Elle m’à ainsi convaincue de reprendre mes études de droit que j’avais arrêté il y à de cela cinq ans quand après une énième dispute avec mes parents, j’ai pris mes affaires, quittant Calvi pour Paris où je voulais repartir à zéro. Bien évidement, dans ces cas là, vous pensez que tout va être facile, que vous allez vite vous en sortir, que la rue ce n’est pas pour vous, que vous allez toujours manger à votre faim. Grossière erreur ! Les six premiers mois à Paris furent un calvaire : je trainais d’hôtel minable en auberges de jeunesse quand ce n’était pas un foyer pour jeunes travailleurs, les petits boulots me permettaient à peine de joindre les deux bouts. J’aurais pu laisser tout tomber mais un mot de mon père m’empecha «Minable, tu n’es qu’un minable !». Ce mot me resonnait en permanence dans la tête et il était hors de question que je revienne à la maison car passé le moment des retrouvailles chaleureuses et des pardons, les reproches et les critiques ne tarderaient pas à refaire surface. J’ai fini par trouver un boulot de télévendeur dans une société de vente par correspondance ce qui m’à permis au moins de trouver un vrai logement et de commencer à reprendre pied. Je n’étais pas plus heureux mais au moins j’avais un vrai toit sur la tête, je mangeais à ma faim et parfois je pouvais me faire plaisir comme le jour où je me suis offert un aller-retour vers Londres, une ville d’un dynanisme fabuleux qui me fascina tellement que j’ai même envisagé de m’y installer avant de reculer peut être par peur de revivre ma période noire dont je venais à peine de sortir. J’ai tout raconter en détail à ma belle et elle m’à demandé pourquoi je ne reprenais pas mes études. Je n’ai pu repondre que «Bonne question» et durant les trois jours suivants j’ai ressassé cette question avant de me décider à me réinscrire à la rentrée de septembre en droit pour devenir un jour avocat. C’était à la fois un moyen de prouver à mes parents que j’étais capable de faire quelque chose et cela rendrait ma belle heureuse…….


Marie (4)

avril 28, 2008

-Marie
ma jolie blonde sursauta mais passé l’instant de stupeur, elle retrouva son calme et son sérieux
-Qu’es-ce que tu fais là ?
-Je suis là pour toi
-Pour moi ?
-Oui pour toi
-Es-ce que tu comprends le sens plein et entier de l’expression «Si tu essaye de me retrouver, sache que c’est inutile» ?
-le français n’ à jamais été mon fort à l’école
Ce trait d’humour loin de dérider ma belle la rendit encore plus froide et distance
-Je vais le faire plus simple : casse-toi, tu comprends ça ?
J’ai attrapé son bras droit
-Lache-moi tu me fais mal ! Lache moi ! Lache moi
Marie essaya de se dégager en tapant violement mon bras en esperant que je lache prise. C’était bien mal me connaître car en cet instant, j’étais bien décidé à ne pas la laisser partir une troisième fois. Problème, notre esclandre avait attiré des spectateurs
-Ca va mademoiselle ?
-Dégage c’est pas tes oignons !
L’homme peut être intimidé par mon mètre quatre-vingt cinq et mes quatre vingt cinq kilos sans parler de mon regard haineux detourna pudiquement le regard et préféra changer de trottoir mais cette courte interruption avait permis à Marie de courir. J’ai pourtant fini par la rattraper et lui attraper à nouveau le bras
-Marie, je veux juste te parler
-J’ai pas envie de t’écouter
-Eh bien tu va le faire quand même
-Et sinon quoi ? Tu va me frapper comme tu as du surement faire avec toutes tes ex désobeissantes ?
J’étais atteré : où était passée la Marie drôle et aimante, chaleureuse et pleine d’humour
-Comment tu pourrais le savoir, tu ne me connais pas
-Et si je n’avais pas envie de te connaître ?
-Ecoute, je ne sais pas ce que tu as vécu ou ce que tu as fais avant notre rencontre. Tu as surement beaucoup souffert
-Un point pour le psychanalyste de Bazar
-Marie s’il te plait
J’ai prononcé ces mots d’une voix douce et j’ai posé ma main sur son bras. Elle à frissoné mais elle n’à pas cherché à se défaire de cet entreinte
-Ce que je veux dire c’est que je veux que tu me laisse une chance, une seule et unique chance.
-Je suis pas une fille bien
-Foutaises et balivernes ! Je ne pense pasqu’il y ait des filles d’une nuit et des filles d’une vie. Je veux de te prouver que tu peux vivre heureuse avec un homme, que tu peux vivre heureuse avec moi
Marie semblait hésiter. J’aurais bien aimé rentrer dans sa tête pour savoir ce qui lui traversait à cet instant précis. Elle m’à alors tourné le dos et s’est mise à courir à toutes enjambées à tel point que j’ai eu du mal à la suivre mais j’ai fini par la rattraper, la secouant un peu rudement
-Maintenant, j’en ai marre ! J’en ai assez de te courir après ! Tu ne comprends pas que je t’aime ! Que je suis fou de toi ! Je pense à toi en permanence, il suffit que je ferme les yeux pour te voir !
J’ai prononcé tous ces mots d’une voix pleine de rancoeur et de colère, la secouant rudement par les épaules. Marie ne se laissa pas faire, elle essaya de se défaire de mon emprise en me frappant le plus fort possible sur le torse mais plus elle frappait, plus elle semblait perdre de la force. C’était comme si son esprit lui disait non et que son coeur disait oui
-Pourquoi ! Pourquoi ! Pourquoi tu ne me lache pas ! Hein pourquoi ! Je veux pas te faire souffrir ! Je veux pas, je veux pas
Marie éclata alors en sanglots et trouva en mon épaule gauche un reconfort bienvenu et alors qu’elle s’épanchait, je caressait ses longs cheveux blonds. La nuit tombait et il s’est mis à pleuvoir. J’y ai vu un signe : au moment où nous nous étions embrassés, il pleuvait averse. Elle à finit par relever la tête, le maquillage défait, les yeux rougis desquels perlaient encore quelques larmes que j’ai bien vite essuyé. J’avais la gorge nouée, le coeur battant à la chamade, je tremblais. Nos lèvres se sont rapprochés et nous nous embrassés longuement alors que la pluie était de plus en plus violente et qu’autour les piétons se pressaient pour rentrer chez eux ou trouver un abri. Nos vétements étaient trempés mais nous n’en avions cure, nous étions ensemble et le monde autour de nous n’existait plus. Nous sommes rentrés dans ma chambre de bonne minable et nous avons passé la nuit ensemble, la plus belle et la plus chaude nuit de ma vie, le début d’une relation que j’esperai la plus longue et la plus heureuse possible…………


Marie (3)

avril 28, 2008

Le lendemain matin, j’ai émergé difficilement et j’ai eu un mal fou à me lever. Le moral dans les chaussettes, j’aurais bien aimé rester dans le lit à broyer du noir mais je devais aller à mon agence d’interim pour trouver un petit boulot, sous peine de finir sous les ponts. Je voulais trouver quelque chose qui m’empecherait de penser H24 à Marie, voir pourquoi pas de l’oublier. Il n’y avait que deux offres interessantes : chauffeur-livreur et ouvreur dans une boite de nuit. Avec mon mètre quatre-vingt et mes Quatre vingt cinq kilos, je pouvais très bien faire l’affaire. J’ai donc accepté ce job mais loin de me laisser tranquille, mon obssession pour la belle Marie à été ravivée dès mon premier samedi soir, j’ai croisé une jolie blonde qui lui ressemblait furieusement. Pris par mon boulot et les remarques de mon chef, je n’ai pas eu le temps d’en avoir le coeur net. Toute la nuit, mon esprit à été martelé par les images de ma relation passablement chaotique avec Marie : notre rencontre, nos retrouvailles, notre nuit. Pendant un mois, le même rituel : dès qu’une jolie blonde aux yeux bleus croisait ma route, j’avais l’impression qu’il s’agissait de Marie, qu’elle allait m’expliquer droit dans les yeux pourquoi elle était partie comme une voleuse, sans me donner d’autres explications qu’un vulgaire morceau de papier blanc couvert d’une écriture maladroite. Je pensai à elle matin, midi et soir et j’ai fini par comprendre que j’étais fou d’elle, que je devais la retrouver et la convaincre que nous pouvions vivre heureux et qu’elle ne devait pas avoir peur de s’engager. Le plus dur commençait car je n’avais aucun numéro de téléphone, ni adresse et il y avait surement plusieurs Marie dans le 6ème arrondissement. D’ailleurs étais-ce son vrai nom ? Bref, je partais de zéro, j’aurais pu me décourager mais quelqu’un ou quelque chose me faisait tenir. Je devais la retrouver. Après avoir passé mes soirées dans le bar de notre rencontre ainsi que sur le Pont Neuf, j’ai cru devenir fou. Marie m’obsédait, je ne pouvais fermer les yeux sans revoir son visage, ses yeux , ses longs cheveux, son corps de déesse grecque. Un jour, alors que je me promenais à Montmartre, j’ai eu une illumination : j’allais faire son portrait, ma belle m’obsédait tellement que je pouvais détailler parfaitement le moindre détail de son visage, ses yeux malicieux, son petit nez mutin, ses lévres pulpeuses, son sourire d’une blancheur immaculée. J’ai donc fait son portrait que j’ai distribué dans tous les bars du sixième et du quatorzième arrondissement en esperant que quelqu’un avait connu ma belle. Après dix jours, sans reponse, une personne m’à donné une piste : mon mystérieux correspondant avait vu la fille dont j’avais fait le portrait dans un magasin de vétement du sixième arrondissement. La piste semblait sérieuse puisqu’il m’avait envoyé une photo, une photo pas très nette mais mon sixième sens me disait que c’était Marie. Je n’avais de toute façon aucune autre information, aucune autre piste, j’étais donc prêt à tout risquer pour la retrouver. Je me suis installé dans le café en face du magasin où l’élue de mon coeur était censée travailler mais tout en sirotant ma bière, je ne voyais qu’une fille, une brune _fort jolie d’ailleurs_ qui s’afferait entre la caisse et les rayonnages. Je n’osai bouger de ma place, de peur de louper d’eventuelles retrouvailles. Deux bières et un café plus tard, une porte s’est ouverte à l’intérieur du magasin. Mon mystérieux informateur ne s’était pas trompé : c’était bien elle. Le plus dur allait commencer puisque je devais la convaincre de me laisser une chance. J’ai attendu la fermeture du magasin et le fait que Marie soit seule pour me jeter à l’eau


Retour à l’ordre

avril 26, 2008

blason du Football Club de Nantes

9 mai 2007 : Après 44 saisons consécutives dans l’élite (record à battre), le Football Club de Nantes est relégué.
25 avril 2008: Après une saison qui ne le vit jamais descendre au delà de la troisième place, le FCN remonte en Ligue 1

Cette descente à donc été un mal pour bien. Après plusieurs saisons d’une lente agonie à cause de dirigeants incompetents, le club aux huits titres de champion de France et aux trois coupes de France était relegué en L2 pour la première fois depuis sa dernière montée en …………1963, dernière montée qui était en fait la seule puisque mon club de coeur créé en 1943 avait du patienter vingt ans avant d’accéder à l’élite.

Le problème avec la L2 c’est que l’on sait quand on descend mais on sait jamais quand on remonte. Le FCN qui à entre temps changé de propriétaire à donc réussi le pari de la remontée immédiate. Esperons que le nouveau FCN suive le même parcours que son ainé qui était devenu champion de France deux ans après sa montée en 1965

L’ élite du football français ne pouvait descement pas se passer d’un club aussi prestigieux que Nantes comme elle aurait du mal à se passer plusieurs saisons du PSG. Je pense cependant qu’une année en L2 permettrait au club parisien de se remettre la tête à l’endroit et de repartir de l’avant.


Marie (2)

avril 22, 2008

Je suis alors monté sur la rembarde en pierre mais au moment de faire le grand saut, j’ai été envahit par la peur. Je voulais me jetter dans la Seine, je voulais en finir mais c’était comme si mon cerveau refusait de donner l’ordre à mon corps de plonger. Des larmes ont coulé silencieusement de mes yeux fatigués sur mes joues blanches. J’ai levé les yeux au ciel, j’ai respiré profondément mais quand je me suis décidé à plonger
-Non ne fait pas ça
J’ai sursauté et je me suis retourné. C’était elle, elle était là. A ce moment précis, je ne savais pas quoi penser, si je devais être fou de joie de retrouver celle qui m’obsedait depuis notre rencontre ou si je devais être triste
-Va-t-en
-Quoi ?
-Tu as très bien entendu, va-t-en ?
-C’est comme ça que tu le prends ?
Je me suis retourné vers elle, le regard plein de haine
-Je le prends comme ça parce que depuis que je t’ai rencontré ma vie est devenue un vrai bordel
Marie semblait sincèrement peinée par ma remarque. Après tout de quel droit je lui parlais sur ce ton, c’est elle qui était venue me chercher et elle n’était ni responsable de mon licenciement et de mon agression.
-S’il te plait Renan, descend de cette balustrade, que l’on discute cinq minutes
J’avais un choix capital à faire : sauter ou suivre Marie. J’étais complètement paumé, des milliards de question se bousculaient dans ma tête. C’est alors que Marie m’à prise par la main et m’à fait descendre avec autorité et délicatesse de la balustrade. A cet instant précis, je ne savais pas si je devais rire ou pleurer, si je devais la suivre ou m’enfuir.
-Suis moi
Je l’ai suivi. Mon obssession pour la belle Marie avait effacé tout mon mal-être, toute ma rancoeur.
A 2h du matin, nous avons fini par trouver un petit bar encore ouvert et nous nous sommes installés
-Je suis désolée
-De quoi ?
-Je pensais pas que tu te jetterai dans la Seine à cause de moi
-Tu n’es pas responsable de ça
-Ce n’est pas ce que tu m’as dit tout à l’heure ?
-Touché
Après quelques minutes d’un silence lourd et pésant, notre conversation à repris
-Je voulais te revoir mais pendant quelques jours, j’ai été indisponible et quand je suis revenu à ce bar, je n’étais jamais revu
-Je suis venu les trois soirs suivants puis au bout du quatrième, j’ai fini par laisser tomber
-Et à ce moment là que tout s’est detraqué ?
-On peut dire ça comme ça.
Notre discussion s’est poursuivit dans une atmosphère étrange, à la fois ouverte et distante, franche et hypocrite. Sur les coups de 3h du matin, il à bien fallu se résoudre à quitter le bar. Depuis mon licenciement, j’avais du quitter mon appartement pour une simple chambre de bonne dans les combles. Ce n’était pas très luxueux mais au moins j’avais un toit pour moi et à moi. Je lui ai proposé de la raccompagner à pied et comme elle n’à pas dit non, j’ai supposé qu’elle habitait dans le quartier
-Tu habite à quelle adresse ?
-En fait j’habite pas dans le 14ème mais dans le 6ème arrondissement, c’était un pretexte pour rester encore un peu avec toi
Cette phrase à fait grimper un peu la temperature. J’étais de nouveau perdu
-Cela me gène un peu car je suis arrivé chez moi et je voudrais pas te laisser rentrer seule, ce ne serait pas digne d’un gentleman et ……….
C’est alors que Marie m’embrassa. Un baiser bref qui en appelait un autre………..enfin normalement
-Je suis désolé, je sais pas ce qui m’à pris ,j’aurais pas du, je, excuse moi
Elle s’est mise alors à courir et à cet instant, je n’avais que deux choix possible : la laisser partir ou tenter de la rattraper. J’ai essayé et j’ai réussi à la rattraper. Elle avait pleuré, son maquillage avait deteint sur ses joues. J’ai essuyé les traces de mascara et je l’ai embrassé. Ce fût le plus beau baiser de ma vie, un baiser long, chaud et langoureux, le genre de baiser qui vous marque à vie. La pluie s’est mise à tomber et nous sommes rentrés dans ma chambre, sous les combles où nous avons passé une nuit magique, la plus belle nuit de ma vie. Nous nous sommes endormis alors que le soleil perçait à travers le volet pourri de ma vasistas. Visiblement fatigué, j’ai dormi jusqu’à 16h et quand j’ai enfin réussi emergé, il ne restait de Marie que la chaleur de son corps et le parfum qui avait impregné les draps. Je me suis levé, j’ai fait une rapide toilette et en prenant mes clés pour sortir, un morceau de papier est tombé par terre. Je l’ai pris et je l’ai lu. C’était un message de Marie

Tu va peut être trouvé ma façon d’agir égoïste, peut être m’as tu traitée de tous les noms mais si j’ai agit ainsi c’est que j’ai mes raisons. Sache que je garde un merveilleux souvenir de cette nuit, une nuit qui restera gravée dans ma mémoire. Si tu cherche à me retrouver, sache que c’est inutile. Tu es un mec bien et je ne suis pas le genre de fille avec qui on peut construire quelque chose
Adieu

J’ai froissé le papier dans ma main et je l’ai maudite. J’ai d’un seul coup eu horreur de cette chambre et je suis sorti pour prendre l’air, réflechir si du moins mon cerveau en était capable. J’ai passé le reste de l’après midi à errer dans les rues de Paris. Je ne savais pas si je devais être triste, en colère, dégouté ou excité. Je ne savais pas si je devais essayer de la retrouver ou me contenter de cette seule et unique nuit. Je suis rentré chez moi, épuisé et fourbu et sans être plus avancé. Je me suis endormi me demandant si je n’avais pas fait une connerie en ne sautant pas dans la Seine………..